La lauréate du Prix-Gabrielle Roy 2019 (section francophone)

L’Association des littératures canadienne et québécoise (ALCQ) est heureuse d’annoncer que la lauréate du Prix Gabrielle-Roy 2019 (section francophone), lequel récompense chaque année le meilleur ouvrage de critique littéraire écrit en français portant sur les littératures canadienne et/ou québécoise, est Marie-Andrée Lamontagne pour Anne Hébert, vivre pour écrire (Les Éditions du Boréal). Le jury a été formé de Daniel Laforest (The University of Alberta), Julien Lefort-Favreau (Queen’s University) et Eftihia Mihelakis (Brandon University). La remise du Prix est prévue lors du prochain Congrès des sciences humaines lequel aura lieu à la University of Alberta, à Edmonton, au printemps 2021.

À l’unanimité, le jury s’est prononcé en faveur du livre, Anne Hébert, vivre pour écrire de Marie-Andrée Lamontagne. L’autrice a fait montre d’une érudition qui dépasse la vie d’Anne Hébert. Si cet ouvrage réussit à dresser le portrait familial de cette dernière, de ses amitiés (notamment celles de Monique Bosco et Jeanne Lapointe), des conditions d’exercice de son métier, de la géographie plurielle de son parcours, c’est aussi de toute la vie culturelle qu’il parvient à restituer. Lamontagne jette la lumière sur des réseaux féminins dans lesquels Hébert s’inscrit et qui sont trop peu souvent considérés dans le champ des études littéraires du Québec. Cette biographie contribue donc à l’institutionnalisation d’Anne Hébert, comme l’ont fait avant elle François Ricard sur Gabrielle Roy, Michel Biron sur Saint-Denys Garneau et Pierre Nepveu sur Gaston Miron. Le jury tenait par ailleurs à souligner que cette entreprise avait été réalisée hors de l’université et des infrastructures qui permettent habituellement de mener une quantité aussi importante d’entretiens et de faire des recherches en archives.

Le jury du Prix tient à féliciter Lucie Hotte et Johanne Melançon pour l’ouvrage collectif Robert Dickson. Écrire en temps de paix relative, paru aux Éditions Prise de parole. Hotte et Melançon proposent une lecture pluridimensionnelle de l’œuvre de Robert Dickson et du rare parcours d’un anglophone qui a su non seulement s’intégrer au sein de la communauté franco-ontarienne de Sudbury, mais également s’y investir pour aller à la rencontre de l’Autre sous toutes ses formes. En dépliant les multiples visages d’une figure de proue dans le champ culturel franco-ontarien, les auteurs et autrices de l’ouvrage ont su montrer, autant grâce à la qualité de l’écriture qu’à la richesse de leur matériau de recherche, comment l’œuvre de Dickson témoigne d’un engagement poétique, éthique et social.

Le jury tenait également à féliciter Pamela V. Sing et Jimmy Thibeault pour l’ouvrage collectif Marguerite-A. Primeau, première femme de lettres du Far Ouest canadien, paru aux Éditions David. Sing et Thibeault révèlent la portée autant de Marguerite-A. Primeau que de son œuvre dans l’histoire de la francophonie de l’Ouest canadien. L’ouvrage dresse aussi les enjeux vécus par une femme de lettres bilingue et bi-culturelle qui a traversé tout le 20e siècle ainsi que des rapports complexes entre les francophones en contexte minoritaire et les structures hégémoniques liées à l’identité (ici de la langue et du genre).

 

Renseignements :

Eftihia Mihelakis

Présidente du jury (section francophone), ALCQ/ACQL

MihelakisE@brandonu.ca

Les finalistes pour le prix Gabrielle-Roy 2019

L’Association des littératures canadienne et québécoise (ALCQ) est heureuse d’annoncer la liste des finalistes pour l’obtention du Prix Gabrielle-Roy 2019 (section francophone) qui récompense chaque année le meilleur ouvrage de critique littéraire écrit en français portant sur les littératures canadienne et/ou québécoise. Les finalistes sont (en ordre alphabétique) : Lucie Hotte et Johanne Melançon pour l’ouvrage collectif Robert Dickson. Écrire en temps de paix relative (Éditions Prise de parole) ; Marie-Andrée Lamontagne pour Anne Hébert, vivre pour écrire (Les Éditions du Boréal) ; Pamela V. Sing et Jimmy Thibeault pour l’ouvrage collectif Marguerite-A. Primeau, première femme de lettres du Far Ouest canadien (Les Éditions David). Ces finalistes ont été choisis par un jury formé de Daniel Laforest (The University of Alberta), Julien Lefort-Favreau (Queen’s University) et Eftihia Mihelakis (Brandon University). Le nom du lauréat ou de la lauréate sera annoncé publiquement le 15 septembre 2020.

The Association for Canadian and Quebec Literatures (ACQL) is pleased to announce the finalists for the 2019 Gabrielle Roy Prize (English section), which each year honours the best work of Canadian literary criticism published in English. This year’s shortlisted finalists (in alphabetical order) are Jody Mason for Home Feelings: Liberal Citizenship and the Canadian Reading Camp Movement (McGill-Queen’s University Press), Tony Tremblay for The Fiddlehead Moment: Pioneering an Alternative Canadian Modernism in New Brunswick (McGill-Queen’s University Press), and J. A. Weingarten for Sharing the Past: The Reinvention of History in Canadian Poetry since 1960 (University of Toronto Press). The shortlist was chosen by a jury composed of Margery Fee (University of British Columbia), Heidi Tiedemann-Darroch (Camosun College), and Veronica Austen (St. Jerome’s University). The winner will be announced publicly on September 15th 2020.

Renseignements :

Eftihia Mihelakis

Présidente du Jury, section francophone, ALCQ/ACQL

Department of Classical and Modern Languages

Brandon University

MihelakisE@brandonu.ca 

 

Veronica Austen

Chair of the Jury, English Section, ACQL/ALCQ

Department of English

St. Jerome’s University at the University of Waterloo

vjausten@uwaterloo.ca

Colloque annuel annulé

À cause du coronavirus, la Fédération a décidé qu’il n’y aura pas de Congrès 2020 en personne. Par conséquent, le Conseil de l’ALCQ est parvenu à la décision unanime de se retirer entièrement du Congrès 2020. Je tiens à vous assurer que nous sommes arrivés à cette décision après des délibérations prudentes et réfléchies, et non sans un pincement au cœur. Nous avons pris cette décision après avoir mesuré les implications d’une conférence virtuelle, y compris de nombreuses complications logistiques aux niveaux de la coordination avec d’autres associations qui se sont déjà retirées du Congrès, des contraintes et conflits de temps, du manque d’accessibilité à la technologie adéquate, du risque d’exclure des membres, et des coûts envisagés par la Fédération. Nous avons dû également admettre que dans le cadre d’une conférence en ligne nous ne pourrions pas profiter de tout ce que peut apporter les nombreux contacts et échanges en personne que nous avons l’habitude de faire au cours d’un colloque de l’ALCQ.

Beaucoup d’entre vous ont déjà payé les frais du Congrès, y compris les frais du colloque de l’ALCQ, par le biais du site du Congrès. Nous attendons une annonce officielle de la part de la Fédération sur les détails du processus des remboursements. Certains d’entre vous ont déjà payé les frais d’adhésion à l’ALCQ pour l’année 2020 sur le site web de l’ALCQ. Si vous avez payé ces frais dans le seul but de participer au colloque annuel, et si vous désirez annuler votre adhésion à l’association, nous pouvons vous offrir un remboursement complet. Dans ce cas, veuillez envoyer une demande par courriel à notre trésorier, Steven Urquhart (steven.urquhart@uleth.ca).

Si votre communication a été incluse dans le programme du colloque de l’ALCQ cette année, le Conseil vous invite à présenter votre communication au Congrès 2021. Si cette invitation vous intéresse, veuillez tout simplement soumettre à nouveau votre proposition avant la date limite pour l’appel général début janvier 2021. Bien que nous ne puissions pas garantir que votre communication fera partie de la même séance, votre communication sera incluse dans le programme. Et quoique nous regrettions que les participant.e.s ne puissent pas présenter leurs communications en personne cette année, nous vous encourageons à faire mention dans vos rapports annuels ainsi que sur votre curriculum vitae que votre proposition a été formellement acceptée pour le colloque annuel 2020 de l’ALCQ.

Je tiens à confirmer que le jury francophone et le jury anglophone du Prix Gabrielle-Roy, présidés par Eftihia Mihelakis et Veronica Austen, continueront leur travail, et que les finalistes ainsi que les gagnant.e.s pour l’année 2020 seront annoncé.e.s en fin d’été et en début d’automne.

J’aimerais aussi vous confirmer que c’est toujours notre intention de tenir notre assemblée générale annuelle (en ligne) à la fin du mois de mai. Je vous enverrai un courriel avec plus d’informations dans les semaines à venir.

Je tiens à remercier toutes celles et tous ceux qui ont proposé une communication pour le colloque, les organisateurs et organisatrices des séances, nos invité.e.s de séances plénières Dr. Janet Paterson et Dr. David Bentley, nos vice-présidents Julien Defraeye et Thomas Hodd qui ont créé un programme très riche, et notre coordinatrice locale Alicia Robinet pour son soutien et sa planification minutieuse. La coordination et le travail impressionnants de la part de tout le monde ne font que rendre l’annulation du colloque (autrement nécessaire) d’autant plus regrettable.

En vous souhaitant le meilleur succès pendant ces temps difficiles, et en espérant vous voir toutes et tous lors du colloque de l’ALCQ 2021 à Edmonton.

Cordialement,

Scott Powers, Président de l’ALCQ

 

Janet Paterson Table Ronde plénière 2020

Janet Paterson Table Ronde plénière 2020

L’ALCQ a le plaisir d’annoncer que Janet M. Paterson, professeure émérite de l’Université de Toronto, donnera une conférencière plénière lors du colloque annuel au Congrès 2020 à l’Université Western. Une table ronde conjointe avec l’APFUCC intitulée « La traversée des frontières. Une conversation avec Janet M. Paterson, Université de Toronto », animée par les professeures Tara Collington, Catherine Khordoc et Karin Schwerdtner, présentera une exploration interactive des nombreuses frontières en études françaises que les publications de Paterson ont remises en question.

Du déploiement de la sémiotique à l’avènement des théories « queer », de l’étude de romans canoniques à celle des écritures minoritaires, de la transmission de cours magistraux à la pratique d’une pédagogie interactive, du passage, enfin, d’un « Même » socioculturel à un « Autre » multiple et hétérogène, ce sont les frontières des études françaises qui ont été remises en question ou bien franchies depuis plus d’un quart de siècle. Et pourtant, ce sont précisément les limites et les contours de notre savoir littéraire et de sa dissémination qui nous sollicitent d’urgence aujourd’hui. Le moment est venu en effet d’explorer des terrains culturels inédits, de dépasser certaines limites épistémologiques afin d’identifier de nouveaux espaces ; espaces fluides, souples, multidimensionnels à l’image de notre société ; espaces propices à l’épanouissement des savoirs, de l’enseignement universitaire et de diverses cultures. C’est ce dont nous proposons de discuter avec Janet M. Paterson dans le cadre de cette table ronde.

Janet Paterson est l’auteure de trois livres importants sur le roman québécois : Anne Hébert: architexture romanesque (Les Éditions de l’Université d’Ottawa, 1985), Moments postmodernes dans le roman québécois (Les Presses de l’Université d’Ottawa, 1990 ; traduit en anglais, University of Toronto Press, 1994) et Figures de l’Autre dans le roman québécois (Nota Bene, 2004). Elle a aussi rédigé un nombre important de chapitres de livres et d’articles parus dans des revues telles : Voix et Images, Études littéraires, University of Toronto Quarterly, Nouvelles Études francophones, et Yale French Studies, entre autres. Elle a dirigé ou codirigé trois collectifs et quatre numéros spéciaux de revue. Il ne faut pas non plus oublier ses contributions à la vie académique en tant que directrice du Département d’études françaises à Toronto, vice-doyenne de la Faculty of Arts & Science et, pendant dix ans, Principale à Innis College.

DMR Bentley Conférencier ALCQ juin 2020

DMR Bentley Conférencier ALCQ juin 2020

The ACQL is pleased and honored to announce that D.M.R. Bentley, Distinguished Professor of Canadian Literature, will be one of our plenary speakers at the June 2020 annual conference at Western University. The title of his presentation is « Archibald Lampman and Islamic Culture. »

“Modern life is vast and complex, and the poet often finds that such primary feelings as belong to all ages and places may be dealt with more freely and with a sharper accentuation, when they are wrought upon a background of ruder and simpler custom.” This apologia for Pre-Raphaelite medievalism by Archibald Lampman applies very well to an almost entirely neglected group of his works that use medieval and Renaissance Islamic culture as a “background”: a ballad (“A Spanish Taunt”) and an untitled fragment of a novel both set near the beginning of the Reconquista of Spain, and three poems – “Abu Midjan,” “Baki,” and “The Vase of Ibn Mokbil” – set in earlier phases of Islamic culture. By situating the five works in the contexts of Romantic-Victorian Orientalism, their sources in such works as Washington Irving’s Chronicle of the Conquest of Granada (1829) and Al-Makkari’s History of the Mohammedan Dynasties in Spain (1840, 1843), Lampman’s growing hostility to aspects of Christianity, and the loathing of avaricious individualism that took him to socialism, the paper will uncover a hitherto hidden and important aspect of one of English Canada’s most accomplished and enduringly relevant nineteenth-century writers.

D.M.R. Bentley is a Distinguished University Professor and the Carl F. Klinck Professor in Canadian Literature at Western University in London, Ontario. He has published widely in the fields of Canadian literature and culture and Victorian literature and art, and on the importance of the Arts and Humanities in society. His publications include Mimic Fires: Accounts of Early Long Poems on Canada (1994), Mnemographia Canadensis:  Essays on Memory, Community, and Environment in Canada (1999), The Confederation Group of Canadian Poets, 1880-1897 (2004), Canadian Architexts: Essays on Literature and Architecture in Canada, 1759 -2006 (2009), By Necessity and Indirection: Essays on Modernism in Canada (2015), and, on Archibald Lampman specifically, Fairy Tales (1999) Untitled Fragment of a Novel (2014), and Scribe: Archibald Lampman and Episkopon. A Facsimile Edition (2015). In 2015 he was awarded the Killam Prize in Humanities.

Incident au Congrès

 

Au nom de tous les membres de l’ALCQ, le Bureau exécutif souhaite exprimer ses regrets au sujet du profilage racial qui a eu lieu le 2 juin 2019 lors du Congrès annuel des Sciences humaines et sociales qui s’est tenu à l’Université de la Colombie-Britannique.

Nous pressons le Bureau de la Fédération d’enquêter sur cette affaire pour s’assurer que les futurs Congrès demeurent des espaces ouverts et inclusifs pour les échanges intellectuels et culturels.

Nous souhaitons également à cette occasion réaffirmer que notre association valorise la diversité dans toutes ses formes.

Rita Bode et Jean Mitchell, lauréats du Gabrielle Roy Prize 2018

Rita Bode et Jean Mitchell, lauréats du Gabrielle Roy Prize 2018

Rita Bode and Jean Mitchell are the winners of the Gabrielle Roy Prize 2018 for their edited collection on L.M. Montgomery and the Matter of Nature(s) published by McGill-Queen’s University Press.

The jury was composed of Alison Calder (University of Manitoba), Ian Rae (King’s College, Western University), and Andrea Cabajsky (Université de Moncton, President of the jury). The prize was awarded at a reception held by the Association for Canadian and Quebec literatures on the evening of June 1st in Vancouver.

The jury praised this well-curated collection of essays approaches the intersection of humanity and ‘nature’ from diverse and exciting perspectives. Although the individual essays come from a variety of fields, including (but not limited to) literature, animal studies, and law, the collection is both concise and coherent. These excellent analyses of familiar texts and figures provide new and useful insights into individual works and the larger field of ecocritical studies generally. L.M. Montgomery and the Matter of Nature(s) illustrates what anyone familiar with the orchard in Anne of Green Gables already knows- -that Montgomery’s flair for pastoral writing is among her finest attributes as a serious writer. However, the conceptual underpinnings of the collection shed new light on how this relation between place and character is part of a more sophisticated ecology of beliefs and behaviours that are urgently needed in a world facing widespread environmental degradation, accelerating climate change, and mass extinctions of flora and fauna.

The jury would also like to congratulate the two other finalists in this year’s competition: Daniel Heath Justice for Why Indigenous Literatures Matter (Wilfrid Laurier University Press) and Michael A. Peterman for Delicious Mirth: The Life and Times of James McCarroll (McGill-Queen’s University Press).

Daniel Heath Justice’s rigorous but accessible study of North American Indigenous literatures makes a convincing argument for their importance to everyone. Stressing the need for individuals to restore and maintain meaningful relationships with the elements of the world around them, this book insists on making literary and personal connections that are both uncomfortable and joyful. It goes beyond advocating for a shift in the perception of Indigenous figures in literature, or the perception of Indigenous authors within contemporary canons and marketplaces, by also demonstrating the insights and ethical realignments produced by reading from an Indigenous perspective. With great patience, generosity, and humour, Justice illustrates a number of strategies readers can pursue to make this shift occur. Why Indigenous Literatures Matter is an important work that deserves a wide readership.”

The result of meticulous research over decades, Delicious Mirth illuminates both James McCarroll and the nineteenth-century literary and social contexts in which he moved. It marshals particular details in the service of a larger narrative of North American Irishness, suggesting the value of revisiting a prolific but now-forgotten literary figure. It also performs the surprising task of shedding new light on multiple genres: early Canadian poetry, early Canadian theatre history, and early Canadian political writing. Scholars interested in Thomas D’Arcy McGee, Susanna Moodie, Catharine Parr Traill, and other pre-Confederation literary figures will want to learn about the role that McCarroll played in Ontario’s cultural and political milieux.

Merci de vous référer à la page en anglais.

Adrien Rannaud, lauréat du prix Gabrielle-Roy 2018

Adrien Rannaud, lauréat du prix Gabrielle-Roy 2018

Adrien Rannaud est le lauréat du prix Gabrielle-Roy 2018 pour De l’amour et de l’audace. Femmes et roman au Québec dans les années 1930 (Presses de l’Université de Montréal).

Le jury était composé de Karine Abadie (Memorial University), Eftihia Mihelakis (Brandon University, Présidente du prix) et Anne Martine Parent (Université du Québec à Chicoutimi). Ce dernier a sélectionné le livre d’Adrien Rannaud parmi les vingt-deux ouvrages reçus. Le Prix a été remis lors de la réception du samedi 1er juin 2019, qui a eu lieu de 17h à 18h30 dans la salle UCLL Ideas Lounge, située à
Vancouver sur le campus de la University of British Columbia.

À l’unanimité, le jury s’est prononcé en faveur du livre d’Adrien Rannaud paru en 2018 aux Presses de l’Université de Montréal, dans la collection « Nouvelles études québécoises ». Adrien Rannaud réussit de façon remarquable à mettre en perspective la
signification symbolique, culturelle et historique de l’émergence de l’édition moderne pour les femmes et plus particulièrement pour les écrivaines. Ce livre est manifestement le fruit d’un travail rigoureux qui a nécessité une recherche et une analyse minutieuses
de l’émergence de la figure d’écrivaine dans la période de l’entre-deux guerres au Québec. Le jury tient également à souligner la clarté de l’ouvrage qui, grâce à la qualité de son écriture et à l’organisation de son propos, parvient à déplier un sujet en témoignant d’une
recherche approfondie sur un corpus encore peu connu.

Le jury du prix Gabrielle-Roy 2018 tient également à féliciter Marie-Frédérique Desbiens pour Le Premier romantisme au Canada. Entre engagement littéraire et politique, paru chez Nota Bene. Marie-Frédérique Desbiens réussit à redonner sens au concept de romantisme en réévaluant son ampleur sociopolitique pour le Canada dès la première moitié du XIXe siècle. Il faut souligner l’ampleur du travail de recherche qu’a nécessité cette importante contextualisation, laquelle est remarquablement menée. L’ouvrage s’attache aussi à déceler les différentes formes d’inscription du romantisme au sein de la littérature canadienne-française, embrassant un corpus vaste, composé de
périodiques, d’ouvrages sur l’histoire littéraire et culturelle, les générations et le nationalisme. Marie-Frédérique Desbiens présente un panorama exhaustif de la question en regroupant de façon claire et rigoureuse les caractéristiques au cœur de ce
mouvement innovateur qui a laissé des traces au Canada. Cet ouvrage, qui fait preuve d’une érudition remarquable, apporte ainsi un éclairage décisif sur un mouvement littéraire et politique.

Le jury tient enfin à souligner la qualité de l’ouvrage collectif Espaces critiques. Écrire sur la littérature et les autres arts au Québec (1920-1960), paru aux Presses de l’Université Laval et dirigé par Karine Cellard et Vincent Lambert. Karine Cellard et Vincent Lambert parviennent à proposer avec brio une histoire de la critique au carrefour de la littérature et des autres arts. En se penchant sur une période encore peu connue au Québec, les années 1920 à 1960, l’ouvrage propose un ensemble cohérent de contributions témoignant d’un travail collaboratif. Ce dernier fait la lecture de critiques écrites par des écrivains, mais en contribuant largement au développement de la critique cinématographique, musicale et artistique. Le souci critique de cet ouvrage ajouté à la clarté du propos et à la réflexion délibérément chronologique contribuent à l’avancement du champ de la critique littéraire et artistique. Cet ouvrage apporte ainsi un éclairage décisif sur les modalités de rencontre entre le littéraire et le travail interprétatif pour la période ciblée.

Crédit: Atwood Photographie

La lauréate du Prix-Gabrielle Roy 2019 (section francophone)

L’Association des littératures canadienne et québécoise (ALCQ) est heureuse d’annoncer que la lauréate du Prix Gabrielle-Roy 2019 (section francophone), lequel récompense chaque année le meilleur ouvrage de critique littéraire écrit en français portant sur les littératures canadienne et/ou québécoise, est Marie-Andrée Lamontagne pour Anne Hébert, vivre pour écrire (Les Éditions du Boréal). Le jury a été formé de Daniel Laforest (The University of Alberta), Julien Lefort-Favreau (Queen’s University) et Eftihia Mihelakis (Brandon University). La remise du Prix est prévue lors du prochain Congrès des sciences humaines lequel aura lieu à la University of Alberta, à Edmonton, au printemps 2021.

À l’unanimité, le jury s’est prononcé en faveur du livre, Anne Hébert, vivre pour écrire de Marie-Andrée Lamontagne. L’autrice a fait montre d’une érudition qui dépasse la vie d’Anne Hébert. Si cet ouvrage réussit à dresser le portrait familial de cette dernière, de ses amitiés (notamment celles de Monique Bosco et Jeanne Lapointe), des conditions d’exercice de son métier, de la géographie plurielle de son parcours, c’est aussi de toute la vie culturelle qu’il parvient à restituer. Lamontagne jette la lumière sur des réseaux féminins dans lesquels Hébert s’inscrit et qui sont trop peu souvent considérés dans le champ des études littéraires du Québec. Cette biographie contribue donc à l’institutionnalisation d’Anne Hébert, comme l’ont fait avant elle François Ricard sur Gabrielle Roy, Michel Biron sur Saint-Denys Garneau et Pierre Nepveu sur Gaston Miron. Le jury tenait par ailleurs à souligner que cette entreprise avait été réalisée hors de l’université et des infrastructures qui permettent habituellement de mener une quantité aussi importante d’entretiens et de faire des recherches en archives.

Le jury du Prix tient à féliciter Lucie Hotte et Johanne Melançon pour l’ouvrage collectif Robert Dickson. Écrire en temps de paix relative, paru aux Éditions Prise de parole. Hotte et Melançon proposent une lecture pluridimensionnelle de l’œuvre de Robert Dickson et du rare parcours d’un anglophone qui a su non seulement s’intégrer au sein de la communauté franco-ontarienne de Sudbury, mais également s’y investir pour aller à la rencontre de l’Autre sous toutes ses formes. En dépliant les multiples visages d’une figure de proue dans le champ culturel franco-ontarien, les auteurs et autrices de l’ouvrage ont su montrer, autant grâce à la qualité de l’écriture qu’à la richesse de leur matériau de recherche, comment l’œuvre de Dickson témoigne d’un engagement poétique, éthique et social.

Le jury tenait également à féliciter Pamela V. Sing et Jimmy Thibeault pour l’ouvrage collectif Marguerite-A. Primeau, première femme de lettres du Far Ouest canadien, paru aux Éditions David. Sing et Thibeault révèlent la portée autant de Marguerite-A. Primeau que de son œuvre dans l’histoire de la francophonie de l’Ouest canadien. L’ouvrage dresse aussi les enjeux vécus par une femme de lettres bilingue et bi-culturelle qui a traversé tout le 20e siècle ainsi que des rapports complexes entre les francophones en contexte minoritaire et les structures hégémoniques liées à l’identité (ici de la langue et du genre).

 

Renseignements :

Eftihia Mihelakis

Présidente du jury (section francophone), ALCQ/ACQL

MihelakisE@brandonu.ca

Les finalistes pour le prix Gabrielle-Roy 2019

L’Association des littératures canadienne et québécoise (ALCQ) est heureuse d’annoncer la liste des finalistes pour l’obtention du Prix Gabrielle-Roy 2019 (section francophone) qui récompense chaque année le meilleur ouvrage de critique littéraire écrit en français portant sur les littératures canadienne et/ou québécoise. Les finalistes sont (en ordre alphabétique) : Lucie Hotte et Johanne Melançon pour l’ouvrage collectif Robert Dickson. Écrire en temps de paix relative (Éditions Prise de parole) ; Marie-Andrée Lamontagne pour Anne Hébert, vivre pour écrire (Les Éditions du Boréal) ; Pamela V. Sing et Jimmy Thibeault pour l’ouvrage collectif Marguerite-A. Primeau, première femme de lettres du Far Ouest canadien (Les Éditions David). Ces finalistes ont été choisis par un jury formé de Daniel Laforest (The University of Alberta), Julien Lefort-Favreau (Queen’s University) et Eftihia Mihelakis (Brandon University). Le nom du lauréat ou de la lauréate sera annoncé publiquement le 15 septembre 2020.

The Association for Canadian and Quebec Literatures (ACQL) is pleased to announce the finalists for the 2019 Gabrielle Roy Prize (English section), which each year honours the best work of Canadian literary criticism published in English. This year’s shortlisted finalists (in alphabetical order) are Jody Mason for Home Feelings: Liberal Citizenship and the Canadian Reading Camp Movement (McGill-Queen’s University Press), Tony Tremblay for The Fiddlehead Moment: Pioneering an Alternative Canadian Modernism in New Brunswick (McGill-Queen’s University Press), and J. A. Weingarten for Sharing the Past: The Reinvention of History in Canadian Poetry since 1960 (University of Toronto Press). The shortlist was chosen by a jury composed of Margery Fee (University of British Columbia), Heidi Tiedemann-Darroch (Camosun College), and Veronica Austen (St. Jerome’s University). The winner will be announced publicly on September 15th 2020.

Renseignements :

Eftihia Mihelakis

Présidente du Jury, section francophone, ALCQ/ACQL

Department of Classical and Modern Languages

Brandon University

MihelakisE@brandonu.ca 

 

Veronica Austen

Chair of the Jury, English Section, ACQL/ALCQ

Department of English

St. Jerome’s University at the University of Waterloo

vjausten@uwaterloo.ca

Colloque annuel annulé

À cause du coronavirus, la Fédération a décidé qu’il n’y aura pas de Congrès 2020 en personne. Par conséquent, le Conseil de l’ALCQ est parvenu à la décision unanime de se retirer entièrement du Congrès 2020. Je tiens à vous assurer que nous sommes arrivés à cette décision après des délibérations prudentes et réfléchies, et non sans un pincement au cœur. Nous avons pris cette décision après avoir mesuré les implications d’une conférence virtuelle, y compris de nombreuses complications logistiques aux niveaux de la coordination avec d’autres associations qui se sont déjà retirées du Congrès, des contraintes et conflits de temps, du manque d’accessibilité à la technologie adéquate, du risque d’exclure des membres, et des coûts envisagés par la Fédération. Nous avons dû également admettre que dans le cadre d’une conférence en ligne nous ne pourrions pas profiter de tout ce que peut apporter les nombreux contacts et échanges en personne que nous avons l’habitude de faire au cours d’un colloque de l’ALCQ.

Beaucoup d’entre vous ont déjà payé les frais du Congrès, y compris les frais du colloque de l’ALCQ, par le biais du site du Congrès. Nous attendons une annonce officielle de la part de la Fédération sur les détails du processus des remboursements. Certains d’entre vous ont déjà payé les frais d’adhésion à l’ALCQ pour l’année 2020 sur le site web de l’ALCQ. Si vous avez payé ces frais dans le seul but de participer au colloque annuel, et si vous désirez annuler votre adhésion à l’association, nous pouvons vous offrir un remboursement complet. Dans ce cas, veuillez envoyer une demande par courriel à notre trésorier, Steven Urquhart (steven.urquhart@uleth.ca).

Si votre communication a été incluse dans le programme du colloque de l’ALCQ cette année, le Conseil vous invite à présenter votre communication au Congrès 2021. Si cette invitation vous intéresse, veuillez tout simplement soumettre à nouveau votre proposition avant la date limite pour l’appel général début janvier 2021. Bien que nous ne puissions pas garantir que votre communication fera partie de la même séance, votre communication sera incluse dans le programme. Et quoique nous regrettions que les participant.e.s ne puissent pas présenter leurs communications en personne cette année, nous vous encourageons à faire mention dans vos rapports annuels ainsi que sur votre curriculum vitae que votre proposition a été formellement acceptée pour le colloque annuel 2020 de l’ALCQ.

Je tiens à confirmer que le jury francophone et le jury anglophone du Prix Gabrielle-Roy, présidés par Eftihia Mihelakis et Veronica Austen, continueront leur travail, et que les finalistes ainsi que les gagnant.e.s pour l’année 2020 seront annoncé.e.s en fin d’été et en début d’automne.

J’aimerais aussi vous confirmer que c’est toujours notre intention de tenir notre assemblée générale annuelle (en ligne) à la fin du mois de mai. Je vous enverrai un courriel avec plus d’informations dans les semaines à venir.

Je tiens à remercier toutes celles et tous ceux qui ont proposé une communication pour le colloque, les organisateurs et organisatrices des séances, nos invité.e.s de séances plénières Dr. Janet Paterson et Dr. David Bentley, nos vice-présidents Julien Defraeye et Thomas Hodd qui ont créé un programme très riche, et notre coordinatrice locale Alicia Robinet pour son soutien et sa planification minutieuse. La coordination et le travail impressionnants de la part de tout le monde ne font que rendre l’annulation du colloque (autrement nécessaire) d’autant plus regrettable.

En vous souhaitant le meilleur succès pendant ces temps difficiles, et en espérant vous voir toutes et tous lors du colloque de l’ALCQ 2021 à Edmonton.

Cordialement,

Scott Powers, Président de l’ALCQ

 

Janet Paterson Table Ronde plénière 2020

Janet Paterson Table Ronde plénière 2020

L’ALCQ a le plaisir d’annoncer que Janet M. Paterson, professeure émérite de l’Université de Toronto, donnera une conférencière plénière lors du colloque annuel au Congrès 2020 à l’Université Western. Une table ronde conjointe avec l’APFUCC intitulée « La traversée des frontières. Une conversation avec Janet M. Paterson, Université de Toronto », animée par les professeures Tara Collington, Catherine Khordoc et Karin Schwerdtner, présentera une exploration interactive des nombreuses frontières en études françaises que les publications de Paterson ont remises en question.

Du déploiement de la sémiotique à l’avènement des théories « queer », de l’étude de romans canoniques à celle des écritures minoritaires, de la transmission de cours magistraux à la pratique d’une pédagogie interactive, du passage, enfin, d’un « Même » socioculturel à un « Autre » multiple et hétérogène, ce sont les frontières des études françaises qui ont été remises en question ou bien franchies depuis plus d’un quart de siècle. Et pourtant, ce sont précisément les limites et les contours de notre savoir littéraire et de sa dissémination qui nous sollicitent d’urgence aujourd’hui. Le moment est venu en effet d’explorer des terrains culturels inédits, de dépasser certaines limites épistémologiques afin d’identifier de nouveaux espaces ; espaces fluides, souples, multidimensionnels à l’image de notre société ; espaces propices à l’épanouissement des savoirs, de l’enseignement universitaire et de diverses cultures. C’est ce dont nous proposons de discuter avec Janet M. Paterson dans le cadre de cette table ronde.

Janet Paterson est l’auteure de trois livres importants sur le roman québécois : Anne Hébert: architexture romanesque (Les Éditions de l’Université d’Ottawa, 1985), Moments postmodernes dans le roman québécois (Les Presses de l’Université d’Ottawa, 1990 ; traduit en anglais, University of Toronto Press, 1994) et Figures de l’Autre dans le roman québécois (Nota Bene, 2004). Elle a aussi rédigé un nombre important de chapitres de livres et d’articles parus dans des revues telles : Voix et Images, Études littéraires, University of Toronto Quarterly, Nouvelles Études francophones, et Yale French Studies, entre autres. Elle a dirigé ou codirigé trois collectifs et quatre numéros spéciaux de revue. Il ne faut pas non plus oublier ses contributions à la vie académique en tant que directrice du Département d’études françaises à Toronto, vice-doyenne de la Faculty of Arts & Science et, pendant dix ans, Principale à Innis College.

DMR Bentley Conférencier ALCQ juin 2020

DMR Bentley Conférencier ALCQ juin 2020

The ACQL is pleased and honored to announce that D.M.R. Bentley, Distinguished Professor of Canadian Literature, will be one of our plenary speakers at the June 2020 annual conference at Western University. The title of his presentation is « Archibald Lampman and Islamic Culture. »

“Modern life is vast and complex, and the poet often finds that such primary feelings as belong to all ages and places may be dealt with more freely and with a sharper accentuation, when they are wrought upon a background of ruder and simpler custom.” This apologia for Pre-Raphaelite medievalism by Archibald Lampman applies very well to an almost entirely neglected group of his works that use medieval and Renaissance Islamic culture as a “background”: a ballad (“A Spanish Taunt”) and an untitled fragment of a novel both set near the beginning of the Reconquista of Spain, and three poems – “Abu Midjan,” “Baki,” and “The Vase of Ibn Mokbil” – set in earlier phases of Islamic culture. By situating the five works in the contexts of Romantic-Victorian Orientalism, their sources in such works as Washington Irving’s Chronicle of the Conquest of Granada (1829) and Al-Makkari’s History of the Mohammedan Dynasties in Spain (1840, 1843), Lampman’s growing hostility to aspects of Christianity, and the loathing of avaricious individualism that took him to socialism, the paper will uncover a hitherto hidden and important aspect of one of English Canada’s most accomplished and enduringly relevant nineteenth-century writers.

D.M.R. Bentley is a Distinguished University Professor and the Carl F. Klinck Professor in Canadian Literature at Western University in London, Ontario. He has published widely in the fields of Canadian literature and culture and Victorian literature and art, and on the importance of the Arts and Humanities in society. His publications include Mimic Fires: Accounts of Early Long Poems on Canada (1994), Mnemographia Canadensis:  Essays on Memory, Community, and Environment in Canada (1999), The Confederation Group of Canadian Poets, 1880-1897 (2004), Canadian Architexts: Essays on Literature and Architecture in Canada, 1759 -2006 (2009), By Necessity and Indirection: Essays on Modernism in Canada (2015), and, on Archibald Lampman specifically, Fairy Tales (1999) Untitled Fragment of a Novel (2014), and Scribe: Archibald Lampman and Episkopon. A Facsimile Edition (2015). In 2015 he was awarded the Killam Prize in Humanities.

Incident au Congrès

 

Au nom de tous les membres de l’ALCQ, le Bureau exécutif souhaite exprimer ses regrets au sujet du profilage racial qui a eu lieu le 2 juin 2019 lors du Congrès annuel des Sciences humaines et sociales qui s’est tenu à l’Université de la Colombie-Britannique.

Nous pressons le Bureau de la Fédération d’enquêter sur cette affaire pour s’assurer que les futurs Congrès demeurent des espaces ouverts et inclusifs pour les échanges intellectuels et culturels.

Nous souhaitons également à cette occasion réaffirmer que notre association valorise la diversité dans toutes ses formes.

Rita Bode et Jean Mitchell, lauréats du Gabrielle Roy Prize 2018

Rita Bode et Jean Mitchell, lauréats du Gabrielle Roy Prize 2018

Rita Bode and Jean Mitchell are the winners of the Gabrielle Roy Prize 2018 for their edited collection on L.M. Montgomery and the Matter of Nature(s) published by McGill-Queen’s University Press.

The jury was composed of Alison Calder (University of Manitoba), Ian Rae (King’s College, Western University), and Andrea Cabajsky (Université de Moncton, President of the jury). The prize was awarded at a reception held by the Association for Canadian and Quebec literatures on the evening of June 1st in Vancouver.

The jury praised this well-curated collection of essays approaches the intersection of humanity and ‘nature’ from diverse and exciting perspectives. Although the individual essays come from a variety of fields, including (but not limited to) literature, animal studies, and law, the collection is both concise and coherent. These excellent analyses of familiar texts and figures provide new and useful insights into individual works and the larger field of ecocritical studies generally. L.M. Montgomery and the Matter of Nature(s) illustrates what anyone familiar with the orchard in Anne of Green Gables already knows- -that Montgomery’s flair for pastoral writing is among her finest attributes as a serious writer. However, the conceptual underpinnings of the collection shed new light on how this relation between place and character is part of a more sophisticated ecology of beliefs and behaviours that are urgently needed in a world facing widespread environmental degradation, accelerating climate change, and mass extinctions of flora and fauna.

The jury would also like to congratulate the two other finalists in this year’s competition: Daniel Heath Justice for Why Indigenous Literatures Matter (Wilfrid Laurier University Press) and Michael A. Peterman for Delicious Mirth: The Life and Times of James McCarroll (McGill-Queen’s University Press).

Daniel Heath Justice’s rigorous but accessible study of North American Indigenous literatures makes a convincing argument for their importance to everyone. Stressing the need for individuals to restore and maintain meaningful relationships with the elements of the world around them, this book insists on making literary and personal connections that are both uncomfortable and joyful. It goes beyond advocating for a shift in the perception of Indigenous figures in literature, or the perception of Indigenous authors within contemporary canons and marketplaces, by also demonstrating the insights and ethical realignments produced by reading from an Indigenous perspective. With great patience, generosity, and humour, Justice illustrates a number of strategies readers can pursue to make this shift occur. Why Indigenous Literatures Matter is an important work that deserves a wide readership.”

The result of meticulous research over decades, Delicious Mirth illuminates both James McCarroll and the nineteenth-century literary and social contexts in which he moved. It marshals particular details in the service of a larger narrative of North American Irishness, suggesting the value of revisiting a prolific but now-forgotten literary figure. It also performs the surprising task of shedding new light on multiple genres: early Canadian poetry, early Canadian theatre history, and early Canadian political writing. Scholars interested in Thomas D’Arcy McGee, Susanna Moodie, Catharine Parr Traill, and other pre-Confederation literary figures will want to learn about the role that McCarroll played in Ontario’s cultural and political milieux.

Merci de vous référer à la page en anglais.

Adrien Rannaud, lauréat du prix Gabrielle-Roy 2018

Adrien Rannaud, lauréat du prix Gabrielle-Roy 2018

Adrien Rannaud est le lauréat du prix Gabrielle-Roy 2018 pour De l’amour et de l’audace. Femmes et roman au Québec dans les années 1930 (Presses de l’Université de Montréal).

Le jury était composé de Karine Abadie (Memorial University), Eftihia Mihelakis (Brandon University, Présidente du prix) et Anne Martine Parent (Université du Québec à Chicoutimi). Ce dernier a sélectionné le livre d’Adrien Rannaud parmi les vingt-deux ouvrages reçus. Le Prix a été remis lors de la réception du samedi 1er juin 2019, qui a eu lieu de 17h à 18h30 dans la salle UCLL Ideas Lounge, située à
Vancouver sur le campus de la University of British Columbia.

À l’unanimité, le jury s’est prononcé en faveur du livre d’Adrien Rannaud paru en 2018 aux Presses de l’Université de Montréal, dans la collection « Nouvelles études québécoises ». Adrien Rannaud réussit de façon remarquable à mettre en perspective la
signification symbolique, culturelle et historique de l’émergence de l’édition moderne pour les femmes et plus particulièrement pour les écrivaines. Ce livre est manifestement le fruit d’un travail rigoureux qui a nécessité une recherche et une analyse minutieuses
de l’émergence de la figure d’écrivaine dans la période de l’entre-deux guerres au Québec. Le jury tient également à souligner la clarté de l’ouvrage qui, grâce à la qualité de son écriture et à l’organisation de son propos, parvient à déplier un sujet en témoignant d’une
recherche approfondie sur un corpus encore peu connu.

Le jury du prix Gabrielle-Roy 2018 tient également à féliciter Marie-Frédérique Desbiens pour Le Premier romantisme au Canada. Entre engagement littéraire et politique, paru chez Nota Bene. Marie-Frédérique Desbiens réussit à redonner sens au concept de romantisme en réévaluant son ampleur sociopolitique pour le Canada dès la première moitié du XIXe siècle. Il faut souligner l’ampleur du travail de recherche qu’a nécessité cette importante contextualisation, laquelle est remarquablement menée. L’ouvrage s’attache aussi à déceler les différentes formes d’inscription du romantisme au sein de la littérature canadienne-française, embrassant un corpus vaste, composé de
périodiques, d’ouvrages sur l’histoire littéraire et culturelle, les générations et le nationalisme. Marie-Frédérique Desbiens présente un panorama exhaustif de la question en regroupant de façon claire et rigoureuse les caractéristiques au cœur de ce
mouvement innovateur qui a laissé des traces au Canada. Cet ouvrage, qui fait preuve d’une érudition remarquable, apporte ainsi un éclairage décisif sur un mouvement littéraire et politique.

Le jury tient enfin à souligner la qualité de l’ouvrage collectif Espaces critiques. Écrire sur la littérature et les autres arts au Québec (1920-1960), paru aux Presses de l’Université Laval et dirigé par Karine Cellard et Vincent Lambert. Karine Cellard et Vincent Lambert parviennent à proposer avec brio une histoire de la critique au carrefour de la littérature et des autres arts. En se penchant sur une période encore peu connue au Québec, les années 1920 à 1960, l’ouvrage propose un ensemble cohérent de contributions témoignant d’un travail collaboratif. Ce dernier fait la lecture de critiques écrites par des écrivains, mais en contribuant largement au développement de la critique cinématographique, musicale et artistique. Le souci critique de cet ouvrage ajouté à la clarté du propos et à la réflexion délibérément chronologique contribuent à l’avancement du champ de la critique littéraire et artistique. Cet ouvrage apporte ainsi un éclairage décisif sur les modalités de rencontre entre le littéraire et le travail interprétatif pour la période ciblée.

Crédit: Atwood Photographie