2013

L’affect et l’écriture des femmes au Québec et au Canada aujourd’hui
15-17 novembre 2013
Université de Montréal

Conférencière d’honneur: Patricia T. Clough (CUNY, New York)

Conférencières invitées:
• Evelyne Ledoux-Beaugrand (Université de Gand, Belgium)
• Belén Martín-Lucas (University of Vigo, Spain)
• Catherine Mavrikakis (Auteure, Université de Montréal, QC)
• Gail Scott (Auteure, Université de Montréal, QC)
• Maïté Snauwaert (Université de l’Alberta, AB)

Dans la foulée de la réussite du premier  colloque international sur l’écriture contemporaine  des femmes au  Québec et au Canada, tenu à Banff en octobre 2012, le comité  organisateur accueille  maintenant des propositions de communications  pour une deuxième rencontre, qui se déroulera en
français et en anglais à Montréal en automne 2013.  Portant une attention particulière sur la première décennie du 21e  siècle, ce colloque se penchera sur les points de contact qui existent  entre l’écriture contemporaine des femmes québécoises et canadiennes et  les études sur l’affect (affect studies), un champ  pluridisciplinaire qui ne cesse, depuis une vingtaine d’années, de  grandir en popularité dans les sciences humaines et sociales (Berlant  2011; Clough 2007; Stewart 2007; Sedgwick 2003; Massumi 2002). Incité  par plusieurs théories de l’affect, ce colloque vise à explorer les  manières multiples dont les écrivaines québécoises et canadiennes  transforment l’affect en question politique, esthétique et éthique.  Selon les théoriciens de l’affect, il s’agit d’interroger, non pas ce  que l’affect est, mais bien ce qu’il fait. Dans The Cultural Politics of Emotion (2004)  et son modèle de socialité, Sara Ahmed prétend que « les émotions ne  sont pas quelque chose que nous possédons. Plutôt, les surfaces et les  frontières se forment à partir des émotions ou de la manière dont nous  réagissons aux objets et aux autres : le ‘je’ et le ‘nous’ sont façonnés  par le contact avec les autres, et même en prennent la forme » (10).  Les affects ne constituent donc pas des propriétés, possédées par un  sujet; ils circulent entre les corps, générant sans cesse de  nouvelles rencontres à travers des modes spatiaux, tels que  l’approximation, la désorientation et la réorientation (Ahmed 2004). De  façon significative, les discussions de spatialités et de temporalités  affectives occupent une position prépondérante dans le champ littéraire.

En invitant les participants à aborder  l’écriture des femmes québécoises et canadiennes à la lumière de ces  interventions récentes venues des études sur l’affect, ce colloque  cherche à formuler des réponses tentatives aux questions suivantes : De  quelle manière l’écriture contemporaine des femmes au Québec et au  Canada mobilise-t-elle les sentiments et les émotions afin de  transformer le social? De quelles manières ces écrivaines  contribuent-elles à la transformation de l’affect en question politique  et éthique?

Les propositions de communication,  soumises dans l’une ou l’autre langue, porteront sur les écritures  contemporaines des Québécoises ou des Canadiennes, avec une attention  particulière sur les thèmes suivants:
· Les tournants contemporains dans les sciences humaines:
– le tournant affectif
– le tournant éthique
– le tournant matériel
· Les communautés affectives
· Les affects quotidiens
· Les sentiments laids
· Les espaces affectifs et les rencontres
· Circuits de la honte
· La perte, les traumatismes
· La temporalité affectée/affective
· L’optimisme cruel (cruel optimism)
· La politique et la poétique du toucher
· Choix et pratiques éthiques
· Repenser la subjectivité et l’agentivité à partir de l’affect
· L’écriture queer et l’affect
· Le corps politique
· Économies de l’affect
· Corporéalité et embodiment
· Pédagogies pluridisciplinaires
· Mouvements sociaux et écriture des femmes
· Féminisme(s) contemporain(s) à la rencontre de la théorie de l’affect

Nous sommes particulièrement intéressés  par les soumissions en forme de panels de 3-4 personnes, de  communications de 10 minutes, d’affiches, et de présentations pecha kucha. Soumettez une proposition de 200 mots et une notice biographique de 75 mots à cqww@ualberta.ca avant le 1 août 2013. Une sélection des communications sera considérée pour publication.

Comité organisateur:
Marie Carrière, directrice du Centre de littérature canadienne (U. of Alberta)
Libe García Zarranz, boursière Trudeau 2010/ English and Film Studies (U. of Alberta)
Simon Harel, lauréat Trudeau 2009/ directeur du Département de littérature comparée (U. de Montréal)
Daniel Laforest, Modern Languages and Cultural Studies (U. of Alberta)

L’écologie dans la littérature canadienne
La revue Studies in Canadian Literature / Études en littérature canadienne,   publiée à l’Université du Nouveau-Brunswick depuis 1975, invite les   chercheurs et les chercheuses à lui soumettre des articles en vue d’un   numéro spécial portant sur la nature, l’écologie et les approches   écocritiques dans la littérature canadienne de langue anglaise ou   française, qui sera publié sous la direction de Pamela Banting, Cynthia   Sugars et Herb Wyile.

L’un des nouveaux courants les plus  caractéristiques dans la critique littéraire de la fin du 20e  siècle a  été l’influence de l’écocritique, et les écrivains du Canada,  comme  ceux d’ailleurs, se sont montrés de plus en plus préoccupés par  les  questions écologiques, la relation entre les humains et le monde   naturel, et l’impact des activités humaines sur l’environnement. Ce   courant actuel s’inscrit toutefois dans une longue généalogie; comme on   pourrait s’y attendre dans un pays qui compte un si vaste territoire et   une population relativement dispersée, l’histoire de la littérature du   Canada est imprégnée par un grand intérêt envers la nature. Bien que  les  directeurs de la publication s’intéressent particulièrement aux   approches écocritiques en littérature canadienne, cette invitation   s’adresse plus largement aux textes originaux traitant d’écrits   canadiens qui se rapportent à la nature, à l’environnement et à   l’écologie, sans égard à la région d’origine des écrits, à l’époque où   ils ont été produits ou à leur genre. Les approches interdisciplinaires   sont les bienvenues.

Les sujets possibles comprennent notamment :

L’écocritique et ses implications particulières pour la littérature canadienne
Le clivage entre culture et nature
Les représentations littéraires d’animaux et/ou d’espaces naturels
Les milieux ruraux et urbains
Les régions frontalières et la liminalité
La mondialisation, le néolibéralisme et l’écologie
La biodiversité et la diversité culturelle
La nature, le colonialisme et la décolonisation
L’exploitation et/ou le saccage des milieux naturels
Le milieu local, la biorégion et la conception de la place dans l’espace
Les croisements entre la textualité et l’écologie
Les savoirs autochtones et l’« indigénisation » dans un endroit
La chasse, la cueillette, le jardinage, l’agriculture et l’alimentation
Les enfants et la nature
L’éthique, l’activisme et les pédagogies expérimentales en matière d’environnement

Les  articles soumis doivent contenir de 6 000 à 8 000  mots, y compris les  notes et les ouvrages cités. Les articles en  anglais doivent être  conformes au MLA Handbook, 7e édition; ceux en français doivent être conformes au Guide du rédacteur (du Bureau de la traduction, 2e édition, Ottawa, 1996).

Veuillez  faire parvenir vos articles sous forme de  documents Word par courriel à  l’adresse scl@unb.ca. La date limite pour  soumettre vos textes est le  15 août 2013, et la  publication du numéro est prévue en 2014. Pour  obtenir de plus amples  renseignements, consultez le site web de la revue  à  http://journals.hil.unb.ca/index.php/SCL/ ou contacter Herb Wyile à   Herb.Wyile@acadiau.ca ou Pamela Banting à pbanting@ucalgary.ca.

Représentations du sacrifice et du don
Colloque de l’APLAQA
24 au 26 octobre 2014
Les Universités Dalhousie, Mount Saint Vincent et Saint Mary’s

Le don et le sacrifice sont les deux faces d’une même médaille et permettent les définitions suivantes :

• Selon le Petit Robert, le don est  « Ce qu’on abandonne à quelqu’un  sans rien recevoir de lui en retour ». Voilà une définition qui  s’applique bien aux domaines littéraires et artistiques. La question du  don se lie étroitement à celle de la réception, tout comme à celle de la  générosité. Le don signifie aussi le génie, l’aptitude. De son côté, le  sacrifice peut être religieux, moral ou utilitaire. L’idée de sacrifice  entraîne celle du renoncement, de l’échange (du point de vue de  l’énergie spirituelle/créatrice), de purification et des rapports entre  le matériel et le spirituel, par exemple. Le sacrifice peut aller  jusqu’à l’immolation, être oblation, libation. (Nouveau Petit Robert)

• Concernant la définition du sacrifice : le mot vient du latin : « sacrum facere » qui signifie « faire ou rendre sacré », un acte qui permet de se  relier au numineux ou au divin et éventuellement de rentrer dans sa  sphère (Encyclopédie des symboles, 597). Selon Le dictionnaire des symboles de Gheerbrant et Chevalier (839), c’est l’ « Action de rendre quelque  chose ou quelqu’un sacré, c’est à dire séparé de celui qui l’offre, que  ce soit un bien propre ou sa propre vie, séparé également de tout le  monde resté profane : séparé de soi et donné à Dieu, en témoignage de  dépendance, d’obéissance, de repentir ou d’amour ». Notion de martyre(e)  et par extension de bourreau.

• Domaines où s’exercent le don et le sacrifice de soi : relation  parent/enfant, relation amoureuse,  maître/ disciple, être humain /  monde, relations intergénérationnelles.

• Par ailleurs, le don peut aussi s’inscrire comme une alternative à  la logique utilitariste de l’intérêt qui informe les rapports  interpersonnels et l’organisation du monde contemporain.

• Le sacrifice peut être politique : patriotisme, défense d’une cause  politique, religieuse, rapports individu/ société, collectifs humains  (persécutions, discriminations, génocides).

• Le don est finalement le génie.

Ces différentes acceptations du sacrifice et du don suscitent diverses  pistes de recherche, aux intersections riches, dont voici une liste non  exhaustive :

• Réécriture des grands mythes, symboles, rituels liés à ces notions  de don et de sacrifice dans la littérature et l’art francophones;
• Notions de don et sacrifice liées au processus d’individuation. Idée  de perte de soi dans la notion de sacrifice, pour arriver à un niveau  spirituel supérieur;
• Initiation dans la quête alchimique (nigredo), maçonnique (les  différentes étapes liées aux différents éléments de l’initié);
• Notion de victime émissaire;
• Dimension politique et sociale du sacrifice et du don ; littérature  de guerre, engagement, mais aussi exil, déplacement, diaspora,  colonialisme;
• Langue et langage : langues sacrifiées, lost in translation, choix politiques, marginalité, choix et sacrifice stylistique;
• L’identitaire/affirmation de soi en relation avec le sacrifice et le don;
• Le travail de l’écriture et de la création cinématographique et chansonnière;
• Définition de génie et de talent dans le champ institutionnel, écrivain maudit;
• Le bestiaire en relation au don;
• La nourriture comme don ou sacrifice;
• La maternité comme don et sacrifice; femme et institution;
• Rites féminins.

Dans le cadre de ce colloque, nous invitons à une réflexion sur le  sacrifice et le don (pris ensemble ou séparément) dans les littératures  acadienne et québécoise. Les interventions peuvent porter également surt  d’autres littératures d’expression française ou tisser des liens avec  des médias comme le cinéma et la chanson.

Date limite des propositions de communication (250 mots maximum) : 1er septembre 2013. Envoyer à : Juliette.Valcke@msvu.ca

Comité organisateur :
Rohini Bannerjee (Saint Mary’s University)
Sophie Beaulé (Saint Mary’s University)
Joëlle Cauville (Saint Mary’s University)
Irène Chassaing (Dalhousie University)
Irène Oore (Dalhousie University)
Larry Steele (Mount Saint Vincent University)
Juliette Valcke (Mount Saint Vincent University)

Représentations du Canada atlantique en évolution
Le 20e colloque des études sur le Canada atlantique
du 1 au 4 mai 2014
l’Université du Nouveau-Brunswick, Campus de Fredericton, et l’Université Saint-Thomas, Fredericton, NB.

Au Canada atlantique, le paysage  démographique subit un grand bouleversement en raison des migrations  nombreuses d’habitants des communautés éloignées vers les cantons  pétroliers. Simultanément, les moulins et autres entreprises ferment  leurs portes alors que les centres urbains sont en croissance. Or, bon  nombre de professionnels cherchent à comprendre ces changements  radicaux: écrivains, chefs autochtones, savants et chercheurs,  activistes et musiciens, cinéastes, conseillers politiques et publics  ainsi que dirigeants. Le 20e colloque des études sur le Canada  atlantique se penchera sur l’évolution des représentations du Canada  atlantique au cours de la dernière moitié du millénaire. Le colloque  s’attardera plus spécifiquement aux permutations qui ont eu lieu dans  les régions atlantiques au cours de la deuxième moitié du siècle  dernier. Le colloque aura lieu à Fredericton sur les campus adjacents de  l’Université du Nouveau-Brunswick et de l’Université Saint-Thomas.

Les propositions de communications, de  séances, d’ateliers et de présentations par affiche, y compris les  soumissions médiatisées sont les bienvenues. Nous invitons les  spécialistes de toutes les disciplines qui s’intéressent au thème  «Représentations du Canada atlantique» à soumettre leur proposition en  français ou en anglais. Comme dans les conférences antérieures, toute  communication présentée au colloque des études sur le Canada atlantique  pourrait être publiée dans la revue Acadiensis.

Prière de transmettre vos soumissions par voie électronique d’ici le 20 septembre 2013 à Beckey Daniel, c/o Acadiensis, bnd@unb.ca.

Pour de plus amples renseignements  communiquez avec Dr. Elizabeth Mancke, Department of History, UNB,  emancke@unb.ca ou  Dr. Michael Boudreau, Department of Criminology and  Criminal Justice, STU, mboudreau@stu.ca.

L’Acadie dans tous ses défis  : Débats autour de l’Acadie en devenir
Journée d’étude « Arts et littérature »
Congrès mondial acadien 2014
Edmundston, N.-B.
12 août 2014

Organisé du 11 au 14 août 2014 à Edmundston (N.-B.) dans le cadre du Congrès mondial acadien 2014, le colloque L’Acadie dans tous ses défis vise  à privilégier une réflexion sur l’Acadie et son devenir, sur les  Acadiennes et les Acadiens et les défis à relever dans un monde en  constante mutation. Vingt ans après la tenue du premier Congrès mondial  acadien, la diversité (notamment thématique) des pratiques artistiques  en Acadie et la traversée des frontières des artistes acadiens ne sont  pas perçues comme des menaces à l’intégrité de l’art acadien, mais comme  des risques qu’il vaut la peine de prendre ou même des occasions à ne  pas manquer.

La journée d’étude « Arts et littérature »,  qui se tiendra le 12 août 2014, s’intéressera à l’évolution récente des  arts en Acadie, autant à leur dimension esthétique qu’à leur dimension  institutionnelle. Cette réflexion touchera l’ensemble des disciplines  artistiques – la littérature, le théâtre, la chanson et la musique, les  arts visuels, le cinéma, les arts médiatiques et la danse. Elle vise à  impliquer l’ensemble des régions participantes du Congrès mondial  acadien 2014. Les chercheurs universitaires, les praticiens des  disciplines artistiques, les étudiantes, les étudiants et le grand  public sont invités à prendre part à cet important exercice d’échanges  et de réflexion.

Les propositions s’intéressant aux aspects suivants seront privilégiées :
• les nouvelles propositions identitaires des artistes acadiens ;
• les innovations formelles des artistes acadiens ;
• la diversité interne des disciplines artistiques (la diversité des  inspirations et influences, la spécialisation en sous-disciplines ou  sous-genres, etc.) ;
• l’interdisciplinarité des pratiques artistiques ou le dialogue entre les disciplines ;
• le rapport à l’altérité dans la production littéraire et artistique actuelle en Acadie ;
• la représentation du folklore et du mythe de l’origine : réinvestissement symbolique dans le contexte mondialisé ;
•les comparaisons entre les productions artistiques acadiennes et d’ailleurs ;
• les pratiques artistiques acadiennes dans le contexte de la francophonie canadienne ou de la francophonie internationale ;
• le statut de l’artiste professionnel dans les petites cultures contemporaines ;
• l’engagement de l’artiste dans la sphère publique ;
•les enjeux actuels et les défis à venir des institutions et industries culturelles en Acadie ;
• l’enseignement et la diffusion des arts et de la littérature en Acadie ;
• les discours à contre-courant et la dimension critique des arts et de la littérature en Acadie.

Le comité organisateur invite les personnes  intéressées à soumettre des propositions de communication, de séance ou  de table ronde en relation avec lesmthèmes proposés avant le 30 septembre 2013.  Les propositions hors-thèmes seront également considérées. La deuxième  édition des Rencontres France-Acadie se déroulant dans le cadre du  colloque L’Acadie dans tous ses défis, les personnes travaillant sur des  thèmes interpellant à la fois l’Acadie et la France sont  particulièrement invitées à soumettre une proposition de communication.  Le comité encourage fortement la proposition de séances ou de tables  rondes complètes de trois présentateurs avec animateur. Le comité se  réserve toutefois le droit de restructurer les séances ou les tables  rondes en fonction de la cohérence générale du colloque. Les  propositions doivent comprendre un titre, un résumé de 250 mots ainsi  qu’une brève notice biographique (affiliation professionnelle,  coordonnées personnelles et principales réalisations). Les propositions  doivent être soumises par Internet à : http:// www.cma2014.com/fr/l-acadie-dans-tous-ses-defis

Le comité scientifique est composé des personnes suivantes :
• Pénélope Cormier, professeure de langue et de littérature, Université de Moncton, campus d’Edmundston, responsable
• Nicole Boudreau, professeure de français, Université du Maine à Fort Kent
• Benoit Doyon-Gosselin, professeur de littérature, Université Laval
• Louise Lemieux, professeure d’arts dramatiques, Université de Moncton, campus de Moncton
• Denis Bourque, professeur de littérature, Université de Moncton, campus de Moncton
• Emmanuelle Tremblay, professeure de littérature, Université de Moncton, campus de Shippagan
• Clint Bruce, professeur de français, Université du Maine à Farmington

Voyages transnationaux de livres et de médias imprimés : études historiques, théories, méthodes et questions
Une session conjointe special parrainée par
Le Comité de l’histoire des médias et de la communication
de la Société historique du Canada &
La Société bibliographique du Canada

Congrès des sciences humaines, mai 2014  (26 ou 27)
(La Société historique du Canada/La Société bibliographique du Canada)

Les commentaires des médias au sujet d’Internet portent  souvent sur le fait qu’il faciliterait l’effritement des frontières  nationales, ce qui permettrait la constitution de lectorats  internationaux pour les publications en ligne.

Dans quelle mesure devrions-nous prendre au sérieux une  telle affirmation tenant pour acquis que ce phénomène de publications  traversant les frontières serait d’origine récente? N’existe-t-il pas,  dans l’histoire, des exemples de livres (manuscrits et imprimés) et de  médias (de toutes sortes) qui ont, avant l’arrivée d’Internet, voyagé  au-delà des frontières nationales et rejoint un lectorat international?  L’existence d’accords internationaux au sujet des droits d’auteurs dès  le dix-neuvième siècle ne témoigne-t-il pas du fait que les livres et  les médias imprimés sont des voyageurs chevronnés ?

Nous lançons un appel à communications sur le thème  «Voyages transnationaux de livres et de médias imprimés : études  historiques, théories, méthodes et questions». Nous ciblons  particulièrement toute communication traitant de certains livres ou  médias imprimés ayant traversé les frontières, d’éditeurs qui ont  commercialisé leurs publications à la fois au pays et à l’étranger, ou  de tentatives réussies ou non de signature d’accords internationaux en  ce qui a trait aux droits d’auteurs. Nous nous intéressons aussi aux  réflexions théoriques quant à ce phénomène de publications qui voyagent  au-delà des marchés nationaux, et aux communications qui traitent des  défis méthodologiques que pose la recherche à ce sujet.

Veuillez soumettre une proposition de 250 mots, une page  de curriculum vitae, vos coordonnées et une description de vos besoins  AV à Janet Friskney à past_president@bsc-sbc.ca (pour les membres BSC),  ou à Barbara Freeman à barbara_freeman@Carleton. ca (pour les membres du  CHMC).

Date limite de soumission: le 1er octobre 2013.

« La littérature franco-ontarienne : Nouveaux enjeux esthétiques »
Ouvrage sous la direction de Lucie Hotte et François Ouellet

Dans les années 1990, la littérature franco-ontarienne a  commencé à se dédouaner de la problématique identitaire et du fondement  sociopolitique qui l’avait précédemment caractérisée. Prenant acte de  l’évolution du corpus franco-ontarien, le colloque La littérature  franco-ontarienne : Enjeux esthétiques, en 1996, cherchait, à la suite  des Littératures de l’exiguïté — livre charnière qui nous paraissait  clore une étape —, à repositionner le discours critique dans une  perspective axée sur les enjeux formels des textes. Ce « virage » a  permis de renouveler le regard sur la littérature franco-ontarienne et a  contribué à l’entrée progressive des œuvres dans le « discours du  savoir », dont François Paré déplorait le manque. Depuis, la littérature  franco-ontarienne a été abondamment étudiée et sous des angles divers.  Les communications, articles et dossiers savants ont été nombreux et  constants ; les monographies se sont multipliées ; une première  Introduction à la littérature franco-ontarienne vient de voir le jour.

« La littérature franco-ontarienne : Nouveaux enjeux  esthétiques » (dont la publication est pruve en 2016) fait suite à ce  colloque fondateur en privilégiant les articles qui portent  exclusivement sur des œuvres parues depuis 1996 et qui proposent de  nouvelles perspectives de lecture, abordent de nouvelles thématiques ou  innovent formellement. Dans la logique de l’examen de « nouveaux enjeux  esthétiques », les propositions qui privilégient une approche  institutionnelle ou le recours à la réception critique des œuvres ne  seront pas retenues par le comité de sélection.

Veuillez faire parvenir votre proposition d’articles  (maximum 250 mots, sans notes ni bibliographie) ainsi qu’une courte  notice biographique incluant votre nom, votre affiliation et votre  adresse courriel en un document Word ou RTF, aux directeurs de l’ouvrage  avant le 15 décembre 2013. Les auteurs des propositions retenues devront remettre leur texte au plus tard le 8 septembre 2014.

Lucie Hotte (lhotte@uottawa.ca)
François Ouellet (francois_ouellet@uqac.ca)