Déclaration

L’ALCQ est endeuillée par la découverte des restes de 215 enfants dans une fosse commune du pensionnat autochtone de Kamloops, qui viennent s’ajouter aux innombrables victimes qui ont péri dans les pensionnats partout au pays dans le cadre du génocide contre les peuples autochtones. Nous reconnaissons ici que le mal fait par les pensionnats est toujours en cours au Canada. Nous appelons le gouvernement à immédiatement financer dans son intégralité la mise en œuvre des appels à l’action 71 à 76 de la Commission de vérité et réconciliation relatifs aux enfants disparus et à leur lieu d’inhumation dans les pensionnats canadiens. L’ALCQ a fait un don pour honorer les victimes des pensionnats à la Indian Residential School Survivors Society.

Lauréat.e.s du prix Gabrielle-Roy 2020

L’Association des littératures canadienne et québécoise (ALCQ) est heureuse d’annoncer que les lauréat-e-s du Prix Gabrielle-Roy 2020 (section francophone), lequel récompense chaque année le meilleur ouvrage de critique littéraire écrit en français portant sur la littérature canadienne en contexte minoritaire et/ou québécoise, sont Guy Poirier, Élise Lepage et Tara Collington pour l’ouvrage collectif Le défi de la fragilité. Autour des essais de François Paré (Les Éditions David). Le jury a été formé d’Émir Delic (Université Sainte-Anne), Julien Lefort-Favreau (Queen’s University) et Eftihia Mihelakis (Brandon University).

Cet ouvrage est manifestement le fruit
d’un travail remarquable et d’une sensibilité se déployant
dans une constellation de voix et de visages sans jamais que
ce travail n’en sacrifie la richesse et la complexité de l’apport
de François Paré à la littérature et à la vie littéraire. Les
membres du jury tenaient à se prononcer, par ailleurs, sur la
qualité exceptionnelle du travail éditorial lequel s’est
démarqué par son souci à la forme et au contenu, autant par
son « écologie du souvenir » que par « l’espoir d’une
renaissance des possibles. » Cet accompagnement critique,
affectif et vigilent, saura contribuer à l’enrichissement et au
rayonnement d’un oeuvre grâce à la pluralité de ses
approches interprétatives dont la portée dévoile de quelle
manière la littérature invite à travailler les voix minoritaires
en français dans un geste qui embrasse la vulnérabilité esthétique et politique comme une
forme approfondie de la mémoire tout en jetant la lumière sur les processus de
« dépossession par lesquel[s] les petites cultures se voient excluent du savoir. »

Récipient du Prix Barbara-Godard 2021

L’ALCQ a le plaisir d’annoncer que le prix Barbara-Godard 2021 a été remis à Marta Croll-Baehre pour sa communication « ‘Imitation of Empire Cuisine’: An Auto-ethnographic Exploration of the Canadian Artisanal Menu in Conversation with Fred Wah’s Diamond Grill »

Marta fait ses études doctorales dans le programme d’anglais et des études culturelles à l’université McMaster. Inspirée des questions que Sara Ahmed pose dans Strange Encounters, la communication compare l’expérience culinaire de l’auteur dans le cadre de la cuisine canadienne innovatrice de l’Aberdeen Tavern, un restaurant d’occasions particulières à Hamilton, Ontario, à une sélection de descriptions de la préparation et la consommation culinaire dans Diamond Grill (1996), le mémoire semi-fictif de Fred Wah. Le jury a discerné dans cette communication une approche innovatrice mariant l’analyse littéraire aux études culturelles, soutenue par une discussion méthodologique détaillée et nuancée, ainsi qu’une intégration efficace de cadres théoriques pertinents.


Programme colloque annuel de l’ALCQ

Le colloque de cette année est du 29 au 31 mai et sera gratuit et accessible à tous nos membres. Le programme provisoire est maintenant disponible ici. Un programme avec les liens virtuels sera envoyé par courriel plus tard.

Retrait du Congrès 2021 en soutien à la Black Canadian Studies Association

En vertu de son mandat bilingue, l’Association des Littératures Canadienne et Québécoise est fondée sur l’établissement de liens entre une diversité de perspectives et d’expériences culturelles. Eu égard à cet idéal et aux inquiétudes soulevées par la Black Canadian Studies Association, le Conseil exécutif de l’ALCQ estime que le Congrès 2021 n’est pas en mesure de fournir l’espace inclusif que nous tentons toujours d’offrir à nos membres. Le Conseil exécutif a ainsi pris la décision de retirer sa participation au Congrès 2021 et de tenir cette année son colloque de manière indépendante dans un format virtuel.

Bien que conscients des mesures prises par la Fédération pour répondre aux problèmes soulevés, nous prenons la décision de nous retirer du Congrès 2021 en soutien envers nos collègues de la Black Canadian Studies Association dont les voix ont attiré notre attention sur le racisme et l’exclusion dont nos collègues ont été les victimes, et qu’il nous faut dès à présent mieux confronter et tenter d’éliminer. Notre décision vise également à soutenir d’autres associations, lesquelles, tout comme la BCSA, ont pris la décision difficile de se retirer du congrès cette année. L’ALCQ considère habituellement le Congrès comme un lieu important d’échange d’idées et de créations de liens. Or, en l’absence d’autant de voix, le Conseil exécutif estime que le Congrès ne pourra pas offrir cet idéal cette année. Qui plus est, nous reconnaissons qu’il y a du travail à faire pour nous assurer que le Congrès constitue un espace inclusif et sûr à l’avenir, et qu’il nous faudra nous engager à prendre les mesures qui s’imposent.

En votant la tenue d’un colloque virtuel indépendant pour 2021, le Conseil exécutif de l’ALCQ cherche non seulement à donner appui à celles et ceux d’entre vous qui ont déjà commencé la préparation de vos communications, mais aussi à inclure des participant.e.s qui seraient autrement absent.e.s. En tenant un colloque indépendant, l’ALCQ s’engage également à honorer la promesse faite par la Fédération d’offrir des passes gratuits pour celles et ceux qui s’identifient comme Noir.e.s ou Autochtones.

Le Conseil a commencé à réfléchir à des façons dont nous pouvons amorcer ces changements, mais nous reconnaissons également qu’un travail de fond au sein de notre association est nécessaire. Dans cette optique, nous proposons deux points de départ. Premièrement, nous avons ajouté au programme une séance dans laquelle nous invitons toutes et tous nos membres à contribuer à une discussion sur la décolonisation et l’antiracisme dans le monde universitaire. Ensuite, lors de l’assemblée générale annuelle 2021, nous souhaitons entamer une discussion avec nos membres sur les mesures que nous pourrons mettre en œuvre sur le long terme dans le but de faire de notre association un espace plus équitable, inclusif et divers.

Dans les semaines à venir, nous publierons le programme du colloque et vous fournirons des détails sur le format virtuel et l’inscription.

Pierre-Yves Mocquais, conférencier plénier francophone ACQL 2021

Pierre-Yves Mocquais, conférencier plénier francophone ACQL 2021

L’ALCQ a le plaisir d’annoncer que Pierre-Yves Mocquais, professeur titulaire et doyen du Campus Saint-Jean de l’Université de l’Alberta, donnera une conférence plénière lors du colloque annuel au Congrès 2021.

Pierre-Yves Mocquais est professeur titulaire et doyen du Campus Saint-Jean de l’Université de l’Alberta. Il est co-président de l’Association des Collèges et Universités de la Francophonie Canadienne (ACUFC) et du Consortium National de Formation en Santé (CNFS). À l’université de Regina, il a été directeur du département de français, fondateur et directeur du Centre canadien de recherche sur les francophonies minoritaires et du Canadian Institute for Peace, Justice and Security et vice-doyen à l’enseignement et à la recherche. À l’Université de Calgary, il a été doyen de la faculté des humanités, doyen fondateur du Language Research Center et président de l’Alliance française de Calgary. Ses recherches ont porté sur la génétique textuelle et l’œuvre de l’écrivain québécois Hubert Aquin, notamment à travers l’ouvrage Hubert Aquin ou la quête interrompue et une édition critique du roman Neige Noire. Plus récemment, ses recherches se sont concentrées sur la francophonie canadienne, la littérature du Québec et du Canada français, la francophonie en contexte linguistique minoritaire, la culture francophone des Prairies, les récits et textes de mémoire et les questions d’identité francophone en milieu minoritaire et de survivances culturelles. Il a été l’éditeur de plusieurs volumes collectifs sur la Francophonie de l’Ouest canadien, notamment Langages et écritures de l’exil. L’ouest canadien, terre d’asile, terre d’exil, publié en 2018 aux Presses de l’Université Laval.

Appel à contributions (Rappel)

La date limite du 31 octobre pour les propositions de séances organisées par nos membres arrive à grand pas ! Veuillez trouver ci-dessous l’appel à contributions pour le colloque 2021 de l’ALCQ. Nous vous enverrons une annonce début novembre au sujet de la nature (en personne / hybride / à distance) du colloque.

Appel à contributions

La lauréate du Prix-Gabrielle Roy 2019 (section francophone)

L’Association des littératures canadienne et québécoise (ALCQ) est heureuse d’annoncer que la lauréate du Prix Gabrielle-Roy 2019 (section francophone), lequel récompense chaque année le meilleur ouvrage de critique littéraire écrit en français portant sur les littératures canadienne et/ou québécoise, est Marie-Andrée Lamontagne pour Anne Hébert, vivre pour écrire (Les Éditions du Boréal). Le jury a été formé de Daniel Laforest (The University of Alberta), Julien Lefort-Favreau (Queen’s University) et Eftihia Mihelakis (Brandon University). La remise du Prix est prévue lors du prochain Congrès des sciences humaines lequel aura lieu à la University of Alberta, à Edmonton, au printemps 2021.

À l’unanimité, le jury s’est prononcé en faveur du livre, Anne Hébert, vivre pour écrire de Marie-Andrée Lamontagne. L’autrice a fait montre d’une érudition qui dépasse la vie d’Anne Hébert. Si cet ouvrage réussit à dresser le portrait familial de cette dernière, de ses amitiés (notamment celles de Monique Bosco et Jeanne Lapointe), des conditions d’exercice de son métier, de la géographie plurielle de son parcours, c’est aussi de toute la vie culturelle qu’il parvient à restituer. Lamontagne jette la lumière sur des réseaux féminins dans lesquels Hébert s’inscrit et qui sont trop peu souvent considérés dans le champ des études littéraires du Québec. Cette biographie contribue donc à l’institutionnalisation d’Anne Hébert, comme l’ont fait avant elle François Ricard sur Gabrielle Roy, Michel Biron sur Saint-Denys Garneau et Pierre Nepveu sur Gaston Miron. Le jury tenait par ailleurs à souligner que cette entreprise avait été réalisée hors de l’université et des infrastructures qui permettent habituellement de mener une quantité aussi importante d’entretiens et de faire des recherches en archives.

Le jury du Prix tient à féliciter Lucie Hotte et Johanne Melançon pour l’ouvrage collectif Robert Dickson. Écrire en temps de paix relative, paru aux Éditions Prise de parole. Hotte et Melançon proposent une lecture pluridimensionnelle de l’œuvre de Robert Dickson et du rare parcours d’un anglophone qui a su non seulement s’intégrer au sein de la communauté franco-ontarienne de Sudbury, mais également s’y investir pour aller à la rencontre de l’Autre sous toutes ses formes. En dépliant les multiples visages d’une figure de proue dans le champ culturel franco-ontarien, les auteurs et autrices de l’ouvrage ont su montrer, autant grâce à la qualité de l’écriture qu’à la richesse de leur matériau de recherche, comment l’œuvre de Dickson témoigne d’un engagement poétique, éthique et social.

Le jury tenait également à féliciter Pamela V. Sing et Jimmy Thibeault pour l’ouvrage collectif Marguerite-A. Primeau, première femme de lettres du Far Ouest canadien, paru aux Éditions David. Sing et Thibeault révèlent la portée autant de Marguerite-A. Primeau que de son œuvre dans l’histoire de la francophonie de l’Ouest canadien. L’ouvrage dresse aussi les enjeux vécus par une femme de lettres bilingue et bi-culturelle qui a traversé tout le 20e siècle ainsi que des rapports complexes entre les francophones en contexte minoritaire et les structures hégémoniques liées à l’identité (ici de la langue et du genre).

Renseignements :

Eftihia Mihelakis

Présidente du jury (section francophone), ALCQ/ACQL

MihelakisE@brandonu.ca