La politique et le pouvoir en fiction

La politique et le pouvoir en fiction

Séance organisée par Élise Lepage et James Mitchell

À l’heure de l’urgence climatique, de vastes mouvements migratoires, de la réconciliation, des post-vérités, d’une meilleure redistribution des ressources et des richesses, – parmi bien d’autres problématiques –, les œuvres de fiction publiées au Québec et au Canada touchent à de nombreux problèmes de société. Il est rare que la politique soit ouvertement représentée dans des œuvres de fiction, mais il est indéniable que des valeurs sous-tendent à différents degrés les représentations du monde qui en sont données. Alors que les sciences politiques et économiques forgent des récits pour justifier des orientations politiques et économiques qui ont des implications directes dans nos vies, comment, en retour, les récits littéraires représentent-ils les acteurs politiques, économiques, les institutions publiques et l’État ? Cultivant la nuance et les ambiguïtés, le roman contemporain apparaît comme un laboratoire privilégié pour mettre à jour les façons dont les récits politiques et économiques imposés par les classes dirigeantes affectent la vie des individus, des communautés et leur environnement. Cette séance invite ainsi les participant.e.s à réfléchir aux façons par lesquelles le roman contemporain utilise ses ressources (la narration, les personnages, la temporalité, etc.) pour représenter des problématiques politiques et économiques.

Quelques pistes de réflexion :

  • Les représentations de l’État et des institutions publiques (la bureaucratie, le service public, les infrastructure, les dispositifs de sécurité, la santé l’éducation)
  • La régulation de l’ordre et du chaos social (N. Klein) : sécurité, protestations, révoltes, répression
  • Le pouvoir et les minorités
  • Les limites du pouvoir politique
  • Les représentations du collectif à l’heure de l’individualisme ?
  • Fiction et politique à l’heure des post-vérités
  • Les dynamiques relationnelles, la gouvernance et les prises de décision verticales et horizontales
  • Les représentations du pouvoir et de la résistance à travers la démocratie des médias sociaux

Les propositions de communication (d’au plus 300 mots), accompagnées d’une courte notice bio-bibliographique en format éditable seront à envoyer avant le 6 janvier 2020 aux deux membres organisateurs :

James Mitchell, University of Waterloo, sj2mitchell@uwaterloo.ca

Élise Lepage, University of Waterloo, elepage@uwaterloo.ca

Les propositions de communication peuvent être soumises en français ou en anglais. Les participants doivent être membres de l’ALCQ avant le 1er mars 2020. Veuillez consulter le site internet de l’ALCQ pour toute information concernant le processus d’adhésion ou d’inscription.