2015

 

Enseigner la vérité et la réconciliation : Une table ronde

Qu’est-ce que les études littéraires peuvent contribuer au projet de l’enseignement de la vérité et de la réconciliation ? Que font les membres pour répondre aux « appels à l’action » précisés dans le Rapport de la Commission de vérité et réconciliation ? Les membres qui souhaitent se joindre à une table ronde et discuter de leurs expériences dans l’enseignement de la vérité et de la réconciliation à la conférence annuelle de l’ALCQ à Calgary sont invités à soumettre une proposition de 100 mots pour une présentation de 5-10 minutes à : Misao Dean, Département d’anglais, Université de Victoria (mdean@uvic.ca).

Date limite pour soumettre les propositions : Le 1er mars 2016.

Voici un appel à contributions pour le Journal of Canadian Studies/Revue d’études canadiennes (Nouvelle date butoir: 31 décembre 2015)

Vous pouvez consulter l’appel à contribution pour un numéro spécial de Francophonies d’Amérique intitulé Pratiques culturelles et artistiques au sein des francophonies américaines en contexte minoritaire : entre allégeance, résistance et innovation

APPEL À COMMUNICATIONS

Colloque « Le Québec dans les Amériques »

(Washington, 15 et 16 janvier 2016)

L’Association internationale des études québécoises organise son premier colloque de jeunes chercheurs en études québécoises et comparatives dans les Amériques sur le thème « Le Québec dans les Amériques. » Le colloque se tiendra les 15 et 16 janvier 2016 à Washington, DC. Cet événement se déroulera en partie dans les locaux du prestigieux Woodrow Wilson International Center for Scholars et en partie à Georgetown University, nos institutions partenaires pour cette initiative.

À l’instar du colloque organisé par l’Association des Jeunes Chercheurs Européens en Études Québécoises (AJCELQ) en Europe, cet événement  offrira aux jeunes chercheurs une occasion unique de partager, toutes disciplines confondues, leurs travaux récents sur le Québec autant comme société distincte que dans ses rapports aux Amériques. Les perspectives comparatives seront évidemment bien accueillies.  Les communications pourront se faire en français ou en anglais.

De 20 à 30 participants seront retenus par un jury composé de professeurs et spécialistes sur la base d’un résumé de 200 mots et d’un curriculum vitae abrégé comprenant adresse, numéro de téléphone et adresse de courrier électronique.  Les candidatures doivent être soumises avant le 14 septembre 2015.  La ou les meilleures communications seront éligibles à une publication éventuelle dans la Revue internationale d’études canadiennes (RIEC), suite à un travail de révision et de soumission encadré par des spécialistes du jury. Le transport et les repas du midi seront pris en charge. Un hébergement à coût modique sera proposé aux participants.

Les chercheuses ou chercheurs de 3e cycle, de niveau post-doc, ou en emploi dans le milieu universitaire depuis moins de 3 ans sont cordialement invités à soumettre leur  communication avant le 14 septembre 2015, à Madame Miléna Santoro, présidente de l’AIEQ et professeure à Georgetown University, à l’adresse courriel suivante: santorom@georgetown.edu.

Pour de plus amples informations, veuillez consulter le site de l’AIEQ (www.aieq.qc.ca, sous « Colloques de l’AIEQ »).

Pan Bouyoucas : portraits d’un romancier, dramaturge et traducteur

« Quiconque a le malheur d’immigrer une fois – une seule! – restera toujours métèque toute sa vie, et étranger partout, même dans son pays d’origine. C’est notre malédiction à nous, immigrants. » (Pan Bouyoucas, Une bataille d’Amérique)
L’œuvre de Pan Bouyoucas est indéniablement définie par la pluralité et par la diversité. Diversité culturelle d’abord, puisque l’auteur lui-même est né au Liban et habite au Canada depuis 1963, et certains de ses récits évoquent les origines grecques de ses parents. Diversité linguistique ensuite, puisque Bouyoucas est à la fois traducteur et un romancier qui publie tantôt en anglais, tantôt en français. Pluralité littéraire enfin, puisque l’œuvre littéraire de Bouyoucas compte 8 pièces de théâtre ainsi que 13 récits (11 romans, 1 recueil de nouvelles et 1 livre pour jeunesse) qui explorent différents genres et approches (polar, récits existentiels, récits de réalisme magique, récits surréalistes, etc.)
En début de carrière, Bouyoucas a mis l’accent sur l’analyse sociopolitique de la situation de l’immigrant au Québec, notamment dans la pièce From the Main to Mainstreet et dans le roman La Vengeance d’un père. Sans négliger la vision socio-critique, Bouyoucas se lance dans un questionnement philosophique des plus profonds. Son roman le plus récent Ari et la reine de l’orge (2014) est une fable qui examine les enjeux de la dynamique familiale, thème récurrent dans tous les ouvrages de Bouyoucas. Le récit existentialiste Cocorico (2011) utilise le motif du polar pour examiner les défis du vieillissement et de la recherche d’un sens à la vie. D’autres romans, tels qu’Anna pourquoi (2005) et Le Tatouage (2012) favorisent l’onirisme, la magie ou le merveilleux. Par contre, sa pièce Hypatie ou La Mémoire des hommes (2005) est « une messe à la mémoire » de la mathématicienne brillante mais peu connue du quatrième siècle.
Chez Bouyoucas, il s’agit donc d’une production qui se prête à des analyses portant sur de nombreux sujets d’une grande pertinence contemporaine : l’interculturel, la critique sociopolitique, les enjeux de la traduction, le jeu avec les genres littéraires, la dynamique familiale, le réalisme social et le réalisme magique, la question des origines et le choix de la langue, pour ne nommer que quelques pistes. Cependant, il existe peu d’articles critiques offrant des analyses des récits, des pièces ou des traductions de Bouyoucas, ou le situant dans le paysage littéraire canadien actuel.
Pour combler cette lacune, nous sollicitons des propositions d’articles pour un numéro spécial de Voix plurielles abordant les différentes facettes du travail de Pan Bouyoucas. Voix plurielles est une revue en ligne (accès libre) qui publie des textes portant sur la littérature et la culture francophones : http://brock.scholarsportal.info/journals/voixplurielles. Seuls les articles approuvés par le comité de lecture, composé d’universitaires, seront publiés.
Date limite d’envoi des propositions (500 mots) : le 15 décembre 2015.

Pour les propositions retenues, date limite d’envoi des articles (environ 15 pages) accompagnés d’un résumé de texte (100 à 200 mots) avec indication des mots clés : le 1er septembre  2016.

Responsables : Kirsty Bell kbell@mta.ca et Kathleen Kellett kkellett@arts.ryerson.ca

Le CIEF (Conseil international d’études francophones) lance l’appel à contributions pour son congrès 2016, qui aura lieu du 23 au 29 mai 2016 à Saly Portudal, au Sénégal. Veuillez consulter l’appel à contributions pour davantage d’informations.

Appel à contributions

Traduire le queer/la traduction queer dans les textes québécois et canadiens

Nicole Côté et Domenic A. Beneventi, Université de Sherbrooke

La théorie queer et la traductologie se croisent de plusieurs façons, parfois surprenantes, toujours productives : elles interrogent l’essentialisme des identités, des langues et textes, en particulier le statut de « l’original » et celui de la « copie ». Leur intérêt pour l’aspect ludique de la performativité s’exprime dans la manière dont les genres/sexes se traduisent dans les corps, dans les textes et les langues, les formes d’expression, les modes de représentation, leurs effets et leur réception. Mais leur entrecroisement permet aussi l’examen du pouvoir, tant de la subjectivation que de la sujétion qu’il crée – sa capacité à structurer mais aussi à opprimer. En effet, théorie queer et la traductologie remettent toutes deux en question bon nombre de présupposés : ceux du genre et de la sexualité, ceux de la langue, de la représentation et de la politique identitaire dans des contextes sociaux et historiques variés : situations coloniales et critique postcoloniale, racialisation et naissance des États-Nations, espaces multilingues, multiculturels de la ville en tant que sites de rencontres textuelles et corporelles. Luise von Flotow suggère que parce que les études queer rejettent les catégories essentialistes liées au binarisme des genres pour se concentrer sur le «performativement contingent», la question d‘une pratique/d’une méthodologie traductive queer a jusqu’ici été difficile à définir. Cela pourrait expliquer pourquoi, comme elle l’affirme, «la théorie queer n’a pas été particulièrement fructueuse en traduction»1 (notre traduction). Et pourtant, nous voudrions suggérer que la traductuctologie queer pourrait être le lieu d’un renouveau lorsqu’on associe les stratégies queer avec la déconstruction de régimes stables du langage et du sens que la traduction effectue par ses déplacements, en tenant compte des contingences et ambiguïtés de l’original et de la résistance qu’il offre, de l’implicitement discernable par opposition à l’explicitement lisible. Considérant d’anciens sens du terme queer – liés à l’étrange, au bizarre, à l’excentrique – ce qui se trouve à l’extérieur du normé, du naturalisé, et de l’hégémonique, nous aimerions examiner conjointement la traduction et le queer en tant que pratiques théoriques, textuelles, et corporelles qui conversent dans les zones de contact de la critique interdisciplinaire. Ainsi la traduction, comme le genre et la sexualité, a toujours été performative, non-essentialiste, politique et liée à un contexte, érigeant sa réflexion contre le désir durable de stabiliser les sens et les identités. Dans le but d’examiner les complexes interfaces entre corps, textualité et traduction, nous invitons à soumettre des articles en vue d’une anthologie qui examinera les intersections entre les textes et les sujets queer dans les littératures canadiennes et québécoises; des articles qui visent à décentrer l’acte de traduire, à resituer les pratiques, théories, et méthodologies de la traduction. Penser le queer et la traduction comme des formes de représentations corporelles ou textuelles mouvantes, comme autant de transformations, de resignifications, de transmissions, de ruptures et d’excentricité pourrait aider à analyser les textes queer et leur réception tant par les publics queer que non-queer; ainsi, si d’un côté de nouvelles représentations du corps et de la sexualité traduisent le queer, de l’autre, le queer associé à la traduction produit des effets doublement déstabilisants sur des formes de textualité et des méthodologies textuelles socialement codifiées, normalisées.

Cette anthologie examinera les intersections entre sujets et approches queer, et traductologie, méthodologie et pratiques traductives selon trois axes et un corpus canadien/québécois : une généalogie queer intersectionnelle des études traductologiques ; une traduction rendue queer par la pratique et le positionnement du traducteur, de la traductrice; une traduction du queer dans une perspective plus large qui rende compte des corps, des espaces, des communautés, des villes et des nations. C’est dans ce contexte que nous invitons les chercheurs en littérature québécoise et canadienne, en traductologie, ainsi qu’en études queer et en études de la sexualité à explorer les intersections entre le queer et la traduction. Voici une liste non exhaustive des sujets qui pourraient être abordés :

• discuter les intersections théoriques et méthodologiques entre théorie queer et traductologie;

• traduire le corps queer;

• traduire le queer et la ville;

• traduire des textes queer des Premières Nations;

• adapter le queer (films, théâtre, romans en image/graphic novels, science-fiction, opéras, performances);

• représenter le corps queer comme texte (travestisme/drag, tatouage, chirurgie);

• traduire l’histoire queer;

• traduire l’intersexualité, de la transsexualité, du transgenre, etc.;

• traduire de la classe, la race, l’ethnicité, la religion sous un angle queer;

• traduire l’ironie, le kitsch, le camp, ou d’autres textualités queer;

• traduire la matérialité queer;

• discuter les intersections entre la traduction, le queer et la matérialité;

• discuter de traductions littérales, métaphoriques et intersémiotiques du queer;

• traduire le queer dans des contextes hégémoniques ou minoritaires.
Veuillez faire parvenir votre proposition d’article (500 mots) en anglais* avec une bibliographie provisoire au plus tard le 1er octobre 2015 à :

Nicole Côté (Nicole.m.cote@Usherbrooke.ca) et

Domenico Beneventi (domenico.beneventi@Usherbrooke.ca)

* Nous demandons aux francophones ou allophones de nous faire parvenir leurs articles en anglais, les ouvrages bilingues ou plurilingues étant éliminés d’office étant données les restrictions imposées par les presses universitaires en raison de compressions dans le domaine de l’édition.

Date limite: 1 October, 2015

Transmissions et transgressions dans les littératures de l’Amérique francophone

Nous lançons un appel de contributions en vue d’un ouvrage collectif ayant pour titre Transmissions et transgressions dans les littératures de l’Amérique francophone qui sera publié par les Éditions Perce-Neige, dans le cadre de la collection « Archipel-Aplaqa ».

Descriptif

Les notions de transmission et de transgression constituent des sphères de réflexion d’une grande pertinence dans toute considération des littératures issues de l’Amérique francophone. Qu’elles soient québécoise, acadienne ou franco-canadienne, ces littératures, dans leurs trajectoires respectives, portent des traces de croyances, de traditions et de normes éthiques et esthétiques, auxquelles elles adhèrent dans une dynamique de continuitéou dont elles se distinguent, souvent avec passion et véhémence, au moyen de diverses formes et manifestations de subversion. Les termes de transmission et de transgression sont donc corrélatifs, saisissables à même une dialectique complexe où se tissent des relations et des modes d’être, d’agir et de faire, réunissant les intérêts, les besoins et les sensibilités d’une variété d’individus, de collectivités et de communautés, confrontés à l’ancien et au nouveau du fait même de cohabiter en Amérique du Nord.

Si on se fie aux enseignements de Paul Ricœur, de Dominique Viart, de Pierre Nora, d’Arlette Farge, de Régine Robin et de Fernand Dumont, entre autres philosophes et penseurs qui se sont penchés sur les concepts de mémoire, d’héritage, de legs et de testament, le concept de transmission renvoie à l’idée de concéder à autrui, aux descendants ou à la postérité, souvent en fonction de la doxa, des savoirs, des valeurs, des pratiques rituelles, des formes de langage, des histoires ou des biens. En revanche, à la lumière des écrits de chercheurs et créateurs tels Marcel Mauss, Roger Caillois, Michel Foucault, Pierre Bourdieu, Paul-Émile Borduas et Gaston Miron, pour ne nommer que ceux-là, la transgression, au sens éthique, moral ou critique, s’inscrit à l’encontre de la tradition, adopte des contours de la rupture et de la dénonciation, des gestes iconoclastes de refus et de révolte, voire des formes et des modalités d’expérimentation et d’invention qui réorientent l’ordonnance des mentalités, des savoirs et des conduites sociales.

Ce double thème interpelle tout particulièrement les littératures issues de l’Amérique francophone en raison de différents facteurs qui ont présidé à leur évolution et à leur dynamisme actuel. À cet égard, on pourrait citer les conditions adverses imposées par les contextes coloniaux, l’assujettissement, l’isolement, les déportations et la domination socio-économique qui caractérisent la francophonie nord-américaine à ses débuts. Plus près de nous, rappelons les nombreuses transformations entraînées par la Révolution tranquille, le Réveil acadien, le passage de l’illettrisme à l’éducation, la laïcisation des institutions, l’éclatement des structures familiales et sociales, l’émancipation de l’art et de la parole, sans évoquer des phénomènes plus globaux tels l’urbanisation, la démocratisation des institutions et l’immigration.

Dans leurs contributions respectives, nous invitons les auteurs à examiner les problématiques de la transmission et de la transgression soit de manière séparée, ou abordées en tant que dyade ou dialectique. Le traitement analytique du sujet pourrait recouvrir une extension large de notions dont les éléments suivants : constance ou brisure de traditions et de pratiques culturelles, héritages, filiations, discours intimes, récits de deuil, mémoires personnelles en partage, lacunaires ou (ré)inventées, archéologie du soi, correspondance, legs culturel, narrations de révolte et de subversion, configurations passionnelles et excessives, procédés littéraires transgressés, transmission de formes classiques ou créations esthétiques inédites, marginales, contre-culturelles, formes transgénériques, intermédialité, pactes de lecture redéfinis, réécritures, transmissions linguistiques, traditions orales, etc.

Les articles tiendront compte d’une ou de plusieurs de ces problématiques et démontreront que le retentissement des littératures québécoise, acadienne ou franco-canadienne de l’Amérique est largement redevable aux représentations et aux discours de la transmission et de la rupture.

Proposition d’article

Veuillez nous faire parvenir votre proposition d’article (maximum 250 mots) ainsi qu’une courte notice biographique incluant votre nom, votre affiliation et votre adresse courriel rédigés au traitement de texte (rtf) avant le 1er avril 2015 à l’adresse électronique suivante : Ouvrage.archipel@gmail.com

Rédaction et envoi de l’article

Les auteurs doivent nous faire parvenir leur article par voie électronique avant le 1eroctobre 2015. Rédigé au traitement de texte (rtf) à double interligne (maximum de 4 000 à 5 000 mots), l’article doit être inédit et respecter le protocole de rédaction de la revue Voix et Images (voir http://www.voixetimages.uqam.ca).

L’article doit être accompagné d’un résumé (150 mots) et d’une notice biobibliographique (100 à 150 mots).

Arbitrage des textes

Tous les textes seront arbitrés, c’est-à-dire soumis à un comité de lecture composé de spécialistes pour attester de leur recevabilité au regard des exigences du milieu universitaire.

L’ouvrage collectif Transmissions et transgressions dans les littératures de l’Amérique francophone sera publié par les Éditions Perce-Neige, dans le cadre de la collection « Archipel-Aplaqa ».

Responsables de la publication

Cécilia W. Francis, Université Saint-Thomas et Robert Viau, Université du Nouveau-Brunswick

url de référence
http://www.unb.ca/fredericton/arts/departments/french/aplaqa/archipel.html

NeMLA Call for Papers
46th Annual Northeast Modern Language Association Convention
Toronto, Ontario
April 30-May 3, 2015
Hosted by Ryerson University

Session Chair: Kathleen Kellett                                                Proposal ID: 15277

Session Title: La littérature franco-ontarienne et l’institution littéraire

La littérature franco-ontarienne: ses auteurs, ses éditeurs, ses lecteurs

La littérature franco-ontarienne ne cesse de s’épanouir surtout depuis les années 1970. Quels rôles jouent les éditeurs, les revues, les universités, les prix littéraires et la crittique dans son émergence? Comment des auteurs franco-ontariens tels que Daniel Poliquin, Marguerite Andersen, Hédi Bouraoui, Céline Forcier et Michel Ouellette représentent-ils l’écrivain et le milieu littéraire? Ce panel examinera l’institution littéraire et le milieu culturel de l’Ontario français afin de célébrer la richesse de cette littérature minoritaire.

Dans les années 1970, la littérature franco-ontarienne connaît un essor important grâce à l’ébullition culturelle auprès de la ville de Sudbury. Une institution littéraire et culturelle commence à se développer pour soutenir la production artistique de l’Ontario français, notamment avec la création de la Revue du Nouvel Ontario, le Théâtre du Nouvel-Ontario et la maison d’édition Prise de Parole. Avec l’épanouissement de la littérature franco-ontarienne, tout un appareil critique voit le jour avec des revues telles que Liaison, des maisons d’édition telles que Les Éditions David fondées par l’auteure Andrée Christensen, des colloques, des cours de littérature franco-ontarienne. En 1994, « the Trillium Award », créé en 1987, finit par inclure le Prix Trillium, destiné à couronner les meilleurs livres franco-ontariens de l’année. Plusieurs auteurs franco-ontariens traitent du rapport entre l’auteur et l’institution littéraire : que l’on pense à Daniel Poliquin avec son écrivain à gages Calvin Winter dans L’écureuil noir (1994), à Michel Ouellette avec son personnage romancier Pete Tremblay dans Corbeaux en exil (1992) à Marguerite Andersen dont l’autofiction Parallèles (2004) met en scène la Société des écrivain(e)s de Toronto, à Céline Forcier avec son roman satirique La Critique (2012).

Ce panel voudrait célébrer l’émergence de la littérature franco-ontarienne et son institution littéraire en invitant des propositions de communication qui traitent des sujets suivants :

-l’apport à la littérature franco-ontarienne des maisons d’édition, des revues, des universités, des associations d’auteur, et d’autres manifestations de l’institution littéraire;

-la représentation de l’écrivain, de l’éditeur, du lecteur et de la critique en littérature franco-ontarienne.

Pour soumettre des propositions de communication (250-300 mots), veuillez vous inscrire directement en accédant au site www.nemla.org. Vous pourrez y soumettre votre proposition de communication pour l’atelier La littérature franco-ontarienne et son institution littéraire (Numéro: 15277) sous la rubrique « French and Francophone literature ».

Revue canadienne des études sur l’incapacité

Appel à collaboration : « Handicap et cultures francophones »

Les militants pour les droits civils des personnes en situation de handicap et les experts en études sur l’incapacité affirment, depuis des années, que le handicap est une conséquence de l’interaction entre une déficience, « l’incapacité qui en découle et l’environnement physique, social et culturel », situation qui entraîne « une perte partielle d’autonomie et/ou des difficultés de pleine participation ». Cette nouvelle forme de comprendre le handicap, en tant que production culturelle et non comme une sorte de condition naturelle ou du destin à subir inéluctablement, aurait dû secouer le modèle social de la réussite et de la performance qui isole les personnes en situation de handicap et les traite comme des objets de soins. Il s’agit d’une conception de l’humain et de son être dans le monde qui devrait produire de nouvelles relations culturelles, des relations inclusives, compréhensives, ouvertes. Pourtant, dans la vie quotidienne, d’une manière générale, ces changements se font attendre et les transformations qui commencent à prendre place varient en raison des contextes socioculturels. Le handicap étant justement le produit des interactions entre les individus et leurs environnements physiques et culturels, il importe de se pencher sur la spécificité des cultures par rapport au handicap.

Ce numéro spécial vise à interroger les rapports entre les personnes en situation de handicap et leur entourage culturel francophone. Aussi sollicitons-nous des articles qui portent sur les sujets suivants, mais qui ne s’y limitent pas obligatoirement :

Comment sont perçues et développées les études sur l’incapacité dans le monde francophone ?
En ce qui concerne par exemple les relations entre le Québec, le Canada d’expression française et le reste du Canada, quelles sont les dynamiques, les enjeux, les perspectives dans les études sur l’incapacité ?
Comment comprenons-nous (dans les cultures francophones) et comment devrions-nous comprendre les problématiques des études sur l’incapacité ?
Pourrait-on penser qu’il y aurait des caractéristiques distinctives de certaines cultures francophones qui impacterait d’une forme spécifique le quotidien des personnes en situation de handicap ? ;
Y aurait-il des différences ou des spécificités selon les impacts des héritages coloniaux dans les différentes régions ? ;
Du point de vue du postcolonialisme, comment est vécu cet héritage dans les différents pays de la francophonie en relation aux personnes en situation de handicap ?
Serait-il permis d’établir des similitudes ou des différences d’après les rencontres culturelles spécifiques à chaque région qui impacteraient d’une certaine manière la vie des personnes en situation de handicap ?
Quelles sont les conséquences pratiques pour les personnes en situation de handicap de différents types de lois ? On peut penser par exemple à l’héritage du Code Napoléon par rapport à d’autres systèmes légaux ;
Les différents héritages religieux (protestantisme, catholicisme, syncrétismes religieux), impactent-ils de manière particulière les conceptions et la compréhension du handicap ?
Est-ce que ces différents héritages religieux produisent des impacts spécifiques sur les politiques, les lois, les discours sociaux concernant le handicap?
Les problèmes liés à la langue :
Quelles sont les politiques linguistiques des différents pays en relation au handicap ?
Quelles divergences et quelles convergences repère-t-on dans le choix des expressions et du vocabulaire selon les différents pays ou régions de la francophonie ? ;
Les défis de la traduction dans les études sur l’incapacité ou la production des documents officiels, éducatifs, légaux, etc. ;
L’impact de la culture régionale dans le choix du vocabulaire et des expressions (par exemple le Québec versus l’Europe) ;
Les francophones en situation minoritaire et les services gouvernementaux : quels défis, quelles solutions, quelles réponses, quelles attitudes de la part des protagonistes ?

Les propositions d’articles (250-300 mots), comportant nom, prénom, affiliation(s) institutionnelle(s) et coordonnées électroniques des auteurs, sont à envoyer au plus tard le 15 mars 2015 aux adresses suivantes : Jay Dolmage : dolmage@uwaterloo.ca et Maria Fernanda Arentsen : marentsen@ustboniface.ca. Les collègues qui ne peuvent pas soumettre les articles en français peuvent proposer une version en anglais. Nous ferons de notre mieux pour trouver le moyen de les faire traduire, mais nous ne pouvons pas le garantir.

Principales échéances :
– 15 mars 2015 : date limite pour la réception des propositions d’articles.
– 15 mai 2015 : notification de la liste des propositions acceptées.
– 15 janvier 2016 : date limite pour la réception des articles. Les articles devraient compter entre 6000 et 7000 mots. Nous enverrons le format demandé au moment de la notification des acceptations.

Les collègues désireux de participer à cette publication sont priés d’envoyer un résumé en français ou en anglais, accompagné d’une notice bio-bibliographique au plus tard le 15 mars 2015.

Appel de communication – Paroles et regards de femmes en Acadie. D’hier à aujourd’hui

Un appel de communication est lancé pour le colloque pluridisciplinaire « Paroles et regards de femmes en Acadie. D’hier à aujourd’hui », qui aura lieu à l’Université Sainte-Anne, Pointe-de-l’Église, du 5 au 7 novembre 2015.

Ce colloque vise à réfléchir sur la place qu’occupe la parole des femmes dans l’espace socioculturel acadien d’hier à aujourd’hui. Nous proposons d’étudier l’apport des femmes, sous toutes ses formes, à la construction d’une parole plus largement acadienne. Si les noms d’Antonine Maillet, Marguerite Maillet et Mathilda Blanchard, pour ne nommer que celles-ci, viennent à l’esprit lorsqu’il s’agit de nommer des femmes qui ont grandement contribué à la construction et à la reconnaissance de l’Acadie telle qu’elle se définit aujourd’hui, la place de ces femmes dans le discours institutionnel paraît souvent marginale et est rarement présentée dans une perspective féministe, si ce n’est que de manière ponctuelle. Ainsi, parmi les grands champs d’investigation qui retiennent l’attention dans les études acadiennes, l’histoire des femmes semble occuper une place bien secondaire au profit d’un discours essentiellement préoccupé par la légitimation d’un espace collectif, communautaire et social proprement acadien.

Le colloque s’intéressera donc à la place qu’occupent les femmes dans les différentes sphères d’activités acadiennes, aux rôles qu’elles jouent dans la reconnaissance des droits sociaux, culturels et linguistique des Acadiens et des Acadiennes ainsi qu’à la mise en place et à l’évolution d’un discours féministe en Acadie. Comme il s’agit d’un colloque pluridisciplinaire, nous cherchons des interventions provenant des différents domaines de recherche des sciences humaines et des études françaises (histoire, littérature, linguistique, sociologie, sciences politiques, anthropologie, sciences de l’éducation, etc.).

Parmi les multiples pistes de réflexions possibles, on notera, à titre indicatif, les suivantes :

  • l’impact du discours religieux sur la condition féminine en Acadie ;
  • le mouvement féministe en Acadie, histoire et apport ;
  • l’écriture des femmes dans le corpus littéraire acadien ;
  • la contribution des femmes au discours identitaire acadien ;
  • le rôle de la parole et du regard des femmes dans la constitution d’un discours nationaliste acadien ;
  • les Acadiennes et le pouvoir économique ;
  • les Acadiennes et la politique ;
  • les enjeux de la diaspora acadienne chez les femmes ;
  • la comparaison de l’espace social acadien des femmes avec celui de l’ensemble de la francophonie canadienne, de l’Amérique ou de l’Occident ;
  • la place des femmes dans les études acadiennes.

Conférencières

  • Monika Boehringer, Mount Allison University
  • Phyllis LeBlanc, Université de Moncton

Comité organisateur

  • Jimmy Thibeault, professeur adjoint, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en études acadiennes et francophones, Département des études françaises, Université Sainte-Anne
  • Micheline Laliberté, professeure agrégée, Département des sciences humaines, Université Sainte-Anne
  • Michael Poplyansky, professeur adjoint, Département des sciences humaines, Université Sainte-Anne
  • Chantal White, professeure adjointe, Département des études françaises, Université Sainte-Anne
  • Stéphanie St-Pierre, doctorante, Département d’histoire, Université de Montréal

Nous vous invitons à soumettre des propositions de communication portant sur l’un ou plusieurs de ces sujets ou sur tout autre aspect relié à la thématique générale du colloque « Paroles et regards de femmes en Acadie. D’hier à aujourd’hui ». La date limite pour soumettre une proposition de communication (200-250 mots), avec un titre provisoire, vos coordonnées et votre affiliation institutionnelle, est le 15 janvier. Les propositions peuvent être adressées à Elaine LeBlanc par courriel : Elaine.LeBlanc@usainteanne.ca

Identités, pratiques et théories
Humanité numériques 2015 
11 au 13 août 2015, Montréal

Cliquez ici pour l’appel de textes officiel.

Conférenciers pléniers: Milad Doueih (Paris-Sorbonne), Jean-Guy Meunier (Université du Québec à Montréal) et Claudine Moulin (Université de Trèves)

Avec le changement des supports, des modalités de publication, des mécanismes de visibilité, d’accessibilité à l’information et de circulation des contenus, c’est l’ensemble de notre rapport au savoir qui se trouve remis en question. Notre colloque sera un lieu de discussion sur une recherche qui puisse structurer le développement d’une théorie et d’une pensée du numérique mais aussi l’implémentation de nouveaux outils de recherche, d’édition, de diffusion, d’encodage, de forage, de curation ou encore de visualisation et de représentations de données (textuelles, sonores, visuelles, etc.) conçus par et pour les sciences humaines et sociales. Nous sollicitons des propositions de communication en français portant sur des travaux en cours ou sur des travaux achevés. Les sujets abordés pourront inclure les thèmes suivants :

  • éditions électroniques ;
  • transformation des publications savantes scientifiques ;
  • système d’information géographique ;
  • humanisme numérique ;
  • nouveaux médias ;
  • création artistique ;
  • sociologie du numérique ;
  • musique et informatique ;
  • politique de l’accès libre ;
  • fouille de texte ;
  • numérisation ;
  • sciences de l’information ;
  • visualisation et interfaces ;
  • réalité augmentée ;
  • muséologie numérique ;
  • numérique et images en histoire de l’art ;
  • linguistique et traduction informatique ;
  • nouvelles formes d’éditorialisation ;
  • nouveaux espaces d’enseignement (MOOCs et SPOCs) ;
  • réseaux sociaux ;
  • études environnementales numériques ;
  • cyberinfrastructures ;
  • jeux vidéos.

Les propositions (de chercheurs établis ainsi que d’étudiants des cycles supérieurs) seront reçues jusqu’au 25 octobre via un formulaire en ligne. (Les résultats seront communiqués avant la fin novembre.) Certains étudiants pourront bénéficier d’une aide financière (il suffit de remplir la case prévue à cet effet dans le formulaire).

Il y a aussi possibilité d’organiser une séance thématique de trois communications. Chaque communication est soumise par le même formulaire en ligne mais il y a une case pour indiquer le titre de la séance.

Il est à noter que des ateliers de formation et un Hackfest auront lieu durant la journée du lundi 10 août avant le début du colloque. Des renseignements supplémentaires sur les ateliers seront disponibles sur le site web du colloque au courant de l’automne.

Les œuvres et les chroniques littéraires en français dans les journaux des communautés francophones nord-américaines en situation minoritaire, du XIXe

Atelier du prochain congrès de l’APFUCC (Université d’Ottawa, 31 mai-3 juin 2015)

Les journaux servirent pendant longtemps de principaux moyens d’expression culturelle en français aux communautés acadiennes, franco-canadiennes et franco-américaines. Maints journalistes s’adonnèrent à la critique littéraire et contribuèrent à populariser des écrivains publiés en feuilletons, des traducteurs et des conférenciers d’expression française en dehors de la France et du Québec. Quelques-uns s’engagèrent en outre dans les luttes en faveur de l’usage du français dans les écoles publiques de milieux majoritairement anglophones. Des essais de synthèse pourraient suivre la tendance de ces passeurs culturels à concilier presse et littérature sous forme de chroniques, de rubriques poétiques, de coins des jeunes et de romans-feuilletons adaptés plus ou moins délibérément à leur situation minoritaire, et aider à la reconstitution non seulement des circuits de diffusion journalistiques, mais également du réseau institutionnel tissé par ces journalistes, de concert avec des organisations nationales. Cette approche transversale des journaux francophones en milieu minoritaire nord-américain contribuerait également à l’analyse de la presse en tant que « véritable territoire national » (Anne-Marie Thiesse), lorsque le désir d’une littérature nationale s’accompagne du rêve ou de la mémoire d’une nation sans souveraineté étatique réelle comme l’Acadie ou le Canada français. L’évolution de la perception culturelle des minorités concernées pourrait se mesurer aux valeurs artistiques et morales défendues par les journalistes dans leurs chroniques littéraires, qui tiennent à la fois de la critique et du discours identitaire. Leur apport en milieu francophone minoritaire pourrait également être situé en regard des discours sur ces minorités tenus respectivement par des journalistes en situation majoritaire.

Toute personne intéressée à participer à cet atelier est priée d’envoyer avant le 15 décembre 2014 aux deux responsables de cet événement une proposition de communication de 250 mots sans note ni bibliographie, accompagnée de son nom, de celui de son université ou de son collège, de son adresse et du titre de la
communication proposée. Les responsables de l’atelier donneront une réponse avant le 15 janvier 2015. Pour plus de renseignements sur le congrès d’Ottawa, prière de consulter le site de l’APFUCC (http://www.utm.utoronto.ca/~micheluc/congress/2015/index.htm).

Responsables de l’atelier : Michelle Keller (Michelle.Keller@umanitoba.ca), Université du Manitoba, et Dominique Laporte (Dominique.Laporte@umanitoba.ca), Université du Manitoba.

Teaching Canada – Enseigner le Canada
Marburg, Allemagne, 25-27 Juin 2015

Du 25 au 27 juin 2015, le Centre d’études canadiennes de Marburg, un centre de recherche interdisciplinaire à l’université de Marburg, organisera un symposium international sur le Canada comme sujet de l’enseignement aux niveaux des lycées et universités.

Nous sollicitons des propositions de communication de 30 minutes concernant les aspects variés du thème « Teaching Canada – Enseigner le Canada”. Nous attendons des contributions de professeurs du niveau secondaire et du niveau universitaire ainsi que des étudiants intéressés. Les langues du symposium seront le français et l’anglais.

Les propositions de conférence doivent se limiter à 250 mots. Elles doivent être accompagnées d’une courte biographie (100 mots) et soumises à kanada@staff.uni-marburg.de avant le 30 novembre 2014.

Voir l’appel à communications ici.