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Colloque Annuel de l’ALCQ: programme provisoire

Voir notre programme provisoire (PDF) pour la conférence annuelle du 27 au 29 mai. Au plaisir de vous y retrouver.

Colloque Annuel de l’ALCQ

Nous sommes enchantés de vous annoncer que nos conférenciers d’honneur pour le congrès annuel qui se tiendra à Ryerson seront Pascal Riendeau (français) et Heather Murray (anglais), et que notre colloque comportera deux rencontres littéraires : une causerie avec l’auteur Louis-Karl Picard-Sioui (en français, en collaboration avec l’APFUCC) et une conference plénière avec l’auteur George Elliott Clarke (en anglais, en collaboration avec l’ACCUTE).

Conférence d’honneur

pascal-riendeauLa conférence de Pascal Riendeau (en collaboration avec l’APFUCC) sera intitulée « La littérature qui pense. L’essai québécois au XXIe siècle ». Quelle est la situation de l’essai au Québec en 2017 ? Autrement dit, quelles sont les principales tendances, les voix qui portent, les œuvres fortes, les formes nouvelles ? Dans le dessein de mieux répondre à ces questions, Riendeau souhaite brosser un tableau de l’essai québécois depuis l’an 2000, en cherchant à mesurer la pertinence de l’essai comme creuset d’interaction entre les discours. Bien qu’il s’intéresse principalement aux essais sur la littérature ou, plus précisément, écrits par des auteurs qui proposent une « vision littéraire sur le monde » (Nardout-Lafarge), son étude cherche toutefois à répertorier un ensemble assez vaste. Celui-ci inclut non seulement les essais de facture plus classique, mais aussi des œuvres hybrides (entre l’essai et le récit, par exemple), sans oublier les textes consacrés à des phénomènes sociaux dans lesquels la parole peut devenir plus engagée ou encore ceux qui laissent davantage le moraliste s’exprimer. Sa conférence possède donc deux objectifs principaux : effectuer, dans un premier temps, un bilan de la production essayistique québécoise depuis le début de XXIe siècle, en cherchant à dégager les idées fortes, les propositions novatrices, les jugements péremptoires ou les aphorismes inédits qu’on y retrouve. Dans un second temps, il retiendra quelques œuvres singulières, celles qui s’apparaîtront comme les plus originales ou les plus intéressantes des quinze dernières années, que ce soit L’art presque perdu de ne rien faire, de Dany Laferrière, L’étreinte, d’Hélène Dorion, Année rouge, de Nicolas Langelier ou Fractions, de Jean Marcel. Il entend ainsi procéder à une analyse des idées et des imaginaires qui nous permettent de mieux comprendre ce que nous dit l’essai — toute cette littérature qui pense — de la culture de notre époque.

Pascal Riendeau est professeur à l’Université de Toronto où il enseigne les littératures française et québécoise. Il est l’auteur de Méditation et vision de l’essai. Roland Barthes, Milan Kundera et Jacques Brault (Éditions Nota Bene, 2012). Sous la direction générale d’Aurélien Boivin, il a coordonné la section « Essai » du tome VIII du Dictionnaire des œuvres littéraires du Québec (Éditions Fides, 2011). En collaboration avec René Audet, il a dirigé le dossier de la revue Voix et Images intitulé « Les essais québécois contemporains au confluent des discours » (no 117, printemps/été 2014). Il publié de nombreux articles sur la littérature contemporaine et il a tenu une chronique sur le roman à Voix et Images de 2009 à 2016. Cet événement sera presenté en collaboration avec l’APFUCC.

Rencontre littéraire : Louis-Karl Picard-Sioui

Avant tout poète (Au pied de mon orgueil, 2011 ; De la paix en jachère, 2012 ; Les grandes absences, 2013), Picard-Sioui est également auteur pour la jeunesse, auteur de textes scientifiques sur le peuple wendat aussi bien que d’œuvres créatives performées dans une variété de contextes. Très impliqué dans la vie culturelle et littéraire autochtone, il a également publié une version du récit de la création La femme venue du ciel (2011), et il organise et anime annuellement le Salon du livre des Premières Nations, Kwahiatonhk!, à Wendake. Tout récemment, il a participé au projet littéraire collectif Amun (sous la direction de Michel Jean, 2016), et son récit Chroniques de Kitchike paraîtra bientôt chez Hannenorak. Cet événement sera presenté en collaboration avec l’APFUCC.

Entitled “Toronto Bohemia: The Literary Life of the Gerrard Street Village” Murray’s address will give a sense of the vibrant social and creative life of Gerard Street Village, once a thriving artistic community that was famous (and often infamous) as “Toronto’s Greenwich Village.” Gerrard Street runs across the top of Ryerson University. If you walk a few blocks west along Gerrard, crossing Yonge and then Bay, you will come to a row of shabby Victorian houses, all that remains of the Gerrard Street Village. For some forty years, until the land was bought-up for development and expropriated for hospital expansion, the shoddily-built houses of the Village, and the unused stables and outbuildings lining its crowded lanes, provided studio space and cheap housing for Toronto artists, craftspeople, literati, radicals, and anti- philistines of all descriptions, as well as affordable storefronts for shops, galleries, coffee bars, and other gathering places. Lawren Harris and Albert Franck painted its streets; the Isaacs Gallery got its start here; beats and then hippies drank beer and read poetry at the Bohemian Embassy; and aspiring writers like Margaret Atwood and Michael Ondaatje hung out at Marty Ahvenus’ Village Book Store. But while the Gerrard Street Village is well- known to historians of the studio craft movement in Canada, and appears in histories of twentieth- century painting and key artist biographies, the importance of the Village in the development of English-Canadian literature (particularly at mid-century), and in the networking of authors with practitioners of other forms (performance, music, crafts, visual arts), is little-known. Drawing upon the papers of some key ”villagers” (Martin Ahvenus, Avrom Isaacs, Nancy Meek Pocock, for example) as well as other deposits, Murray’s address will attempt to understand “literary life” in the Village – its authors and their productions, from the tough times of the Depression and the Second World War through to the 1950s and 60s – within the context of this closely-knit cultural (and countercultural) community.

Heather Murray teachers in the English Department at the University of Toronto, and is a faculty member in the Collaborative Graduate Program in Book History and Print Culture. She has recently completed a project on spelling reform as a social reform movement in nineteenth-century Canada. (The first installment, co-authored with Yannick Portebois, has appeared as “Steam Writing in the Urli Daze: William Orr, the Canadian Phonetic Pioneer, and the Cause of Phonographic Reform,” in the fall 2016 issue of Papers of the Bibliographical Society of Canada.) She is beginning a new project on the history of “reading” in English Canada and the relationship between reading practices and nationalism.

Plenary Address: George Elliott Clarke

The 4th Poet Laureate of Toronto (2012-15) and 7th Parliamentary Poet Laureate (2016-17), George Elliott Clarke is a revered poet. He has invented the term Africadian and pioneered the study of African-Canadian literature. He wrote the libretto for James Rolfe’s acclaimed opera, Beatrice Chancy (1998), and saw his play, Whylah Falls: The Play, translated into Italian and produced in Venezia, Italy (2002). He is a noted artist in song, drama, fiction, screenplay, essays, and poetry. Now teaching African-Canadian literature at the University of Toronto, Clarke has taught at Duke, McGill, the University of British Columbia, and Harvard. This event is presented in collaboration with ACCUTE.

Séances organisée par les membres:
Appel aux participant(e)s

Une gamme intéressante de panels organisés par des membres a été proposée pour la conférence de cette année. Tous ces événements ont besoin de participant(e)s et nous vous invitons à lire les descriptions ci-dessous et à soumettre votre nom si vous êtes intéressé à participer en tant que membre à un de ces événements:

Colloque de l’ALCQ 2017 appel à communications et séances

Le colloque annuel de l’ALCQ aura lieu lors du Congrès des Sciences humaines et sociales à l’Université Ryerson à Toronto du 27 au 29 mai 2017.

Cet appel général à communications sollicite des propositions de communication de 15 à 20 minutes, en anglais ou en français, portant sur la recherche, l’enseignement et des enjeux professionnels pertinents pour les membres actuels ou futurs. Les propositions ne devraient pas dépasser 300 mots et être accompagnées d’une brève notice bio- bibliographique, ainsi qu’un résumé de 50 mots (en format Word ou RTF). La date limite de soumission est le 1er février 2017.

Pour plus d’informations, consultez notre Appel général à communications et séances.

Prix Gabrielle-Roy 2015

L’Association des littératures canadienne et québécoise (ALCQ) est heureuse d’annoncer que le gagnant du Prix Gabrielle-Roy 2015 (section francophone), qui récompense chaque année le meilleur ouvrage de critique littéraire écrit en français, est Jimmy Thibeault pour Des identités mouvantes : Se définir dans le contexte de la mondialisation, paru aux Éditions Nota Bene. Le jury était composé cette année d’Hélène Destrempes (Université de Moncton), Mylène Bédard (Université Laval) et Élise Lepage (University of Waterloo). Il a sélectionné le livre de Jimmy Thibeault parmi les dix-neuf ouvrages reçus. Le prix a été remis lors de la réception de l’Association des littératures canadienne et québécoise le soir du 28 mai 2016, à Calgary.

À l’unanimité, le jury s’est prononcé en faveur du livre de Jimmy Thibeault intitulé Des identités mouvantes : Se définir dans le contexte de la mondialisation, paru aux Éditions Nota bene, dans la collection « Terre américaine », en 2015. Dans cet ouvrage d’une grande rigueur intellectuelle, l’auteur propose une analyse du discours romanesque au Canada français entre les années 1980 et le début des années 2000, dans la perspective des reconfigurations identitaires liées au contexte de la mondialisation. L’originalité et la grande pertinence de cette étude réside, d’une part, dans la synthèse qu’elle présente des diverses approches théoriques cherchant à expliquer la complexité des rapports entre le phénomène de la transculturation et la redéfinition des identités locales, ainsi que dans une étude très fine d’un corpus pancanadien de romans francophones, d’autre part, où l’auteur démontre en outre que la multiplicité des origines et des cultures en un lieu géographique et social donné, redonne sens à l’espace collectif. Il s’agit là, sans conteste, d’un ouvrage remarquable qui deviendra incontournable dans l’étude des thématiques identitaires au sein de la francophonie canadienne.

Les membres du jury tiennent également à souligner le remarquable travail de Patricia Godbout, Annie Tanguay et Nathalie Watteyne pour le cinquième tome de l’édition critique des Œuvres complètes d’Anne Hébert rassemblant « Théâtre, nouvelles et proses diverses ». Ce dernier tome de la série, publiée aux Presses de l’Université de Montréal dans la collection Bibliothèque du Nouveau Monde, constitue l’aboutissement de cette entreprise colossale, qui se démarque par la rigueur et la très grande qualité de l’appareil critique. Préparés sous la direction de Nathalie Watteyne, es cinq volumes éclairant le contexte sociohistorique, la trajectoire de l’auteure de même que la réception et la génétique des textes permettront un approfondissement et un renouvellement des analyses de l’œuvre d’Anne Hébert.

Le jury tient enfin à souligner l’ambitieux projet de recherche et d’écriture qu’a constitué la biographie De Saint-Denys Garneau (Boréal). Michel Biron a réussi à restituer la vie et le contexte familial, social et culturel du poète et peintre par de multiples détails, tout en montrant les dynamiques et les ruptures qui les sous-tendent. Cet ouvrage permet ainsi de faire la part entre le mythe qu’a longtemps exercé la brève et énigmatique existence de Garneau, et les faits historiques dûment documentés. De par sa précision et son érudition, cette biographie constitue désormais une référence incontournable pour les chercheurs, et de par sa qualité d’écriture, une lecture de choix pour les amateurs de l’œuvre de Garneau.

Élise Lepage

Présidente du Jury, section francophone, ACQL/ALCQ

Département d’études françaises

University of Waterloo

elepage@uwaterloo.ca

Programme du colloque de l’ALCQ

Chers collègues,

J’ai le plaisir de vous présenter le programme du colloque de l’ALCQ qui se tiendra dans le cadre du Congrès des sciences sociales et humaines à l’Université de Calgary, du 28 au 30 mai 2016. Si vous présentez une communication, veuillez vérifier qu’il n’y a pas d’erreur dans votre titre, votre nom, ou votre affiliation (et dans ce cas, bien vouloir en aviser les vice-présidentes Andrea Cabajsky (andrea.cabajsky@umoncton.ca) et Sylvie Bérard (sberard@trentu.ca). Notez que des changements mineurs dans le programme peuvent survenir. Je vous invite donc à télécharger le programme définitif sur le site web de l’ALCQ (http://artsites.uottawa.ca/alcq-acql/fr/) deux semaines avant le congrès.

Cet événement promet d’être passionnant, avec la présence des conférencières Marie Carrière de l’Université de l’Alberta et Aritha van Herk de l’Université de Calgary, des écrivaines Marie-Célie Agnant et Larissa Lai, ainsi qu’une soirée de lectures publiques par Shani MootooChristian Bök, et Gregory Scofield, suivie d’une séance à micro ouvert bilingue. Il y aura aussi les communications de nos membres et des événements comme la remise du prix Gabrielle-Roy et le souper pour les participants du colloque au Kensington Pub. Veuillez m’aviser si vous prévoyer être présent au souper (sara.jamieson@carleton.ca).

Je vous rappelle que, si ce n’est pas déjà fait, vous devez devenir membre de l’ALCQ  avant votre participation au Congrès. Vous devez également vous inscrire au Congrès des sciences sociales et humaines. Inscrivez-vous au Congrès avant le 31 mars pour bénéficier de tarifs préférentiels avantageux (voir le site web du Congrès http://congres2016.ca/inscriptions ). Nous vous recommandons de réserver votre chambre aussitôt que possible (voir le site web http://congres2016.ca/planifiez-votre-voyage).

Si vous êtes étudiant (maîtrise, doctorat, postdoctorat), je vous encourage à soumettre votre communication pour le prix des jeunes chercheurs; voir le site web de l’ALCQ pour les détails.

N’hésitez pas à communiquer avec moi si vous avez des questions ou des commentaires. Je vous souhaite à tous et à toutes une très bonne fin de session, en attendant d’avoir le plaisir de vous revoir au Congrès.

Bien cordialement,

Sara Jamieson

Présidente

ALCQ-ACQL

Appel à proposition d’ateliers et de communications

L’engagement social et du social par la voie de la littérature et de la critique littéraire

Colloque annuel de l’Association des littératures canadiennes et québécoises

28-30 mai 2016

Université de Calgary

Calgary, Alberta

Objet de tous les débats sur les sables bitumineux, les ressources énergétiques et la préservation de l’environnement, l’Alberta, site du Congrès 2016, nous incite à explorer le rôle que, au fil du temps, la littérature et la critique ont joué en tant que véhicules d’intervention politique et d’agentivité discursive. Au gré des histoires littéraires du Canada et du Québec, comment les écrivains et écrivaines, les critiques, et les théoriciens et théoriciennes sont-ils intervenus dans des dossiers qui ont contribué à façonner leurs communautés respectives? À l’instar des forums où les universitaires ont traditionnellement fait entendre leur voix, les associations littéraires ont joué un rôle déterminant dans la constitution du discours intellectuel, affectif et éthique. Depuis les sociétés littéraires et historiques du dix-neuvième siècle jusqu’à des associations de littéraires telles que l’ALCQ au vingtième et vingt-et-unième siècles, comment les cercles amateurs et professionnels ont-ils entretenu et conservé leur pertinence? Les milieux de l’Ouest canadien et de l’Alberta francophones nous convient tacitement à réfléchir de manière dynamique aux pôles régionaux de création littéraire et de pensée critique, et à le faire en lien avec le passé, le présent et l’avenir d’associations telles que l’ALCQ. Que ce soit en relation avec des événements de l’histoire littéraire ou avec des questions et des débats récents, le congrès de cette année nous invite à réfléchir à l’influence que les écrivains et écrivaines et les critiques littéraires ont eue sur la constitution ou la redéfinition des conditions d’engagement social au Canada et au Québec.

Les communications pourront se pencher sur les questions suivantes sans devoir se limiter à celles-ci :

  • Comment pouvons-nous cerner l’impact créatif et intellectuel que les sables bitumineux, la fracturation hydraulique et l’extraction des ressources naturelles ont eu sur la littérature et la recherche?
  • Dans quelle mesure les littératures du Canada et du Québec ont-elles été façonnées par l’intervention auctoriale dans les questions sociales ou les enjeux cruciaux de la société contemporaine?
  • Comment pourrions-nous décrire l’héritage universitaire et intellectuel des associations littéraires amatrices et professionnelles au Canada et au Québec?
  • Comment les centres régionaux de littérature et de critique littéraires ont-ils contribué à donner forme au développement des littératures et des disciplines universitaires canadiennes et québécoises?
  • De la théorie de l’affect au posthumanisme en passant par les études de la mondialisation et du postnationalisme, comment les théoriciennes et théoriciens se sont-ils engagés dans les questions fondamentales de la société d’aujourd’hui voire ont contribué à les déterminer?

•       Quel enseignement pouvons-nous tirer du passé au sujet du rôle social de la littérature et de la critique au Canada et au Québec?

Nous acceptons également des séances sur des sujets liés à tous les aspects de l’étude des littératures du Canada et du Québec. Les propositions de séances organisées par des membres de l’association ne devraient pas dépasser 200 mots. Ces propositions doivent être envoyées au plus tard le 15 novembre 2015. Elles seront ensuite affichées sur le site Web de l’ALCQ.

Veuillez faire parvenir votre proposition de communication (maximum 300 mots) ainsi qu’une courte notice biographique et un résumé de 50 mots en format Word ou RTF, à l’une des deux coordonnatrices du colloque, dont les noms apparaissent ci-dessous, au plus tard le1er février 2016.

Les propositions de communications ou de séances peuvent être soumises en français ou en anglais. Les personnes présentant une communication ou organisant une séance doivent être membres de l’ALCQ au 1er mars 2016. Veuillez consulter le site Web de l’ALCQ(www.artsites.uottawa.ca/alcq-acql/fr/) si vous désirez obtenir plus d’information au sujet des demandes d’adhésion à notre association et d’inscription à notre congrès.

Coordonnatrice (anglais)
Professeure Andrea Cabajsky
Département d’anglais
Université de Moncton
19, av. Antonine Maillet
Moncton, NB
E1A 3E9
Téléphone : (506) 858-4250
Télécopieur : (506) 858-4166
Courriel : andrea.cabajsky@umoncton.ca

Coordonnatrice (français)
Professeure Sylvie Bérard
Études françaises
Université Trent
1600 West Bank Drive
Peterborough, ON
K9J 7B8
Téléphone: (705) 748-1011 x7383
Télécopieur : (705) 748-1630
Courriel: sberard@trentu.ca

Enjeux de genre, de sexe et de race dans les littératures franco-canadiennes : perspectives féministes, queer et intersectionnelles

Atelier organisé par Pierre-Luc LANDRY (professeur adjoint, Collège militaire royal du Canada) et Mathieu SIMARD (doctorant, Université d’Ottawa)

Pierre-Luc.Landry@rmc.ca

msima050@uOttawa.ca

En 2013, dans Écrire au féminin au Canada français, Johanne Melançon dressait ce constat : « depuis le début des années 1970, plusieurs femmes ont pris la parole en Acadie, en Ontario français et dans l’Ouest, mais peu d’œuvres ont été jusqu’à maintenant étudiées ». C’est pourquoi Melançon proposait dans son ouvrage « de se pencher sur l’écriture de ces femmes » plutôt que d’élaborer « un ensemble de “critiques au féminin” ». Intitulé Enjeux de genre, de sexe et de race dans les littératures franco-canadiennes : perspectives féministes, queer et intersectionnelles, le présent atelier entend à la fois poursuivre et déplacer cette réflexion. Nous invitons en effet les chercheur.e.s à étudier autant les mises en scène des rapports sociaux de sexe, de genre et de race que les représentations des sexualités non-traditionnelles. L’étude de tout texte franco-canadien sera donc la bienvenue, et ce sans égard pour le sexe de son auteur.e.

L’atelier visera plus spécifiquement à comprendre de quelles manières s’articulent les enjeux du genre, du sexe et de la race dans le discours littéraire franco-canadien. À titre d’exemple, les participant.e.s pourraient analyser les stratégies de déstabilisation du genre – qu’il s’agisse du déplacement et du travestissement des catégories de sexe ou de genre, ou de leur complète neutralisation – et la construction des rapports de domination dans la représentation des sexualités ou dans celle des relations sociales, matérielles et économiques de sexe, de genre et de race. Les participant.e.s pourraient également emprunter une perspective intersectionnelle (Kimberlé Crenshaw, 1991). L’intersectionnalité « apport[e] une nouvelle complexité à la compréhension des hiérarchies et des rapports de domination » et « permet de révéler une réalité plus complexe » dans laquelle les oppressions « interagissent de façon dynamique » (Maillé, 2014). Les participant.e.s pourraient ainsi se pencher sur la construction des subjectivités en se demandant par exemple comment le sujet franco-canadien, déjà dominé en raison de son statut de minorité linguistique, joue avec – voire « performe » (Judith Butler, 1990) – ces autres formes de domination que peuvent constituer le sexe, le genre, la race ou encore la sexualité.

L’atelier apportera un éclairage nouveau sur les littératures franco-canadiennes en étudiant les questions de race, de sexe, de genre et d’orientation sexuelle. Il ne se cantonnera pas dans une perspective théorique unique, qu’il s’agisse des théories queer ou des études de genre. D’emblée inclusif, il sera ouvert aux études féministes, aux études postcoloniales et décoloniales, aux analyses politiques de textes littéraires, à l’analyse du discours, à la sociocritique, à la narratologie et aux théories de la réception, etc. Tout texte franco-canadien contemporain pourra être étudié et les œuvres littéraires autochtones de langue française seront également considérées.

Cet atelier est organisé dans le cadre du colloque de l’APFUCC au Congrès des sciences humaines du Canada, qui se tiendra à l’Université de Calgary du 28 mai au 3 juin 2016. Les propositions de communication (de 300 mots), avec les coordonnées et une bio-bibliographie de l’auteur.e, doivent être envoyées aux responsables de l’atelier (Pierre-Luc Landry <Pierre-Luc.Landry@rmc.ca> et Mathieu Simard <msima050@uOttawa.ca>) avant le 1 février 2016.

Textes cités

BUTLER, Judith, Gender Trouble: Feminism and the Subversion of Identity, New York, Routledge, coll. « Thinking Gender », 1990, 172 p.

CRENSHAW, Kimberlé, « Mapping the Margins: Intersectionality, Identity Politics, and Violence against Women of Color », dans Stanford Law Review, 1991, vol. 43, n° 6, p. 1241–1299.

MAILLÉ, Chantal (2014), « Approche intersectionnelle, théorie postcoloniale et questions de différences dans les féminismes anglo-saxons et francophones », dans Politique et Société, volume 33, numéro 1, p. 41-60.

MELANÇON, Johanne (dir.), Écrire au féminin au Canada français, Sudbury, Prise de Parole, coll. « Agora », 2013, 316 p.

Interruptions queer de l’espace-temps rural
Séance organisée par Zishad Lak et Jennifer Baker (Université d’Ottawa)

La temporalité rurale contient trois temps principaux : le temps généalogique, le temps quotidien et le temps cyclique. Le progrès dans un tel contexte se définit par la propagation des unités productives de la famille ainsi que de la ferme qui constitue la propriété de la famille et, par extension, de l’État colonial. Les conceptions du temps et
de l’espace dans le contexte rural sont donc surtout alimentées par les présupposés socioculturels quant à la nature, au paysage, au travail, à la sexualité et au temps de loisir. Les personnages et les intrigues qui se dissocient de cet espace-temps fragmentent et remettent en question sa stabilité ainsi que sa naturalité.

Nous sollicitons des propositions de communication qui examinent la résistance queer– ou la fragmentation, qui met en relief la nature construite du paysage idyllique dans les romans ruraux canadiens.

Thèmes possibles :
• L’absence/effacement des organisations spatiotemporelles autochtones
• Le travail rural et la théorie queer
• Les genres ruraux (géorgique, pastoral, agrarisme) et les personnages queer
• Les folklorismes atemporels
• L’autochtonie et les « ghettos temporels »
• Les écologies rurales et la sexualités queer

Veuillez envoyer votre proposition (300 mots) rédigée en anglais ou en français au plus tard le 1er février, aux adresses suivantes : zlak081@uottawa.ca et jennifer.g.baker@gmail.com

Sur-vivre: Regards nouveaux sur  l’œuvre de Marie-Célie Agnant

(séance conjointe : l’APFUCC)

Publiée au Québec, en Haïti et en France, et traduite dans de nombreuses langues, l’œuvre de Marie-Célie Agnant, composée de romans, de poèmes, de contes et de textes pour la jeunesse, jouit aujourd’hui d’une notoriété internationale.

Pour cette native de Port-au-Prince installée au Québec depuis 1970, la littérature permet de redonner une voix aux oubliés de l’histoire et de poser le doigt sur la réalité sociale contemporaine. Si les textes d’Agnant abordent régulièrement les thèmes de l’exil et du rapport au passé et à la mémoire, ils dépassent l’expérience individuelle pour toucher d’une manière ou d’une autre des lecteurs désormais conscients de la fragilité et de la singularité de l’expérience humaine. Un grand nombre d’essais critiques abordent l’œuvre d’Agnant sous les perspectives postcoloniale, métaféministe ou encore mythocritique. De la poétique de l’errance à la mise en discours d’une altérité complexe en passant par la figure de Médée, les textes d’Agnant dénoncent, interrogent et inspirent.

Notre époque est aussi marquée par la fin d’une ère que par une ère de la fin, comme en témoignent les réflexions philosophiques contemporaines (Slavoj Žižek et la fin du capitalisme ; Michel Serres et le temps de la crise ; sentiment de la fin chez Paul Chamberland; vieux attachements affectifs chez Berlant). Une réactualisation du discours apocalyptique est désormais omniprésente dans le domaine tant de la culture populaire que des arts littéraires. Nous aimerions ainsi nous pencher sur la matrice de la survivance dans l’œuvre de Marie-Célie Agnant.

Par conséquent, nous vous invitons à réfléchir, entre autres, aux questions suivantes :

Qui survit ?

Comment les textes d’Agnant abordent-ils la question de la survie ? Quelles vies sont valorisées, plus dignes d’être vécues, comme le suggère Judith Butler (Precarious Life, 2004) ?

La « survie » comme stratégie de « vie »

Des personnages éponymes de Sara à Rosa, en passant par Emma, comment la résilience habite-t-elle l’œuvre d’Agnant ? Quels moyens et stratégies sont entrepris ?

L’espace de la survie

En quoi la survie est-elle liée à l’espace et à la temporalité ? Comment Agnant évoque-t-elle le concept d’habitabilité ou encore de chronotope (Bakhtin, Foucault) ?

Une poétique de la survie ?

Comment la matrice de la survivance est-elle mise en discours ? Quel rôle la poétique du cri joue-t-elle ? Est-ce que dire l’indicible, c’est déjà survivre ? Est-ce suffisant?

Responsables de l’atelier :

Adrien Guyot (aguyot@ualberta.ca)

Marie Carrière (carriere@ualberta.ca)

Date limite pour l’envoi des propositions: 1er février 2016. 

Prix Barbara-Godard 2015

Le Prix ALCQ Barbara-Godard de la meilleure communication par un(e) jeune chercheur(e) 2015 a été remis à Alba de Béjar Muiños pour sa communication « Towards a Posthuman Ethic : Post-Anthropocentrism and the Role of the Cyborg in Larissa Lai’s Œuvre ». Le jury, composé de Sophie Marcotte, Isabelle Kirouac-Massicotte et Sara Jamieson, a été impressionné par une exploration nuancée et détaillée de la poésie de Lai et par son analyse incisive des liens entre la langue et le concept de post-humain. Cette communication bien structurée et bien écrite situe de façon convaincante ses analyses littéraires dans le contexte des débats contemporains sur le post-humain afin de montrer comment la collection 2009 de Lai, Automaton Biographies, problématise son identité et sa place dans l’ère de la biotechnologie.

Le jury a attribué une mention honorable à Mariève Maréchale pour sa communication « Générer l’inédit : le traitement du temps dans les écritures lesbiennes québécoises ».

Prix Gabrielle-Roy 2014


L’Association des littératures canadiennes et québécoise (ALCQ)
 est heureuse d’annoncer que la gagnante du Prix Gabrielle-Roy 2014 (section francophone), quirécompense chaque année le meilleur ouvrage de critique littéraire écrit en français, est Patricia Smart pour De Marie de l’Incarnation à Nelly Arcan. Se dire, se faire par l’écriture intime, paru aux Éditions du Boréal. Le jury était composé cette année d’Isabelle Boisclair (Université de Sherbrooke), Anne Sechin (Université Saint-Boniface) et Élise Lepage (University of Waterloo). Il a sélectionné le livre de Patricia Smart parmi les dix-huit ouvrages reçus

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À l’unanimité, le jury s’est prononcé en faveur du livre de Patricia Smart intitulé De Marie de l’Incarnation à Nelly Arcan. Se dire, se faire par l’écriture intime, paru aux Éditions Boréal en 2014. Cet ouvrage est manifestement le fruit d’un travail remarquable qui a nécessité la recherche et l’analyse d’un vaste corpus constitué de journaux et d’autobiographies s’échelonnant des débuts de la Nouvelle-France à aujourd’hui. Patricia Smart réussit à mettre en perspective de façon admirable ces textes, dont certains n’ont jamais été considérés comme des textes littéraires à part entière, afin de donner à entendre la voix de femmes. Les auteures étudiées conçoivent leur venue à l’écriture comme une façon de se prendre en main et d’imprimer leur marque sur le monde qui les entoure. Érudit sans être pesant, engagé sans être partisan, De Marie de l’Incarnation à Nelly Arcan est un ouvrage ambitieux, magistral, qui va marquer un autre jalon important de la critique au féminin et qui plus largement, fait honneur à la littérature québécoise.

Les trois membres du jury tiennent également à féliciter Corrie Scott (finaliste) pour la portée théorique extrêmement novatrice et audacieuse de son essai De Groulx à Laferrière : un parcours de la race dans la littératureparu chezXYZ Éditeur, et qui met au jour une question longtemps restée taboue pour la littérature québécoise. L’approche est à mettre en parallèle avec d’autres visant à penser les représentations des groupes minoritaires tels que les femmes, les Premières Nations et les individus LGBT. On ne peut qu’espérer que cet ouvrage rigoureux ouvre de nouvelles perspectives critiques pour de futurs chercheurs. Le jury du prix Gabrielle-Roy 2014 tient également à féliciter Jean-Sébastien Ménard (finaliste) pour Une certaine Amérique à lire. La beat generation et la littérature québécoiseparu aux Éditions Nota Bene. À travers un ample travail de contextualisation, Jean-Sébastien Ménard recrée une époque en retraçant l’itinéraire biographique et littéraire de Jack Kerouac et de ses consorts. Cet ouvrage apporte un éclairage décisif sur l’américanité de la littérature québécoise en étudiant les différentes formes d’inscription de la beat generation au sein de cette littérature.

Colloque annuel de l’ALCQ

Vous pouvez maintenant consulter le programme définitif du colloque annuel de l’ALCQ, qui se tiendra dans le cadre du Congrès des sciences sociales et humaines à l’Université d’Ottawa, du 30 mai au 2 juin 2015.

Nous sommes par ailleurs enchantés de vous annoncer que nos conférenciers d’honneurpour le congrès annuel seront Lucie Robert (français) et Jennifer Henderson (anglais), et que notre colloque comportera deuxrencontres littéraires avec l’écrivain Gilles Lacombe en français (en collaboration avec l’APFUCC) et Cyril Dabydeen en anglais (en collaboration avec CACLALS).

La conférence de Lucie Robert (en collaboration avec l’Apfucc) sera intitulée « Le moderne à l’épreuve de l’hétérogène ou Du bon usage des catégories lexicales dans les études littéraires ». Pratique moderne, conçue par des sociétés élitaires, l’histoire littéraire a-t-elle encore une fonction dans nos sociétés postmodernes qui remettent en question l’existence même du Sujet collectif (Littérature, Nation) ? Telle qu’elle se présente à l’époque contemporaine, la déconstruction du sujet historique est le plus souvent celle d’un sujet déjà historicisé, celle d’une Littérature déjà fortement instituée. La Littérature ne se définit plus comme une unité dont un des caractères serait son identité nationale ; les œuvres sont prises une à une, insérées dans des ensembles transversaux définis par des problématiques éclatées, à moins qu’elles ne s’insèrent désormais dans des ensembles qui reconfigurent autrement les problématiques identitaires. Qu’advient-il des Sujets qui ne sont pas encore advenus à l’histoire, dont la reconnaissance est toujours et encore problématique, et qui, de ce fait, se trouvent exclus de la pensée ? Entre la Littérature nationale, les littératures régionales et l’atomisation des œuvres, lues une à une hors des grands ensembles, indistinctement, y a-t-il un salut ? Telles sont quelques-unes des questions qui serviront de point de départ à cette conférence dont l’enjeu est de réfléchir à la pertinence de parler encore de « Littérature québécoise » ou de « Littérature canadienne » et, s’il y a lieu, de réfléchir à la manière d’en parler – ce qui engage une posture de nature éthique autant qu’esthétique.

Lucie Robert enseigne la littérature québécoise à l’Université du Québec à Montréal. Elle est membre du Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoises (CRILCQ), où elle co-dirige le collectifLa vie littéraire au Québec, 1764-1947 (PUL, 6 vol. parus depuis 1991), et membre de l’équipe de recherchePenser l’histoire de la vie culturelle au Québec. Ses plus récents ouvrages s’intitulent Apprivoiser la modernité. La pièce en un acte de la Belle Époque à la Crise (Nota Bene, 2012) et, en collaboration avec Shawn Huffman, Le théâtre en revue (PUQ, 2014).

Prix Gabrielle-Roy 2014-1


L’Association des littératures canadiennes et québécoise (ALCQ)
 est heureuse d’annoncer la liste des finalistes pour l’obtention du Prix Gabrielle-Roy 2014 (section francophone) qui récompense chaque année le meilleur ouvrage de critique littéraire portant sur les littératures canadiennes et/ou québécoise écrit en français. Les finalistes sont (en ordre alphabétique) : Jean-Sébastien Ménard pour Une certaine Amérique à lire. Labeat generation et la littérature québécoise(Nota Bene, Coll. « Terre américaine »); Corrie Scott pour De Groulx à Laferrière. Un parcours de la race dans la littérature québécoise(XYZ, Coll. « Théorie et littérature »); et Patricia SmartDe Marie de l’Incarnation à Nelly Arcan. Se dire, se faire par l’écriture intime (Boréal).  Ces trois finalistes ont été choisis par un jury formé d’Isabelle Boisclair (Université de Sherbrooke), Anne Sechin (Université de Saint-Boniface) et Élise Lepage (University of Waterloo). Le nom du gagnant ou de la gagnante sera annoncé publiquement lors du colloque annuel de l’Association des littératures canadiennes et québécoise, qui se tiendra cette année à Ottawa, en Ontario. Le Prix sera remis lors du banquet annuel organisé le samedi 30 mai de 17h30 à 20h00 au restaurant Trattoria Vittoria, au 35 Rue William, dans le Marché By à Ottawa. Le nombre de places pour la réception et le banquet étant limité, veuillez contacter Sara Jamieson (sara_jamieson@carleton.ca) si vous voulez y participer.

Renseignements :
Élise Lepage
Présidente du Jury, section francophone, ACQL/ALCQ
Département d’études françaises
University of Waterloo
elepage@uwaterloo.ca

Colloque 2015

Chers membres,

Veuillez trouver ici six appels à communications pour des sessions organisées par les membres de l’ALCQ pour notre colloque de 2015. Nous vous encourageons à participer au colloque en nous soumettant une proposition à une de ces sessions, ou à l’appel général de l’ALCQ, «Célébrons le 40e anniversaire de notre association». La date limite pour les propositions est maintenant fixée au 1er février 2015.

40e anniversaire de l’ALCQ

APPEL À PROPOSITION D’ATELIERS ET DE COMMUNICATIONS 
Célébrons le 40e anniversaire de notre association
Colloque annuel de l’Association des littératures canadiennes et québécoise
30 mai-2 juin 2015
Université d’Ottawa

Fondée en 1975 par des membres tels que Joanne Burgess, Patricia Morley, Donald Smith, et André Vanasse, l’ALCQ célébrera en 2015 son quarantième anniversaire. À l’instar d’autres institutions du genre, l’ALCQ a vu le jour à une époque où les politiques d’État en faveur du bilinguisme officiel étaient toutes récentes et où les théories postcoloniales et autres approches contemporaines commençaient juste à faire sentir leur influence dans le champ des études canadiennes et québécoises. La situation a grandement évolué en quarante ans. Le modèle biculturel sur lequel s’appuie cette association a été rudement mis à l’épreuve par l’émergence des théories postcoloniales, des approches raciales critiques, et des études de la diaspora et de la mondialisation. Cependant, le bilinguisme français-anglais et les échanges interculturels conservent sans contredit leur pertinence dans l’étude des littératures canadiennes-anglaises et québécoises. De plus, l’analyse des lieux d’échange entre ces champs en apparence éloignés l’un de l’autre prend tout son sens à une époque où les diverses cultures littéraires des communautés franco-canadiennes, lesquelles entretiennent souvent des liens étroits avec le monde anglophone qui les entoure, jouissent d’une reconnaissance littéraire et institutionnelle. Cet anniversaire est aussi une excellente occasion de réfléchir de manière critique au renouvellement des études littéraires canadiennes et québécoises ainsi qu’aux façons dont l’ALCQ et d’autres institutions qui lui sont contemporaines se sont adaptées ou ont réagi à la mutation des champs.

Les communications pourront porter sur les questions suivantes, mais n’ont pas à se limiter à celles-ci :

–   Quelle est la pertinence de l’énoncé de mission de l’ALCQ, présentant celle-ci comme « une société savante vouée à la promotion de la recherche, de l’enseignement, des connaissances, de la critique littéraire et de la théorie en rapport avec les littératures canadienne et québécoise [et qui] encourage également les échanges intellectuels entre ceux et celles qui étudient ces littératures en français et en anglais » ?

–   Quel est l’héritage universitaire et intellectuel des membres fondateurs de l’ALCQ?

–   Quelle est la place du bilinguisme dans les études littéraires canadiennes ou québécoises?

–   Quelles mutations majeures les études littéraires canadiennes et québécoises ont-elles subi depuis 1975 (par exemple, sous l’influence des théories contemporaines; des études diasporiques, hémisphériques ou de la mondialisation; de l’histoire du livre; des études autochtones; du régionalisme; des études culturelles)?

–   De quelle manière les trajectoires des études littéraires canadiennes et québécoises se sont-elles entrecroisées ou entrechoquées durant les quarante dernières années?

–   Quelles institutions ont joué un rôle prépondérant dans la constitution des littératures canadiennes et québécoises depuis 1975 (organismes de financement, politiques étatiques, départements universitaires, associations, périodiques, etc.)? Les études littéraires canadiennes et québécoises partagent-elles les mêmes préoccupations par rapport à certaines formes particulières d’institutionnalisation?

Nous acceptons également des séances sur des sujets reliés à tous les aspects de l’étude des littératures du Canada et du Québec. Les propositions de séances organisées par des membres de l’association ne devraient pas dépasser 200 mots. Ces propositions doivent être envoyées au plus tard le 31 octobre 2014. Elles seront ensuite affichées sur le site Web de l’ALCQ.

Veuillez faire parvenir votre proposition de communication (maximum 300 mots) ainsi qu’une courte notice biographique et un résumé de 50 mots en un document Word ou RTF, à l’une des deux organisatrices du colloque, dont les noms apparaissent ci-dessous, au plus tard le 15 janvier 2015.

Toutes les communications ou propositions de séances peuvent être présentées soit en français, soit en anglais. Les personnes intéressées à présenter des communications ou des propositions de séances doivent être membres de l’ALCQ au 1er mars 2015. Vous pouvez consulter le site Web de l’ALCQ (www.alcq-acql.ca) pour avoir plus d’information au sujet des demandes d’adhésion à notre association.

Organisatrice et responsable du programme en français :
Professeure Sylvie Bérard
Études françaises
Trent University
1755, West Bank Drive
Peterborough, ON
K9L 1Z6
Téléphone: (705) 748-1011 poste 7383
Fax : (705) 748-1630
Courriel : sberard@trentu.ca

Organisatrice et responsable du programme en anglais :
Professeure Jody Mason
Département d’anglais
Université Carleton
1812 Dunton Tower
1125, Colonel By Drive
Ottawa, ON
K1S 5B6
Téléphone : (613) 520-2600 poste 8907
Courriel : jody_mason@carleton.ca

Prix Gabrielle-Roy 2013

Le 24 Mai 2014: L’Association des littératures canadiennes et québécoise est heureuse d’annoncer que le gagnant du Prix Gabrielle-Roy 2013 (section francophone), qui récompense chaque année le meilleur ouvrage de critique littéraire écrit en français, est Simon Nadeaupour L’Autre modernité, paru aux Éditions du Boréal dans la collection « Liberté grande ». Le jury était composé cette année de Ching Selao (Université du Vermont), Jimmy Thibeault (Université Sainte-Anne), et Maïté Snauwaert (Université de l’Alberta). Il a sélectionné le livre de Simon Nadeau parmi les dix ouvrages reçus.

Le jury a voulu récompenser les qualités d’écriture de cet essai au sens fort, dans lequel l’auteur propose une réflexion personnelle et critique sur la modernité. Revenant à des textes d’auteurs ignorés ou mésestimés de la littérature canadienne-française, Simon Nadeau met en valeur une « autre modernité » qui serait celle d’avant la Révolution tranquille. Cette réévaluation, opérée à la lumière d’œuvres majeures de la littérature européenne et américaine, ouvre à une redéfinition du moderne comme recherche souveraine et individuelle du sens, critique de l’individualisme en son sens le plus restreint, et du mythe « moderniste » promu par l’accélération économique et technologique des sociétés occidentales contemporaines. Porteur d’exigence et d’espoir, l’essai jette un regard sévère et lucide sur le défaut de pensée de la culture moderne au Québec, tout en montrant à quel point les germes d’une telle modernité y sont depuis longtemps présents. Le jury a voulu souligner également la pertinence et l’excellence des titres de la collection « Liberté grande » des éditions du Boréal, qui apportent une respiration bienvenue à la critique littéraire.

Le jury tient aussi à féliciter les deux finalistes du Prix Gabrielle-Roy 2013 : Marilyn Randall pour Les femmesdans l’espacerebelleHistoire et fiction autour des rébellions de1837 et 1838, Éditions Nota Bene, coll. « Convergences » ; et Nathalie Watteyne pour le premier volume des Œuvres complètes d’Anne HébertI. Poésie, suivi du Dialogue sur latraduction à propos du Tombeau des rois par Patricia Godbout, Presses de l’Université de Montréal, coll. « Bibliothèque du Nouveau Monde ».

Le jury a estimé que l’originalité de l’étude de Marilyn Randall se situe dans la richesse et la pertinence de son analyse des espaces rebelles des femmes à travers la période des rébellions (espaces discursif, épistolaire, imaginaire). La qualité d’érudition et la rigueur scientifique de cette véritable enquête se donnent à lire dans une captivante mise en récit de l’archive historique, qui contribue de façon majeure à la compréhension de l’image de la femme dans la mentalité canadienne-française puis québécoise des XIXe et XXe siècles. En particulier, l’étude de la correspondance entre Julie Papineau et Louis-Joseph Papineau met habilement en évidence la porosité des frontières entre sphères privée et publique, domestique et politique.

La superbe édition critique de la poésie d’Anne Hébert, sous la direction de Nathalie Watteyne, permet d’aborder pleinement dans l’œuvre d’une des figures incontournables de la littérature québécoise. L’introduction, qui retrace les points essentiels du parcours biographique et littéraire de l’auteure et les lignes fortes de la réception de son œuvre, constitue un point d’entrée fort dans l’univers d’Anne Hébert. La présentation de chaque recueil, et un appareil critique rigoureux, offrent ensuite une analyse fine de l’œuvre poétique. L’élégance de l’ouvrage en même temps que son caractère éminemment lisible, pour lesquels les Presses de l’Université de Montréal méritent d’être louées, contribuent à faire de ce premier volume de la série des œuvres complètes un grand livre de lecture, en même temps qu’un ouvrage de référence incontournable.

Prix Barbara-Godard jeune chercheur-e 2014

Lors du congrès annuel de l’ALCQ à l’Université Brock, le Prix ALCQ Barbara-Godard de la meilleure communication par un-e jeune chercheur-e 2014 a été remis à Isabelle Kirouac-Massicotte de l’Université d’Ottawa (å gauche) pour sa communication « De la colonisation à la prospection minière : la question de la frontier dans « Le rêve d’un géant » de Jeanne-Mance Delisle » et à Jessica Ratcliffe de l’Université de la Saskatchewan pour sa communication « The Politics of Science Fiction and Nalo Hopkinson’sBrown Girl in the Ring ».

Selon le jury composé de Lucie Hotte, Hannah McGregor et Wendy Roy, la communication d’Isabelle Kirouac-Massicotte est une exploration détaillée et convaincante de la question de la frontière telle qu’elle est représentée dans des œuvres telles que « Le rêve d’un géant » de Jeanne-Mance Delisle. Ce texte élégamment écrit explore les intersections entre le colonialisme, l’exploitation des terres, l’accumulation de la richesse, l’exploitation des autochtones et la conversion religieuse en proposant que le Nord du Québec pourrait être penser en tant qu’une forme du mythe de la frontière nord-américaine. Isabelle Kirouac-Massicotte conclut son analyse de la nouvelle en soulignant que, dans certaines œuvres de la littérature québécoise, la frontière nordique est la véritable frontier québécoise.

Le jury a estimé que la communication de Jessica Ratcliffe est un étude complexe et savamment établie des hiérarchies de genre en ce qui concerne la science-fiction. Elle présente une analyse convaincante des limites raciales des genres en interrogeant ce qui constitue la «science» en «science-fiction»; ce faisant, elle offre à la fois une lecture originale de l’œuvre de Hopkinson et une excursion précieuse dans le domaine naissant des études sur la science-fiction. En conclusion, Jessica Ratcliffe  soutient que Brown Girl in the Ringtémoigne que le colonialisme est aussi présent dans la politique des genres littéraires et que, malgré la réputation de science-fiction en tant que lieu favorable à la décolonisation, les frontières rigides entre les genres peuvent servir à oblitérer les récits de l’altérité.

Colloque 2014 programme

L’Association des littératures canadiennes et québécoise est heureuse d’annoncer le programme pour soncongrès annuel qui se tiendra à l’Université Brock, à Ste Catharines, Ontario du 24 au 26 mai 2014. Le thème du congrès cette année, « Les frontières sans limites », nous pousse à réfléchir aux enjeux liés aux frontières géopolitiques. Dans le contexte contemporain du néolibéralisme et de la mondialisation, un tel questionnement paraît s’imposer. De nombreuses études sur la culture littéraire québécoise et canadienne insistent sur l’urgence d’examiner les frontières géopolitiques contemporaines tant sur le plan culturel que politique.

Veuillez consulter  ici pour le programme provisoire, et ci-dessous pour les conférences d’honneurs.

Conférence d’honneur

L’ALCQ est heureuse d’annoncer que Josée Vincent, de l’Université de Sherbrooke, sera la conférencière d’honneur francophone lors de notre congrès annuel, qui se tiendra à l’Université Brock du 24 au 26 mai 2014. Sa conférence portera sur « Les nouvelles frontières de l’histoire du livre ».

À partir des années 1980, des historiens du livre ont choisi de rassembler leurs efforts afin de décrire l’émergence et l’évolution des systèmes-livre nationaux. De grandes synthèses historiques sont parues en France, en Angleterre, aux États-Unis, au Québec et au Canada. Mais la perspective géopolitique, qui a permis de cerner les spécificités et les particularités des différents systèmes-livre, a aussi mis en évidence la très grande porosité de leurs frontières. Ainsi, l’internationalisation du livre, un phénomène déjà présent à l’époque des manuscrits médiévaux, apparaît comme un schème récurrent dans toutes les histoires nationales, qu’il se décline à travers les mouvements des auteurs et des éditeurs, des textes et des livres, ou de leurs lecteurs.

Cette conférence propose une réflexion sur les perspectives qu’ouvre aujourd’hui la notion de frontière en histoire du livre. S’il importe en effet de sortir du cadre des histoires nationales pour rendre compte de l’ampleur et de la complexité des réseaux du livre, l’exploration des frontières, considérées non plus comme les limites de système clos, mais plutôt comme des seuils – c’est-à-dire comme des lieux d’échange et de transaction – demeure un champ de recherche très fertile. Elle propose ainsi que l’on accorde à certaines pratiques (la traduction, l’adaptation, la vente de droit, l’édition numérique) une attention nouvelle. Elle suggère aussi que l’on s’intéresse de plus près à ces lieux (foires, congrès internationaux) et à ces acteurs (éditeurs, agents littéraires, traducteurs, délégués culturels) qui interagissent dans un univers à la fois décloisonné et toujours soumis à des contraintes linguistiques, culturelles, économiques et politiques.

Prix Gabrielle-Roy 2012

Le 2 juin 2013: L’Association des littératures canadiennes et québécoise est heureuse d’annoncer que le Prix Gabrielle-Roy 2012 (section francophone), qui récompense chaque année le meilleur essai sur la littérature canadienne et québécoise publié en français, est attribué cette année à Bernard Andrès, pour son ouvrage Histoires littéraires des Canadiens au XVIIIe siècle, paru aux Presses de l’Université Laval. Le livre de Bernard Andrès a été choisi par un jury composé de Anne Caumartin (Collège Militaire Royal de Saint-Jean), Carlo Lavoie (Université de l’Île-du-Prince-Édouard) et Maïté Snauwaert (Université de l’Alberta) parmi les quinze essais soumis au concours cette année. Le prix a été accepté par Louis-Georges Harvey, ci-dessous avec la présidente francophone du Prix Gabrielle-Roy Maité Snauwaert.

Le jury estime que l’ouvrage de Bernard Andrès permet de découvrir et d’apprécier, à travers l’écriture fluide et l’érudition remarquable de ses “histoires”, les origines de la littérature et de la culture québécoises. Son étude met en évidence le dialogue entre l’ancien et le nouveau monde qui a fondé cette littérature, et le rôle que celle-ci a joué à un moment décisif de l’histoire canadienne, contribuant à la création d’une patrie littéraire. Somme de vingt années de recherches, Histoires littéraires des Canadiens au XVIIIe siècle transmet au lecteur l’ampleur savante de sa connaissance par le biais d’anecdotes et d’un talent de romancier. En nous invitant à côtoyer des auteurs méconnus ou oubliés, et en documentant l’époque de façon originale et vivante, Bernard Andrès propose un autre regard sur la littérature canadienne du XVIIIe siècle.

Le jury tient également à féliciter la finaliste : Nicoletta Dolce, pour La Porosité au monde. L’écriture de l’intime chez Louise Warren et Paul Chamberland, publié aux Éditions Nota Bene. Nicoletta Dolce explore avec intelligence un concept souvent galvaudé, l’intime, en montrant à la fois sa récurrence historique et sa pertinence contemporaine. Portée par une écriture souple et limpide, son étude apporte une contribution décisive à la compréhension d’une notion devenue incontournable pour la littérature des trente dernières années. À l’aune de cette mise en lumière critique, elle propose une lecture exemplaire des œuvres poétiques contrastées de Louise Warren et de Paul Chamberland.

Prix Barbara-Godard jeune chercheur-e

Le Prix ALCQ Barbara-Godard de la meilleure communication par un-e jeune chercheur-e 2013 a été remis à Hannah McGregor de l’Université de Guelph (å droit) pour sa communication «The Anxieties and Affordances of Genre in the Work of Karen Connelly». Selon le jury composé de Lucie Hotte, Joanne Leow et Wendy Roy, la communication d’Hannah McGregor est une analyse subtile et éclairante des liens entre les genres littéraires et la réception des œuvres. L’auteure situe son analyse de l’œuvre dans le cadre des théories de la réception. Elle dresse, dans un texte bref et percutant, un portrait clair et précis de l’apport des divers genres utilisés dans ce qu’elle nomme la « triologie birmane » de Connelly. L’analyse ouvre, en fin de parcours, sur la prédominance du genre romanesque pour rendre compte des enjeux de notre monde contemporain.

Le jury a également attribué des mentions honorables à Nicole Nolette de l’Université McGill, pour sa communication intitulée «Garage Alec, ou la « réparation » par la comédie des langues», et Matt Carrington de l’Université York, pour sa communication intitulée «The Canadian Poetry Magazine Online: Clicking Through the Digital Page». Les prix ont été remis par la présidente de l’ALCQ Lucie Hotte, ci-dessus.