2018 Regina

Appel à communications de l’ALCQ

La conférence 2018 de l’ALCQ, qui se tiendra à l’Université de Regina du 26 au 28 mai, adapte le thème du Congrès 2018 « Diversités convergentes » à l’engagement de l’Association envers la langue comme archive vivante de multiples cultures et politiques. À Regina, territoire des communautés fransaskoise, métisse et anglophone, nous accueillons des spécialistes, écrivains et artistes de Saskatchewan et de tout le Canada pour sonder le rôle que joue la littérature dans l’expression des relations des Canadiens envers leurs langues.

La conférence inclura des conférences plénières de Zarqa Nawaz, Wendy Roy, Pamela Sing et Audrée Wilhelmy.

Pour cette conférence, l’Association annonce deux appels à contributions : un appel à communications général et un appel à soumission pour les séances organisées par les membres.

Appel à communications général

L’appel à communications général invite à soumettre des propositions de communications en français ou en anglais portant sur la recherche, l’enseignement et des sujets professionnels pertinents pour nos membres. Les communications sont présentées durant 15 à 20 minutes et sont suivies d’une période de questions et de discussion.

Prière d’envoyer vos propositions de communications de 300 mots au plus avec une courte notice biobibliographique en format Word ou RTF aux deux vices-présidents dont les coordonnées sont indiquées ci-dessous avant le 22 janvier 2018. Les participants doivent être membres de l’ALCQ avant le 1er mars 2018. Veuillez consulter le site de l’ALCQ (http://alcq-acql.ca/members/?lang=fr) pour toute information concernant le processus d’adhésion ou d’inscription.

Dr. Shelley Hulan
ACQL Vice President -English
Associate Professor
English Language and Literature
University of Waterloo
200 University Ave. West
Waterloo ON N2L 3G1
shulan@uwaterloo.ca

Scott M. Powers, Ph.D.
Vice Président de l’ALCQ – Français
Professor of French / Professeur titulaire de français
The University of Mary Washington
1301 College Avenue
Fredericksburg, VA 22401
spowers@umw.edu

Séances organisées par les membres

Prière d’envoyer votre proposition directement  aux organisateurs ou organisatrices dont les coordonnées apparaissent à la fin de chaque séance. Toutes les propositions peuvent être écrites en français ou en anglais. Les participants doivent être membres de l’ALCQ avant le 1er mars 2018. Veuillez consulter le site de l’ALCQ (http://alcq-acql.ca/members/?lang=fr) pour toute information concernant le processus d’adhésion ou d’inscription.

Séances

La diversité en voyage :
les auteurs au Canada et leurs attaches à l’étranger

Qu’ils quittent le Canada pour ailleurs dans le monde ou qu’ils y arrivent, les auteurs apportent avec eux leurs expériences associées à d’autres lieux, ce qui influence leurs représentations des valeurs et des conditions d’existence des Canadiens. Le présent atelier sera l’occasion d’explorer de quelle manière ces migrations transnationales ont donné forme à la littérature canadienne dans le passé et le présent, et ont particulièrement favorisé la rencontre et la confrontation entre les membres de différentes cultures.

L’atelier se focalisera sur les axes de réflexion suivants :

  • Littérature(s) migratoire(s)
  • Littérature de réfugié(e)s
  • Maintien de la paix internationale
  • Migration(s) économique(s)
  • Figures féminines de la migration aux XIXe et XXe siècles
  • Le mythe (?) de la mosaïque culturelle
  • Voyages politiques ou diplomatiques
  • Im/mobilité et colonisation

 

Les propositions de communication, d’une longueur de 300 mots maximum, seront accompagnées d’une courte notice biobibliographique au format Word ou RTF et devront être soumises avant le 22 janvier 2018. Veuillez spécifier le format de votre communication (présentation, affiche, pecha kucha, etc.).

Les propositions de communication peuvent être soumises en français ou en anglais. Les participants doivent être membres de l’ALCQ avant le 1er mars 2018. Veuillez consulter le site de l’ALCQ (www.alcq-acql.ca) pour toute information concernant le processus d’adhésion ou d’inscription.

Dr. Shelley Hulan
Professeur agrégée
Directrice adjointe – Études de premier cycle
Université de Waterloo
200 University Ave. West
Waterloo ON N2L 3G1
Courriel : shulan@uwaterloo.ca

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Pour une approche créative :
Lectures et table-ronde des étudiant(e)s gradué(e)s
Co-organisation par CACLALS, ALCQ et ACCUTE

À l’attention des étudiant.e.s de cycles supérieurs qui pratiquent la création littéraire : vous êtes invité.e.s à soumettre une proposition succincte afin de participer à un atelier de lectures et une table-ronde le samedi 26 mai 2018 de 18h30 à 20h00, qui se tiendra dans le cadre du Congrès des Sciences Humaines, à l’Université de Régina. Cet atelier est organisé conjointement par les associations CACLALS, ALCQ et ACCUTE.

La création littéraire donne l’occasion aux étudiant.e.s de cycles supérieurs d’explorer le thème du Congrès des Sciences Humaines 2018 « Diversités convergentes ». Cet atelier a pour but de permettre la rencontre et le partage de poèmes, de textes de prose, de théâtre, d’essais ou tout autre entre-deux et de réfléchir aux implications multiples de cette diversité.

Sous réserve du nombre de propositions reçues, les étudiant.e.s disposeront de 5 à 10 minutes pour lire ou interpréter leurs travaux de création. Vous avez toute latitude pour prendre quelques risques et libertés dans votre création : vous pouvez jouer avec les sons, la langue, la performance et la collaboration.

Une table-ronde suivra les lectures. Les participant.e.s débattront du rôle de l’écriture de création dans le développement et la critique de la diversité. Cette table-ronde permettra une réflexion sur les problématiques suivantes :

  • De quelle manière l’écriture de création (poèmes, pièces de théâtre, nouvelles, romans) influence l’opinion publique sur la diversité ?
  • Quel(s) rôle(s) jouent les écrivain(e)s de création dans la mise œuvre d’un changement envers la problématique de la diversité au Canada (et dans le monde) ?
  • De quelle manière l’écriture de création se démarque-t-elle des discours non narratifs et permet de proposer aux lectrices et lecteurs une compréhension autre de la diversité ?
  • Dans quelle mesure l’écriture de création influence des communautés, des groupes, des lieux ou des identités spécifiques ?

Cette liste n’est pas exhaustive – nous vous invitons à suggérer d’autres axes de réflexions.

Une période de questions, ouverte au public, suivra la table-ronde. L’approche reste volontairement ouverte, afin que les étudiant.e.s puissent aborder la problématique à travers la forme et la perspective de leur choix.

Votre proposition, d’une longueur de 100 à 300 mots, peut rester concise – Nous vous savons occupé.e.s. Faites-nous part de votre approche de la thématique, sur le fond et la forme, ainsi que d’une brève note biobibliographique. Nous espérons pouvoir inclure toutes les propositions, mais nous limiterons le nombre d’interventions si nécessaire afin que les participant(e)s disposent d’au moins 5 minutes pour présenter leurs travaux. Veuillez soumettre votre proposition avant le 22 janvier à : Jane Chamberlin gjechamb@ucalgary.ca

Veuillez adresser vos questions sur l’atelier à : 

Jane Chamberlin (représentante des étudiant(e)s à la CACLALS) gjechamb@ucalgary.ca

Shamika Shabnam (représentante des étudiant(e)s à la CACLALS) shabnams@mcmaster.ca

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La spiritualité dans les littératures canadienne et québécoise contemporaines

Cet atelier vise à explorer le thème de la spiritualité dans les écrits des romanciers, poètes et dramaturges de la fin du XXe au début du XXIe siècle. Est-il possible d’identifier un faisceau d’écrivains qui relèveraient du « post-séculaire » ? Jacques Derrida, Jürgen Habermas, Charles Taylor et André Comte-Sponville – parmi d’autres – ont analysé les répercussions institutionnelles aux niveaux social et politique d’une spiritualité résurgente ou naissante dans les états séculaires en Occident. Dans son étude des écrivains contemporains américains, Brian McClure définit la « fiction post-séculaire » comme un genre narratif nouveau qui rejette à la fois le sécularisme militant et le fondamentalisme religieux, afin de repenser l’expérience de l’homme au-delà du matériel et de l’immanence. De quelle manière la littérature « post-séculaire » prend-t-elle forme dans les écrits canadiens et québécois ? Comment est-ce que des représentations littéraires de paradigmes spirituels (qui peuvent être fondées ou non sur la croyance en un dieu) nous aident à définir la notion de « post-séculaire » en littérature, encore dépourvue de solides assises théoriques ? Les communications aborderont une approche ou une thématique liée à la spiritualité contemporaine et à la notion de « post-séculaire » dans la littérature, ou leur intersection avec la nature et l’écologie, le multiculturalisme, le postmodernisme, l’ère de l’information, la physique théorique, ainsi que les questions d’identité, de genre et d’athéisme.

Les propositions de communications, d’une longueur de 300 mots maximum, seront accompagnées d’une courte notice biobibliographique au format Word ou RTF, et seront à soumettre avant le 22 janvier 2018.

Les propositions de communication peuvent être soumises en français ou en anglais. Les participants doivent être membres de l’ALCQ avant le 1er mars 2018. Veuillez consulter le site de l’ALCQ (www.alcq-acql.ca) pour toute information concernant le processus d’adhésion ou d’inscription.

Scott M. Powers, Ph.D.
Professor of French / Professeur titulaire de français
The University of Mary Washington
1301 College Avenue
Fredericksburg, VA 22401
spowers@umw.edu

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Louis Dudek : 100 ans de réflexion

Co-organisateurs : Graham Jensen (Université Dalhousie) et Karis Shearer (Université de la Colombie-Britannique – Okanagan)

Pendant plus de soixante ans, Louis Dudek (1918-2001) fut tout à la fois un poète et critique prolifique, un éditeur très actif, un professeur apprécié à l’Université McGill et un fervent défenseur des arts. Cependant, malgré son impact sur la culture canadienne et les travaux de critiques comme Frank Davey et Brian Trehearne, l’œuvre de Dudek n’a que peu été étudiée par les universitaires, ces dernières années particulièrement. Afin de marquer les cent ans de la naissance de Dudek, le présent atelier vise à créer un espace de réflexion et d’échange sur les multiples aspects de son œuvre, autant celle de l’écrivain que de l’éditeur, ainsi que sur son influence plus large comme figure du passage de la modernité à la postmodernité au Canada. Les propositions invitant à repenser le rôle de Dudek dans la littérature canadienne seront grandement appréciées.

Nous vous proposons une liste non-exhaustive d’axes de réflexion :

  • Poétique et polémique : Dudek, les revues à faible tirage et les petites maisons d’édition au Canada
  • Les années New York : Trilling, Pound, Williams et la « Poetry Grapevine »
  • Dudek et le genre du poème long en littérature canadienne
  • Dudek contre Frye : la critique du mythe et la mythopoétique
  • La modernité en déplacement : Dudek au Canada, en Europe, au Mexique
  • Dudek, défenseur des arts
  • Approches pédagogiques de l’œuvre de Dudek

Les propositions de communications, d’une longueur de 300 mots maximum, seront accompagnées d’une courte notice biobibliographique au format Word ou RTF, et seront à soumettre à graham.jensen@dal.ca avant le 22 janvier 2018.

Les propositions de communication peuvent être soumises en français ou en anglais. Les participants doivent être membres de l’ALCQ avant le 1er mars 2018. Veuillez consulter le site de l’ALCQ (www.alcq-acql.ca) pour toute information concernant le processus d’adhésion ou d’inscription.

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Portraits de la relève dans les littératures franco-canadiennes :
essai de définition et enjeux

De quoi parle-ton exactement lorsque lʼon évoque « la relève » dans les littératures franco-canadiennes? Les chercheurs sʼentendent souvent pour dire que la relève dans les littératures acadienne, franco-ontarienne et de l’Ouest francophone est fragile, voire inexistante. Dans leur ouvrage La littérature franco-ontarienne depuis 1996. Nouveaux enjeux esthétiques (2016), Lucie Hotte et François Ouellet arrivent au constat quʼil nʼexiste pas de relève en Ontario français (7). Les conclusions de Benoit Doyon Gosselin (2015) sont sensiblement les mêmes en ce qui concerne lʼOuest, dont les maisons d’édition ne recevraient tout simplement pas de manuscrits de jeunes auteurs (61). La littérature fransaskoise ne fait pas exception, car ses principaux auteurs (Madeleine Blais-Dahlem, Laurier Gareau, Raoul Granger et Martine Noël-Maw) sont les mêmes depuis près de vingt ans. Pour sa part, Raoul Boudreau reprend lʼargument de lʼabsence de relève en littérature acadienne pour plutôt affirmer que le contexte actuel a peu à voir avec celui des années 1970, ce qui complique la tâche d’exprimer une voix spécifique (en ligne).

Considérant le flou terminologique entourant la notion de relève et la rareté des études fouillées sur le sujet, cet atelier propose de poser les principales balises pour une définition de ce quʼest la relève au Canada francophone, mais aussi dʼaborder de front ses enjeux dans toute leur complexité.

En réfléchissant notamment à la manière dont nous classons les œuvres et à la division que la critique opère entre les générations dʼauteurs-es, le principal objectif de cet atelier sera de contribuer à inscrire la production de la relève dans lʼhistoire littéraire franco-canadienne récente. Les questions suivantes pourraient être abordées :

  • Quels éléments (objectifs ou subjectifs) déterminent qui est un écrivain de la relève?
  • La relève a-t-elle des formes et des thématiques privilégiées?
  • La relève se situe-t-elle dans la continuité ou est-elle plutôt en rupture avec ce qui lʼa précédée?
  • Comment les questions dʼuniversalisme/particularisme et de conscience/oubli sʼarticulent-elles dans les œuvres de la relève?
  • Y a-t-il des rapprochements entre les écrivains acadiens, franco-ontariens et de l’Ouest francophone de la relève?
  • La relève artistique se fait-elle par des avenues non littéraires? Se retrouve-t-elle dans la pratique d’autres disciplines (chanson, arts visuels, arts médiatiques, danse, etc.) ou dans des pratiques interdisciplinaires?
  • Peut-on dégager une tendance générale dans la réception de la production de la relève? Quelle place la relève occupe-t-elle dans le discours critique?

Les propositions de communication (250 mots), avec les coordonnées et une bio-bibliographie de lʼauteur-e, doivent être envoyées aux responsables de lʼatelier avant le 15 janvier 2018.

Responsables :

Pénélope Cormier, Université de Moncton (penelope.cormier@umoncton.ca)

Isabelle Kirouac Massicotte, Université de Moncton (isabelle.kirouac@unibo.it)

Textes cités :

Raoul Boudreau, « Les poètes acadiens de la relève », Studies in Canadian Literature/Études en littérature canadienne, vol. 30, no 1, 2005, en ligne, https://journals.lib.unb.ca/index.php/scl/article/view/15279/16366.

Benoit Doyon Gosselin, « À lʼOuest, rien de nouveau… mais un corpus bien vivant », Québec français, no 174, 2015, p. 61-62.

Lucie Hotte et François Ouellet (dir.), La littérature franco-ontarienne depuis 1996. Nouveaux enjeux esthétiques, Sudbury, Prise de parole, coll. « Agora », 2016.