Incident au Congrès

 

Au nom de tous les membres de l’ALCQ, le Bureau exécutif souhaite exprimer ses regrets au sujet du profilage racial qui a eu lieu le 2 juin 2019 lors du Congrès annuel des Sciences humaines et sociales qui s’est tenu à l’Université de la Colombie-Britannique.

Nous pressons le Bureau de la Fédération d’enquêter sur cette affaire pour s’assurer que les futurs Congrès demeurent des espaces ouverts et inclusifs pour les échanges intellectuels et culturels.

Nous souhaitons également à cette occasion réaffirmer que notre association valorise la diversité dans toutes ses formes.

Rita Bode et Jean Mitchell, lauréats du Gabrielle Roy Prize 2018

Rita Bode et Jean Mitchell, lauréats du Gabrielle Roy Prize 2018

Rita Bode and Jean Mitchell are the winners of the Gabrielle Roy Prize 2018 for their edited collection on L.M. Montgomery and the Matter of Nature(s) published by McGill-Queen’s University Press.

The jury was composed of Alison Calder (University of Manitoba), Ian Rae (King’s College, Western University), and Andrea Cabajsky (Université de Moncton, President of the jury). The prize was awarded at a reception held by the Association for Canadian and Quebec literatures on the evening of June 1st in Vancouver.

The jury praised this well-curated collection of essays approaches the intersection of humanity and ‘nature’ from diverse and exciting perspectives. Although the individual essays come from a variety of fields, including (but not limited to) literature, animal studies, and law, the collection is both concise and coherent. These excellent analyses of familiar texts and figures provide new and useful insights into individual works and the larger field of ecocritical studies generally. L.M. Montgomery and the Matter of Nature(s) illustrates what anyone familiar with the orchard in Anne of Green Gables already knows- -that Montgomery’s flair for pastoral writing is among her finest attributes as a serious writer. However, the conceptual underpinnings of the collection shed new light on how this relation between place and character is part of a more sophisticated ecology of beliefs and behaviours that are urgently needed in a world facing widespread environmental degradation, accelerating climate change, and mass extinctions of flora and fauna.

The jury would also like to congratulate the two other finalists in this year’s competition: Daniel Heath Justice for Why Indigenous Literatures Matter (Wilfrid Laurier University Press) and Michael A. Peterman for Delicious Mirth: The Life and Times of James McCarroll (McGill-Queen’s University Press).

Daniel Heath Justice’s rigorous but accessible study of North American Indigenous literatures makes a convincing argument for their importance to everyone. Stressing the need for individuals to restore and maintain meaningful relationships with the elements of the world around them, this book insists on making literary and personal connections that are both uncomfortable and joyful. It goes beyond advocating for a shift in the perception of Indigenous figures in literature, or the perception of Indigenous authors within contemporary canons and marketplaces, by also demonstrating the insights and ethical realignments produced by reading from an Indigenous perspective. With great patience, generosity, and humour, Justice illustrates a number of strategies readers can pursue to make this shift occur. Why Indigenous Literatures Matter is an important work that deserves a wide readership.”

The result of meticulous research over decades, Delicious Mirth illuminates both James McCarroll and the nineteenth-century literary and social contexts in which he moved. It marshals particular details in the service of a larger narrative of North American Irishness, suggesting the value of revisiting a prolific but now-forgotten literary figure. It also performs the surprising task of shedding new light on multiple genres: early Canadian poetry, early Canadian theatre history, and early Canadian political writing. Scholars interested in Thomas D’Arcy McGee, Susanna Moodie, Catharine Parr Traill, and other pre-Confederation literary figures will want to learn about the role that McCarroll played in Ontario’s cultural and political milieux.

Merci de vous référer à la page en anglais.

Adrien Rannaud, lauréat du prix Gabrielle-Roy 2018

Adrien Rannaud, lauréat du prix Gabrielle-Roy 2018

Adrien Rannaud est le lauréat du prix Gabrielle-Roy 2018 pour De l’amour et de l’audace. Femmes et roman au Québec dans les années 1930 (Presses de l’Université de Montréal).

Le jury était composé de Karine Abadie (Memorial University), Eftihia Mihelakis (Brandon University, Présidente du prix) et Anne Martine Parent (Université du Québec à Chicoutimi). Ce dernier a sélectionné le livre d’Adrien Rannaud parmi les vingt-deux ouvrages reçus. Le Prix a été remis lors de la réception du samedi 1er juin 2019, qui a eu lieu de 17h à 18h30 dans la salle UCLL Ideas Lounge, située à
Vancouver sur le campus de la University of British Columbia.

À l’unanimité, le jury s’est prononcé en faveur du livre d’Adrien Rannaud paru en 2018 aux Presses de l’Université de Montréal, dans la collection « Nouvelles études québécoises ». Adrien Rannaud réussit de façon remarquable à mettre en perspective la
signification symbolique, culturelle et historique de l’émergence de l’édition moderne pour les femmes et plus particulièrement pour les écrivaines. Ce livre est manifestement le fruit d’un travail rigoureux qui a nécessité une recherche et une analyse minutieuses
de l’émergence de la figure d’écrivaine dans la période de l’entre-deux guerres au Québec. Le jury tient également à souligner la clarté de l’ouvrage qui, grâce à la qualité de son écriture et à l’organisation de son propos, parvient à déplier un sujet en témoignant d’une
recherche approfondie sur un corpus encore peu connu.

Le jury du prix Gabrielle-Roy 2018 tient également à féliciter Marie-Frédérique Desbiens pour Le Premier romantisme au Canada. Entre engagement littéraire et politique, paru chez Nota Bene. Marie-Frédérique Desbiens réussit à redonner sens au concept de romantisme en réévaluant son ampleur sociopolitique pour le Canada dès la première moitié du XIXe siècle. Il faut souligner l’ampleur du travail de recherche qu’a nécessité cette importante contextualisation, laquelle est remarquablement menée. L’ouvrage s’attache aussi à déceler les différentes formes d’inscription du romantisme au sein de la littérature canadienne-française, embrassant un corpus vaste, composé de
périodiques, d’ouvrages sur l’histoire littéraire et culturelle, les générations et le nationalisme. Marie-Frédérique Desbiens présente un panorama exhaustif de la question en regroupant de façon claire et rigoureuse les caractéristiques au cœur de ce
mouvement innovateur qui a laissé des traces au Canada. Cet ouvrage, qui fait preuve d’une érudition remarquable, apporte ainsi un éclairage décisif sur un mouvement littéraire et politique.

Le jury tient enfin à souligner la qualité de l’ouvrage collectif Espaces critiques. Écrire sur la littérature et les autres arts au Québec (1920-1960), paru aux Presses de l’Université Laval et dirigé par Karine Cellard et Vincent Lambert. Karine Cellard et Vincent Lambert parviennent à proposer avec brio une histoire de la critique au carrefour de la littérature et des autres arts. En se penchant sur une période encore peu connue au Québec, les années 1920 à 1960, l’ouvrage propose un ensemble cohérent de contributions témoignant d’un travail collaboratif. Ce dernier fait la lecture de critiques écrites par des écrivains, mais en contribuant largement au développement de la critique cinématographique, musicale et artistique. Le souci critique de cet ouvrage ajouté à la clarté du propos et à la réflexion délibérément chronologique contribuent à l’avancement du champ de la critique littéraire et artistique. Cet ouvrage apporte ainsi un éclairage décisif sur les modalités de rencontre entre le littéraire et le travail interprétatif pour la période ciblée.

Crédit: Atwood Photographie

Charlotte Comtois, lauréate du prix Barbara-Godard 2019

Charlotte Comtois, lauréate du prix Barbara-Godard 2019

L’ALCQ a le plaisir d’annoncer que le prix Barbara-Godard 2019 a été remis à Charlotte Comtois pour sa communication « Chroniques de l’intranquillité: lieux et précarité dans Le jeu de la musique de Stéfanie Clermont ».

Charlotte Comtois est candidate au doctorat à l’Université de Sherbrooke. C’est dans une langue d’une grande clarté et un propos extrêmement bien construit que la lauréate aborde, à travers l’étude de ce récent recueil de nouvelles, des sujets d’actualité tels que la fluidité de genre, la violence faite aux femmes et aux minorités de genre et les dynamiques spatiales qui en résultent. Le jury a apprécié l’orthographe inclusive employée par l’autrice, ainsi que le fait qu’elle s’appuie sur des travaux de recherche récents réalisés par d’autres jeunes chercheures, en plus des références attendues. Félicitations à la lauréate pour cette excellente communication!

Le jury était composé d’Élise Lepage (Présidente de l’ALCQ, 2017-2019), Nicole Boudreau (Université du Maine à Fort Kent) et Heather Macfarlane (Université Queen’s).

Crédit photographique : Marie-Pier Boisvert

Conférence plénière de Deni Ellis Béchard

Conférence plénière de Deni Ellis Béchard

Deni Ellis Béchard, romancier, journaliste indépendant, photographe, militant et auteur de Vandal Love ou Perdus en Amérique (Prix du Commonwealth du premier roman) présentera l’une des conférences plénières lors du colloque 2019 de l’ALCQ. 

 

Conférence plénière de Sherrill Grace

Conférence plénière de Sherrill Grace

Sherrill Grace, membre de l’Ordre du Canada, récipiendaire du prix Killam et professeure émérite de littérature canadienne à l’Université de la Colombie-Britannique, présentera l’une des conférences plénières lors du colloque 2019 de l’ALCQ.

Appel 2019

Appel 2019

L’appel à séances organisées par des membres et à communications est paru. Prenez-en connaissance ici!

Sophie Dubois, lauréate du prix Gabrielle-Roy 2017

Sophie Dubois, lauréate du prix Gabrielle-Roy 2017

La gagnante du Prix Gabrielle-Roy 2017 (section francophone), qui récompense chaque année le meilleur ouvrage de critique littéraire écrit en français, est Sophie Dubois pour Refus global. Histoire d’une réception partielle, paru aux Presses de l’Université de Montréal.

Grâce à un admirable travail de recherche et à une minutieuse exégèse de la réception critique du Refus global, Sophie Dubois nous offre ici une étude magistrale qui renouvelle de fond en combles notre lecture de cet ouvrage mythique, véritable pierre angulaire de l’imaginaire québécois contemporain. Le jury a souligné la profonde intelligence avec laquelle l’auteure a reconstitué le parcours du livre, depuis l’horizon d’attente qui a permis sa naissance jusqu’à son ultime consécration comme « lieu de mémoire » artistique et sociologique. Chemin faisant, sur les traces de Refus global, cet ouvrage nous amène à revisiter toute l’histoire culturelle du Québec des soixante-quinze dernières années. Rédigée dans un style sobre et élégant, cette Histoire d’une réception partielle procure de surcroît un véritable plaisir de lecture, ce qui n’est pas pour déplaire dans le cas d’une étude de cette ampleur. D’ores et déjà, en somme, ce récit scientifique peut être considéré comme un incontournable.

Le jury était composé cette année de Adina Balint (Université de Winnipeg), Marcel Olscamp (Université d’Ottawa) et Jimmy Thibeault (Université Sainte-Anne). Il a sélectionné le livre de Sophie Dubois parmi les dix-huit ouvrages reçus. Le prix a été remis lors de la réception de l’Association des littératures canadienne et québécoise le soir du 26 mai 2018, à Regina.

Emily Bednarz, Lauréate du prix Barbara Godard 2018

Emily Bednarz, Lauréate du prix Barbara Godard 2018

Emily Bednarz est la lauréate du prix Barbara-Godard 2018 pour jeunes chercheur.e.s pour sa communication « Assembling Urban Archives: Reading Daphne Marlatt’s Liquidities: Vancouver Poems Then and Now ». Le prix lui a été remis durant la réception du prix Gabrielle-Roy à l’Université de Regina.

Dans sa communication, Emily Bednarz se donne le projet à la fois original et difficile qui consiste à retracer « les représentations des apparitions historiques » de Vancouver, tout en comparant les deux éditions des textes comme « représentatives de ces apparitions urbaines ». Se prêter à des analyses détaillées en poésie peut être un exercice particulièrement exigeant, et le jury a souligné le fait que les études diachroniques en poésie canadienne et québécoise sont encore rares. La communication d’Emily est bien définie, convaincante et écrite dans un style irréprochable. Félicitations à la lauréate pour cette excellente communication!

 

Une mention spéciale est décernée à Johanne Lalonde pour sa communication « L’autoportrait littéraire dans la poésie lyrique de Joe Bocan: de la figure sociale de l’auteure-compositrice-interprète à la représentation idiosyncrasique de son intimité. » Le jury a notamment apprécié la façon dont Johanne a approché les chansons de Joe Bocan en suggérant des parallèles avec Joséphine Baker. Par ailleurs, Johanne réussit, à partir de textes relativement courts et qui peuvent sembler faciles d’accès, à produire une lecture élaborée et d’une grande sensibilité à plusieurs enjeux sociaux majeurs.

 

Incident au Congrès

 

Au nom de tous les membres de l’ALCQ, le Bureau exécutif souhaite exprimer ses regrets au sujet du profilage racial qui a eu lieu le 2 juin 2019 lors du Congrès annuel des Sciences humaines et sociales qui s’est tenu à l’Université de la Colombie-Britannique.

Nous pressons le Bureau de la Fédération d’enquêter sur cette affaire pour s’assurer que les futurs Congrès demeurent des espaces ouverts et inclusifs pour les échanges intellectuels et culturels.

Nous souhaitons également à cette occasion réaffirmer que notre association valorise la diversité dans toutes ses formes.

Rita Bode et Jean Mitchell, lauréats du Gabrielle Roy Prize 2018

Rita Bode et Jean Mitchell, lauréats du Gabrielle Roy Prize 2018

Rita Bode and Jean Mitchell are the winners of the Gabrielle Roy Prize 2018 for their edited collection on L.M. Montgomery and the Matter of Nature(s) published by McGill-Queen’s University Press.

The jury was composed of Alison Calder (University of Manitoba), Ian Rae (King’s College, Western University), and Andrea Cabajsky (Université de Moncton, President of the jury). The prize was awarded at a reception held by the Association for Canadian and Quebec literatures on the evening of June 1st in Vancouver.

The jury praised this well-curated collection of essays approaches the intersection of humanity and ‘nature’ from diverse and exciting perspectives. Although the individual essays come from a variety of fields, including (but not limited to) literature, animal studies, and law, the collection is both concise and coherent. These excellent analyses of familiar texts and figures provide new and useful insights into individual works and the larger field of ecocritical studies generally. L.M. Montgomery and the Matter of Nature(s) illustrates what anyone familiar with the orchard in Anne of Green Gables already knows- -that Montgomery’s flair for pastoral writing is among her finest attributes as a serious writer. However, the conceptual underpinnings of the collection shed new light on how this relation between place and character is part of a more sophisticated ecology of beliefs and behaviours that are urgently needed in a world facing widespread environmental degradation, accelerating climate change, and mass extinctions of flora and fauna.

The jury would also like to congratulate the two other finalists in this year’s competition: Daniel Heath Justice for Why Indigenous Literatures Matter (Wilfrid Laurier University Press) and Michael A. Peterman for Delicious Mirth: The Life and Times of James McCarroll (McGill-Queen’s University Press).

Daniel Heath Justice’s rigorous but accessible study of North American Indigenous literatures makes a convincing argument for their importance to everyone. Stressing the need for individuals to restore and maintain meaningful relationships with the elements of the world around them, this book insists on making literary and personal connections that are both uncomfortable and joyful. It goes beyond advocating for a shift in the perception of Indigenous figures in literature, or the perception of Indigenous authors within contemporary canons and marketplaces, by also demonstrating the insights and ethical realignments produced by reading from an Indigenous perspective. With great patience, generosity, and humour, Justice illustrates a number of strategies readers can pursue to make this shift occur. Why Indigenous Literatures Matter is an important work that deserves a wide readership.”

The result of meticulous research over decades, Delicious Mirth illuminates both James McCarroll and the nineteenth-century literary and social contexts in which he moved. It marshals particular details in the service of a larger narrative of North American Irishness, suggesting the value of revisiting a prolific but now-forgotten literary figure. It also performs the surprising task of shedding new light on multiple genres: early Canadian poetry, early Canadian theatre history, and early Canadian political writing. Scholars interested in Thomas D’Arcy McGee, Susanna Moodie, Catharine Parr Traill, and other pre-Confederation literary figures will want to learn about the role that McCarroll played in Ontario’s cultural and political milieux.

Merci de vous référer à la page en anglais.

Adrien Rannaud, lauréat du prix Gabrielle-Roy 2018

Adrien Rannaud, lauréat du prix Gabrielle-Roy 2018

Adrien Rannaud est le lauréat du prix Gabrielle-Roy 2018 pour De l’amour et de l’audace. Femmes et roman au Québec dans les années 1930 (Presses de l’Université de Montréal).

Le jury était composé de Karine Abadie (Memorial University), Eftihia Mihelakis (Brandon University, Présidente du prix) et Anne Martine Parent (Université du Québec à Chicoutimi). Ce dernier a sélectionné le livre d’Adrien Rannaud parmi les vingt-deux ouvrages reçus. Le Prix a été remis lors de la réception du samedi 1er juin 2019, qui a eu lieu de 17h à 18h30 dans la salle UCLL Ideas Lounge, située à
Vancouver sur le campus de la University of British Columbia.

À l’unanimité, le jury s’est prononcé en faveur du livre d’Adrien Rannaud paru en 2018 aux Presses de l’Université de Montréal, dans la collection « Nouvelles études québécoises ». Adrien Rannaud réussit de façon remarquable à mettre en perspective la
signification symbolique, culturelle et historique de l’émergence de l’édition moderne pour les femmes et plus particulièrement pour les écrivaines. Ce livre est manifestement le fruit d’un travail rigoureux qui a nécessité une recherche et une analyse minutieuses
de l’émergence de la figure d’écrivaine dans la période de l’entre-deux guerres au Québec. Le jury tient également à souligner la clarté de l’ouvrage qui, grâce à la qualité de son écriture et à l’organisation de son propos, parvient à déplier un sujet en témoignant d’une
recherche approfondie sur un corpus encore peu connu.

Le jury du prix Gabrielle-Roy 2018 tient également à féliciter Marie-Frédérique Desbiens pour Le Premier romantisme au Canada. Entre engagement littéraire et politique, paru chez Nota Bene. Marie-Frédérique Desbiens réussit à redonner sens au concept de romantisme en réévaluant son ampleur sociopolitique pour le Canada dès la première moitié du XIXe siècle. Il faut souligner l’ampleur du travail de recherche qu’a nécessité cette importante contextualisation, laquelle est remarquablement menée. L’ouvrage s’attache aussi à déceler les différentes formes d’inscription du romantisme au sein de la littérature canadienne-française, embrassant un corpus vaste, composé de
périodiques, d’ouvrages sur l’histoire littéraire et culturelle, les générations et le nationalisme. Marie-Frédérique Desbiens présente un panorama exhaustif de la question en regroupant de façon claire et rigoureuse les caractéristiques au cœur de ce
mouvement innovateur qui a laissé des traces au Canada. Cet ouvrage, qui fait preuve d’une érudition remarquable, apporte ainsi un éclairage décisif sur un mouvement littéraire et politique.

Le jury tient enfin à souligner la qualité de l’ouvrage collectif Espaces critiques. Écrire sur la littérature et les autres arts au Québec (1920-1960), paru aux Presses de l’Université Laval et dirigé par Karine Cellard et Vincent Lambert. Karine Cellard et Vincent Lambert parviennent à proposer avec brio une histoire de la critique au carrefour de la littérature et des autres arts. En se penchant sur une période encore peu connue au Québec, les années 1920 à 1960, l’ouvrage propose un ensemble cohérent de contributions témoignant d’un travail collaboratif. Ce dernier fait la lecture de critiques écrites par des écrivains, mais en contribuant largement au développement de la critique cinématographique, musicale et artistique. Le souci critique de cet ouvrage ajouté à la clarté du propos et à la réflexion délibérément chronologique contribuent à l’avancement du champ de la critique littéraire et artistique. Cet ouvrage apporte ainsi un éclairage décisif sur les modalités de rencontre entre le littéraire et le travail interprétatif pour la période ciblée.

Crédit: Atwood Photographie

Charlotte Comtois, lauréate du prix Barbara-Godard 2019

Charlotte Comtois, lauréate du prix Barbara-Godard 2019

L’ALCQ a le plaisir d’annoncer que le prix Barbara-Godard 2019 a été remis à Charlotte Comtois pour sa communication « Chroniques de l’intranquillité: lieux et précarité dans Le jeu de la musique de Stéfanie Clermont ».

Charlotte Comtois est candidate au doctorat à l’Université de Sherbrooke. C’est dans une langue d’une grande clarté et un propos extrêmement bien construit que la lauréate aborde, à travers l’étude de ce récent recueil de nouvelles, des sujets d’actualité tels que la fluidité de genre, la violence faite aux femmes et aux minorités de genre et les dynamiques spatiales qui en résultent. Le jury a apprécié l’orthographe inclusive employée par l’autrice, ainsi que le fait qu’elle s’appuie sur des travaux de recherche récents réalisés par d’autres jeunes chercheures, en plus des références attendues. Félicitations à la lauréate pour cette excellente communication!

Le jury était composé d’Élise Lepage (Présidente de l’ALCQ, 2017-2019), Nicole Boudreau (Université du Maine à Fort Kent) et Heather Macfarlane (Université Queen’s).

Crédit photographique : Marie-Pier Boisvert

Conférence plénière de Deni Ellis Béchard

Conférence plénière de Deni Ellis Béchard

Deni Ellis Béchard, romancier, journaliste indépendant, photographe, militant et auteur de Vandal Love ou Perdus en Amérique (Prix du Commonwealth du premier roman) présentera l’une des conférences plénières lors du colloque 2019 de l’ALCQ. 

 

Conférence plénière de Sherrill Grace

Conférence plénière de Sherrill Grace

Sherrill Grace, membre de l’Ordre du Canada, récipiendaire du prix Killam et professeure émérite de littérature canadienne à l’Université de la Colombie-Britannique, présentera l’une des conférences plénières lors du colloque 2019 de l’ALCQ.

Appel 2019

Appel 2019

L’appel à séances organisées par des membres et à communications est paru. Prenez-en connaissance ici!

Sophie Dubois, lauréate du prix Gabrielle-Roy 2017

Sophie Dubois, lauréate du prix Gabrielle-Roy 2017

La gagnante du Prix Gabrielle-Roy 2017 (section francophone), qui récompense chaque année le meilleur ouvrage de critique littéraire écrit en français, est Sophie Dubois pour Refus global. Histoire d’une réception partielle, paru aux Presses de l’Université de Montréal.

Grâce à un admirable travail de recherche et à une minutieuse exégèse de la réception critique du Refus global, Sophie Dubois nous offre ici une étude magistrale qui renouvelle de fond en combles notre lecture de cet ouvrage mythique, véritable pierre angulaire de l’imaginaire québécois contemporain. Le jury a souligné la profonde intelligence avec laquelle l’auteure a reconstitué le parcours du livre, depuis l’horizon d’attente qui a permis sa naissance jusqu’à son ultime consécration comme « lieu de mémoire » artistique et sociologique. Chemin faisant, sur les traces de Refus global, cet ouvrage nous amène à revisiter toute l’histoire culturelle du Québec des soixante-quinze dernières années. Rédigée dans un style sobre et élégant, cette Histoire d’une réception partielle procure de surcroît un véritable plaisir de lecture, ce qui n’est pas pour déplaire dans le cas d’une étude de cette ampleur. D’ores et déjà, en somme, ce récit scientifique peut être considéré comme un incontournable.

Le jury était composé cette année de Adina Balint (Université de Winnipeg), Marcel Olscamp (Université d’Ottawa) et Jimmy Thibeault (Université Sainte-Anne). Il a sélectionné le livre de Sophie Dubois parmi les dix-huit ouvrages reçus. Le prix a été remis lors de la réception de l’Association des littératures canadienne et québécoise le soir du 26 mai 2018, à Regina.

Emily Bednarz, Lauréate du prix Barbara Godard 2018

Emily Bednarz, Lauréate du prix Barbara Godard 2018

Emily Bednarz est la lauréate du prix Barbara-Godard 2018 pour jeunes chercheur.e.s pour sa communication « Assembling Urban Archives: Reading Daphne Marlatt’s Liquidities: Vancouver Poems Then and Now ». Le prix lui a été remis durant la réception du prix Gabrielle-Roy à l’Université de Regina.

Dans sa communication, Emily Bednarz se donne le projet à la fois original et difficile qui consiste à retracer « les représentations des apparitions historiques » de Vancouver, tout en comparant les deux éditions des textes comme « représentatives de ces apparitions urbaines ». Se prêter à des analyses détaillées en poésie peut être un exercice particulièrement exigeant, et le jury a souligné le fait que les études diachroniques en poésie canadienne et québécoise sont encore rares. La communication d’Emily est bien définie, convaincante et écrite dans un style irréprochable. Félicitations à la lauréate pour cette excellente communication!

 

Une mention spéciale est décernée à Johanne Lalonde pour sa communication « L’autoportrait littéraire dans la poésie lyrique de Joe Bocan: de la figure sociale de l’auteure-compositrice-interprète à la représentation idiosyncrasique de son intimité. » Le jury a notamment apprécié la façon dont Johanne a approché les chansons de Joe Bocan en suggérant des parallèles avec Joséphine Baker. Par ailleurs, Johanne réussit, à partir de textes relativement courts et qui peuvent sembler faciles d’accès, à produire une lecture élaborée et d’une grande sensibilité à plusieurs enjeux sociaux majeurs.